La Mind-map en PACES.

La mind-map constitue un outil extrêmement efficace quand vous apprenez un cours. Elle permet l’extraction et la mémorisation des informations contenues dans n’importe quel cours. En plus, il s’agit d’une méthode amusante, créative et logique pour prendre des notes en cours mais aussi réciter un cours car cette méthode vous permet littéralement de « cartographier » votre réflexion sur un cours.

 

L’utilité d’une mind map ?

L’élaboration d’une mind-map permet de transformer une longue liste de données rébarbatives (les différents groupes musculaires et muscles constituant l’articulation de l’épaule, liste d’éléments en cyto, …) en un diagramme attrayant, coloré, logique et hautement structuré, en harmonie avec le fonctionnement naturel du cerveau.

La carte peut être dessinée en utilisant simplement une feuille de papier et des crayons de couleurs.

Organisation des idées

Une mind-map se construit comme suit : avec au centre le thème ou sujet de la mind-map en image et en mots, par exemple :

–       Le thème principal abordé par le professeur ce matin ;

–       Une sous-partie du poly de votre cours ;

–       Le chapitre sur le membre supérieur en anatomie par exemple…

Depuis ce centre, des branches en couleur irradient dans toutes les directions en portant les idées principales sous forme de dessins et de mots-clés. Ces branches irradient à leur tour vers des idées secondaires, en image et mot-clé, etc.

Quand l’utiliser ?

La mind-map, que l’on appelle aussi carte heuristique, a de nombreuses applications potentielles quand vous étudiez. Ses possibilités incluent :

  • La prise de notes ;
  • La remise en forme de ces notes après un cours ;
  • La récitation d’un cours par l’épreuve de la feuille blanche ;
  • L’aide au résumé et la révision rapide d’un cours ;
  • L’identification de mots clés ;
  • La visualisation d’organisation d’un ou plusieurs cours ;
  • L’aide à l’apprentissage mnémotechnique par l’association d’idées et par la mémoire visuelle et spatiale.

Avec cette méthode, vous créez, organisez et concevez mieux ou davantage, plus vite et plus facilement, les informations d’un cours dans votre mémoire. La maîtrise d’un cours vous est assurée par la coexistence de la vue d’ensemble et des détails !

Chaque hémisphère du cerveau possède des capacités dominantes. Or notre éducation et notre culture privilégient fortement le développement et l’expression des facultés de notre cerveau gauche, considérant celles du cerveau droit comme réserver aux artistes et aux enfants.

Pratiquer le mind-mapping, c’est exploiter harmonieusement les facultés de vos deux hémisphères et favoriser l’associations des informations.

 

7 règles pour construire une mind-map

 

Le matériel

Le matériel est choisi pour sa qualité et le plaisir qu’il procure à son utilisation.

Aimer son matériel est d’une importance considérable pour un artisan. Il en est de même pour vous quand vous concevez une mind-map. Vous avez tous des stylos ou des crayons qui vous donnent plus envie d’écrire que d’autres.

Papier, cahiers, classeur, crayons, feutres … tous doivent être de qualité pour que vous ayez toujours envie de créer une mind-map.

 

Mode paysage

Il s’agit ici de ne pas contrarier le fonctionnement naturel de votre cerveau. La feuille de papier sera donc orientée dans le sens panoramique (ou paysage), car on a une vision plus large que haute. Les écrans de cinéma, de télévision et d’ordinateur ont adopté depuis longtemps ce format.

La feuille utilisée sera de préférence sans lignes et sans carreaux. Pour que cette méthode soit efficace il faut partir d’un support le plus neutre possible pour ne pas influencer la création des idées.

Le format peut être du A4 comme du A3.

 

De la couleur

L’objectif de l’utilisation de la couleur dans votre mind-map est triple :

  • Elle permet d’homogénéiser les informations en leur donnant une teinte identique.
  • Elle permet aussi de différencier les informations entre elles par une couleur différente.
  • Et enfin, elle stimule la mémorisation des informations par l’association des idées avec les couleurs.

 

Le centre

Le centre de la mind-map est beaucoup plus qu’un simple titre informatif. Il doit être vivant et parler au ‘’cerveau droit’’, l’hémisphère de l’imagination, de la création … c’est la raison pour laquelle :

  • Il doit être ouvert. Il ne doit pas être enfermé dans un cercle ou un encadré.
  • Ajoutez une image plutôt qu’un mot. Cette image doit représenter le thème de la carte, et doit vous inspirer et permettre de vous projeter.
  • Pour des raisons pratiques, le cœur de votre mind-map doit être bien au centre de la feuille pour que les branches puissent être ramifiées tout autour de façon équilibrée. Pour un format A4, il doit mesurer à peu près 5cm x 5 cm.

 

Les ramifications

Les branches qui irradient du thème doivent former des ramifications comme celles d’un arbre car des flèches ou des lignes évoqueront instantanément une conduite à tenir ou une procédure.

Ramifier une mind-map permet le cheminement des idées, plus les idées et informations se suivent, plus vous avancez. La carte se créer à force de tâtonnement car vous ne savez pas encore ce que vous allez trouver, vous procéderez ainsi par essai, erreur et réajustement.

 

Choisir les mots

Tout d’abord, une branche = un seul mot. Pourquoi ? Parce qu’un seul mot permet de ne pas nous enfermer dans quelque chose de définitif comme avec une phrase par exemple. Un bonne mind-map, c’est quelque chose d’expansif et non de fermé.

Cependant, il peut être intéressant de prendre une phrase dans sa totalité. Dans ce cas, donnez à la phrase un caractère homogène et transformez-la en matériau en l’entourant d’une bulle, ou bien d’un rectangle s’il s’agit d’une formule de biophy par exemple.

Votre écriture doit être très lisible. Vous pouvez très bien utiliser des polices de différentes tailles. Un simple regard doit vous permettre de vous repérer facilement dans la map.

 

Choisir les pictogrammes

Ils doivent être simples et évocateurs. Pas besoin de posséder des talents de dessinateur pour faire une bonne mind-map.

Il vous faut bien comprendre l’utilité d’un pictogramme. Le principe de la méthode, qui est l’association d’idées, repose en grande partie dans ces fameux pictogrammes. Ce n’est pas pour rien que l’on dit souvent qu’une image vaut mille mots.

Ces pictos ne représentent pas l’information, ils permettent d’accéder aux informations que vous avez en mémoire. Un peu comme pour un ordinateur, vous savez tout de suite repérer le picto d’un logiciel. Il vous permet d’accéder au fichier, mais lui même n’est pas le contenu.

Les pictogrammes dans une mind-map ont donc plusieurs utilités :

  • Ils vous font gagner beaucoup de place par leur pouvoir évocateur.
  • Ils permettent un repérage rapide de l’information.
  • Mais surtout, ils stimulent votre mémoire grâce au principe de l’association d’idées.

 

Intérêts des mind-maps à main levée

Il existe de nombreux logiciel et applications pour la création de mind-map. Pour moi, ces applis sont à proscrire. Trop souvent basique, elles enferment votre esprit et imagination sur un schéma structuré et dicté par le logiciel. Rappelez-vous, une bonne mind-map doit être le fruit de votre imagination, et surtout pas d’une quelconque aide externe !

 

Pour résumer, voici une petite carte qui montre les différentes règles et étapes, évoqués ci-dessus, pour l’élaboration d’une mind-map efficace :

mind map du mind mapping

 

Tristan

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Méthode des Q/R ou cartes mémoires.

La méthode de Leitner se base sur les cartes mémoire, que j’appelle aussi, la méthode des Questions/Réponses, qui se présentent généralement sous la forme de feuilles cartonnées avec, au recto, une question sur l’information à apprendre et, au verso, l’information proprement dite.

 

Principe de la méthode

En appliquant cette méthode à vos cours, cela revient à vous poser des questions sur le contenu que vous cherchez à apprendre, à la manière d’un QCM au recto du carton et de sa réponse (l’information que vous voulez mémoriser) au verso.

Cette méthode est très efficace car, un peu comme le jeu Trivial Poursuit, elle permet de s’auto-évaluer de manière ludique, sous la forme de questions.

 

Space-Learning

Dans le système de Leitner, les cartes mémoire sont rangées dans trois ou cinq boîtes différentes, par ordre croissant de connaissance. Dans la première boîte, on met donc les cartes que l’on vient d’apprendre et que l’on ne connaît pas très bien et dans la dernière, celles dont on se souvient parfaitement. Ce système utilisant la répétition espacée, on va donc réviser très fréquemment (tous les jours) les cartes de la première boîte, moins celles de la deuxième (tous les 4 jours) et ainsi de suite (la 3ème boite tous les 10 jours, la 4ème tous les mois, la 5ème tous les 6 mois)

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A chaque révision, si on reconnaît avec succès la carte, on la fait passer dans la boîte suivante. Si ce n’est pas le cas, on la remet dans la première boîte ou dans la boîte précédente.

En fin de compte, le but est bien entendu de faire passer toutes les cartes dans la dernière boîte et de faire en sorte qu’elles y restent. Au bout de plusieurs répétitions de plus en plus espacées, les informations finissent par passer dans la mémoire à long terme.

 

Ajout d’un barème de point

Cette méthode peut même devenir encore plus ludique si vous ajoutez à cela des points pour chaque question. Vous aurez alors la possibilité d’avoir une note totale que vous pourrez reporter sur votre tableau de bord et ainsi voir votre progression au fil des répétitions.

Personnellement, je me note sur 100. Si mon cours fait 202 points et que j’ai obtenu 130 points, je fais le calcul suivant pour avoir une note sur 100 : 130/2,02 = 64%.

Mes notes varient de 40 à 60% lors du J0, pour atteindre 60-70% à J3 et 80-90% à J10.

 

Exemple avec un de mes cours de pédiatrie et d’obstétrique :

 

Q : Quelles sont les pathologies que l’on dépiste à la naissance par le test de Guthri ? (7 points)

R :

  • Mucoviscidose
  • Hypothyroïdie
  • Déficit en MCAD
  • Hyperplasie des glandes surrénales
  • Hypothyroïdie
  • Phénylcétonurie
  • Drépanocytose (chez les nouveau-nés à risques)

 

Q : Quelles sont les familles de médicaments à risque tératogènes ? (9 points)

R :

  • Dérivés de la vitamine A
  • Thymorégulateurs
  • Anticoagulants oraux
  • Antithyroïdiens de synthèse
  • Chimiothérapie (MTX)
  • Analogue de la prostaglandine
  • Antiépileptiques
  • Immunosuppresseur
  • Virostatiques

 

Exemple avec un de mes cours d’anat de PACES : 

Q : Quelles sont les différents os du carpe ? (9 points)

R :

  • La première rangée comprend de dehors en dedans : le scaphoïde, le lunatum, le triquetrum, le pisiforme ;
  • La deuxième rangée : le trapèze, le trapézoïde, le capitatum, l’hamatum et l’hamulus de l’hamatum.

 

 

Limites et Solutions

Un système en théorie efficace, difficilement utilisable en pratique

 

Limite de la méthode 

C’est une technique très puissante, car adaptée au fonctionnement de notre cerveau. Cependant, elle présente un inconvénient de taille : elle est extrêmement complexe à mettre en œuvre niveau organisation.

Pour l’appliquer correctement, il faudrait logiquement calculer, pour chaque carte mémoire, la durée nécessaire entre chaque répétition, puis établir un planning précis de vos futures révisions. Ce qui est très difficile à réaliser.

 

Solution

Mais heureusement, il existe des logiciels et des applications cumulant la répétition espacée et la méthode des Questions/Réponses : ces applis ont pour avantage de calculer les bons intervalles de répétition et se chargent de la planification des répétitions dans votre agenda.

 

Avant, j’utilisais Supermemo mais depuis 1 ans j’utilise un autre logiciel beaucoup plus intuitif : 

  • Anki :

C’est sans doute le plus connu, Anki a l’avantage d’être extrêmement modulable et permet de créer ou d’importer ses propres paquets de cartes mémoire. La création de cartes est assez riche, puisqu’il est possible d’y ajouter des sons ou des images. Le service AnkiWeb permet de réviser depuis divers appareils ayant accès à Internet.

Anki a en revanche l’inconvénient d’être assez rudimentaire : il est simple et efficace, mais n’est pas très bien présenté.

C’est une application extrêmement redoutable quand on la maîtrise bien en PACES (mais aussi après).

Je vous ferai un prochain post sur cette application miracle ;)

 

Tristan

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Pyramide de la réussite (suite)

PYRAMIDE

 

12. Adaptabilité

L’adaptabilité est la possibilité d’ajuster ou d’être malléable en fonction de la situation. Rien de pire qu’un étudiant qui ne voit pas les signes évidents. Même si ses résultats sont mauvais, il est incapable de faire le moindre changement. Cessez d’être têtu, soyez ouvert, et remettez vous en question. La souplesse d’esprit est importante dans la vie comme dans vos études.

 

13. Autodiscipline

L’autodiscipline est la capacité de résister à la tentation et d’éviter les distractions. Une personne qui aura une forte autodiscipline maintiendra le cap et tiendra la distance. C’est votre détermination, votre mental, qui vous permettra de ne pas abandonner et de tenir pendant les moments difficiles.

« La maîtrise et l’excellence s’acquièrent par la persévérance dans le travail, la pratique, la répétition et la concentration, dans un long processus d’apprentissage. » – Didier Court

 

14. Patience

“Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour après jour” – Leo Robert Collier

Dans notre société, les gens sont impatients. Ils veulent trop et trop vite.

Ils ont perdu de vue que, dans la vie, les choses prennent du temps. Généralement, plus la récompense est grande, plus il faut du temps pour l’obtenir. Avancez étape par étape, centimètre par centimètre, et ce, jour après jour. Une fois que tous ces petits efforts, ces centimètres, seront mit bout à bout, vous obtiendrez ce que vous méritez. 

centimètre par centimètre

15. Entourage

Votre entourage joue un rôle sur votre vie et vos études, il est donc important d’avoir des amitiés fortes et de bien s’entourer.

Au contact de personnes dynamiques, travailleuses et joyeuses, on aura naturellement tendance à être plus motivé, plus enclins à progresser. Si au contraire vous est au contact de gens mous, avec une vision négative des études et de l’avenir, votre motivation et vos ambitions seront revues à la baisse.

Il est important que les gens qui vous entourent vous tirent vers le haut.

 

 

16. Esprit d’équipe

L’esprit d’équipe est très important, car il permet le dépassement de soi pour les autres. Cet esprit d’équipe permet une cohésion et une motivation sans faille. Quand vous travaillez en petit groupe, vous y mettez plus du votre que si vous travaillez seul. En motivant les autres, vous vous motiverez de façon plus forte et plus durable.

« Le meilleur moyen d’atteindre son objectif, c’est d’aider les autres à atteindre le leur ». – Johnny Wilkinson

 

17. Travail des points faibles

Nous devons tous mettre l’accent sur le renforcement des compétences dans des domaines qui sont nos points forts mais aussi, et particulièrement, mettre l’accent sur le fait de progresser sur nos fragilités.

Oubliez le mythe du talent. Il ne faut pas croire que certaines personnes sont nées avec des dons naturels, qu’ils apprennent et réussissent mieux que vous. C’est faux !

Une étude sur les musiciens britanniques a constaté que les meilleurs interprètes n’avaient pas appris plus vite que les moins bons. Les différents groupes se sont améliorés à des taux presque identiques. La différence était simplement que les plus performants avaient pratiqué de nombreuses heures de plus que les autres.

 

 

18. Esprit de compétition

S’il est une qualité qui contribue à élever la productivité et la rentabilité dans son travail, c’est bien l’esprit de compétition. Avoir l’esprit de compétition, c’est tout mettre en œuvre pour réussir, c’est vouloir gagner et se battre pour réussir.  Cette volonté de performance est bonne en soi.

Forgé dans l’envie, la niaque, un soupçon d’orgueil, un zeste d’égo et de la passion aussi, cet esprit se trouve plus ou moins en chacun d’entre nous.

Il peut servir de modèle pour ceux qui trouveront une impulsion, une motivation pour réussir. L’esprit de compétition peut être aussi un bon stimulant car il pousse à l’action, à la réalisation, à l’accomplissement d’une tâche. Que ce soit à la fac ou ailleurs, la volonté de performance peut apporter des résultats considérables.

 

19. Sincérité

Sincère avec les autres, mais aussi avec soi et dans son travail.

Ne vous laissez pas avoir par la paresse. Vous êtes certains de connaître votre cours, pas besoin de le revoir ? Soyez honnête avec vous même, et récitez-le pour être sûr. Ne vous mentez surtout pas. Prenez vos responsabilités sans vous cherchez d’excuses. Mettez votre fierté de côté et admettez avoir tort ! Il faut savoir rester humble quand on apprend.

20. Avoir la foi !

C’est un mélange de motivation, de sérénité, de confiance en soi, de confiance en son travail et de pensées positives !

 

IL L’A DIT

Petite interview de Nadal dans l’Equipe du 17/05/2014  après son retour de sa blessure au genou, qui, je trouve, illustre bien cet état d’esprit :

« Vous parliez d’anxiété lors de vos derniers matches, d’être un peu rattrapé par votre stress. Mais face a Andy Murray ce soir, cela avait disparu ?

Nadal : Oui, je n’ai eu aucun sentiment négatif durant ce match.  Jusque-là j’avais dû beaucoup me battre avec moi-même, j’avais beaucoup douté mais ce soir, j’ai très bien joué.

C’est parce que je pensais positivement, parce que je me disais que j’allais réussir à le faire, parce que j’avais enlevé toutes les ondes négatives des jours précédents. C’est la seule chose à faire. Et c’est la seule façon d’avancer. »

Dans vos études, comme partout ailleurs, il faut chasser vos ondes négatives et penser positivement ! Avoir confiance en soi et en ses valeurs, ne pas douter de vous et de votre travail : AVOIR LA FOI ! C’est comme ça que vous y arriverez ! J’en suis convaincu.

 

21. Gratification différée

Le Test du marshmallow 

C’est une étude sur la gratification différée conduite sur près de 500 enfants en 1972 par le psychologue Walter Mischel de l’université Stanford.

L’expérience du marshmallow est simple. Un enfant est assis sur une chaise et devant lui se trouve une table sur laquelle on retrouve deux assiettes. Dans la première, se trouve une friandise/récompense que l’enfant aura choisie au préalable (souvent un marshmallow). Dans la deuxième assiette, il y a deux friandises. On explique ensuite à l’enfant que si à tout moment il appuie sur le bouton d’une sonnette placée devant lui, il pourra obtenir l’assiette contenant un marshmallow. Par contre, s’il patiente jusqu’au retour du moniteur 15 minutes plus tard, il pourra obtenir l’assiette contenant deux marshmallows. Ensuite, le moniteur de l’expérience sort de la pièce et laisse l’enfant seul avec la tentation. On mesure ensuite le temps durant lequel l’enfant pourra tenir sans céder à l’envie de manger la friandise.

Quelques années après avoir débuté ces expériences, Mischel remarqua un phénomène intéressant : les enfants qui ont patienté jusqu’au retour du moniteur et obtenu les 2 marshmallows réussissent mieux dans la vie.

À l’enfance, leurs résultats scolaires sont supérieurs. À l’adolescence, ils atteignent un niveau de scolarité supérieur. Vers la trentaine, leur indice de masse corporelle est plus bas et leurs revenus plus élevés. Tous les indicateurs observés démontrent que le temps d’attente de l’enfant est corrélé à ses accomplissements dans sa vie future.

Ce test, c’est surtout une expérience qui permet de mesurer, selon le jargon des chercheurs comportementalistes, la sensibilité à la gratification différée : c’est à dire la capacité d’un individu à retarder l’obtention d’une récompense pour augmenter son montant.

Plus on attend, plus on gagne. C’est tout le contraire du vieux dicton “un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”. Là, c’est “un tiens vaut moins que deux tu l’auras”. En acceptant d’attendre 15 minutes pour avoir un 2e marshmallow, l’enfant qui attend a démontré qu’il préférait faire un petit sacrifice dans le présent pour obtenir un bénéfice accru dans le futur.

Pour les études, c’est pareil. On commence par le sale boulot : apprendre ses cours, faire des exercices, revoir ses cours, etc. On sacrifie du temps que l’on pourrait utiliser pour faire autre chose (regarder la télé, profiter du beau temps, faire la fête, etc…). Mais tout ce temps que l’on utilise pour travailler et progresser, porte un jour ses fruits, et c’est là que ça devient gratifiant. Car la persévérance et le travail finissent toujours par payer ! ;)

 

Tristan

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Pyramide de la réussite

Pour résumer toutes les principales qualités à rechercher pour réussir en PACES, je me suis amusé à faire une ‘’pyramide de la réussite’’ en m’inspirant de la pyramide du succès de John Wooden. L’objectif n’est pas de toutes les avoir, mais d’essayer de les rechercher au quotidien.

L’entraîneur de basket John Wooden est considéré comme un des plus grands entraîneurs aux États-Unis, tous sports confondus. Il a décrit dans son livre, les différentes « conditions » de sa pyramide du succès. En m’inspirant de sa pyramide du succès, je vais vous décrire les 21 conditions pour bien réussir en PACES !

PYRAMIDE

1. Planification

Contrairement au lycée, la planification est essentielle en première année de médecine. La planification, c’est le point de départ de tout ! Sans elle, il n’y a pas de repère, il n’y pas d’étape. C’est en quelque sorte votre GPS. La planification (ou l’organisation), c’est le fait de prévoir dans son agenda l’apprentissage, la remémoration, l’entrainement d’un cours. Mais la planification ne se limite pas qu’aux cours, vous devez aussi planifier du temps pour vos loisirs.

 

2. Action

Rien ne peut remplacer le travail.

L’action, est extrêmement importante car elle découle de la planification. C’est le fait d’accomplir les taches que vous vous étiez fixés, dans le délai imparti. Ça paraît simple dit comme ça, mais combien d’étudiants remettent l’action à plus tard et au final ne font rien.

 

3. Motivation

Réussir les objectifs que l’on se fixe, ce n’est pas une question d’intelligence, mais une question de motivation ! Avec de la motivation vous pouvez déplacer des montagnes.

La motivation est essentielle pendant vos études. C’est le moteur qui vous fait avancer car c’est elle qui vous permettra de puiser dans vos capacités et vos forces pour atteindre un objectif.

 

4. Enthousiasme

L’opinion commune veut que le travail passe avant le plaisir, ou que l’on ne mélange jamais les deux. Votre meilleur carburants en PACES, c’est votre enthousiasme.

Si vous voulez réussir dans vos études, vous devez aimer de ce que vous faites. Si vous éprouvez du plaisir, vous serez enthousiastes à ce sujet. L’enthousiasme nous permet de travailler avec plus d’ardeur, et ce, plus longtemps pour atteindre une capacité de travail sans limite.

 

5. Sérénité

La force tranquille ou la sérénité, est une qualité importante à avoir dans vos études. L’étudiant serein c’est celui qui est sérieux et qui se donne les moyens de réussir. C’est quelqu’un qui s’accorde du temps pour ses loisirs, qui gère bien son stress et qui est confiant car conscient du travail qu’il a déjà accompli. C’est aussi quelqu’un qui ne perd pas de vue le chemin qu’il lui reste à parcourir pour atteindre ses objectifs.

 

6. Équilibre

Le maintien d’un équilibre de vie sain est vraiment important quand vous bossez. Beaucoup d’étudiants me demandent s’ils doivent arrêter leurs activités extra-scolaires pour pouvoir travailler plus. C’est une très mauvaise idée de se priver de ses loisirs car quand vous travaillez dur, vous avez besoin de vous changer l’esprit. Cet équilibre travail-loisir sera déterminant dans votre réussite en mai. Si vous faisiez du piano au lycée, de l’équitation, du tennis, du dessein, etc… vous devez continuer car c’est important pour votre équilibre ! ;)

 

7. Confiance en soi

Pour réussir, il suffit d’y croire ! c’est facile à dire, mais la confiance en vous et en votre travail, c’est hyper important. L’estime de soi, c’est avoir une juste conscience de sa valeur, c’est faire preuve d’une lucidité bienveillante envers soi et les autres, c’est se montrer fier de ce que l’on a déjà accompli malgré les obstacles.

La confiance en soi dans les études accroit à mobiliser notre potentiel et permet de se relever plus facilement d’un mauvais pas. Elle nous donne le sentiment de comprendre se qui nous arrive et de transformer les choses à notre avantage. Dans les moments de confiance, tous les événements susceptibles de nous rendre optimiste affluent dans l’esprit alors que tout ce qui peut nous déprimer est rejeté de la conscience.

Pour atteindre vos objectifs, vous devez fortement croire en vous, croire que c’est possible. Et cette confiance en soi viendra de votre préparation et de votre manière de percevoir les difficultés.

 

8. Ambition

 « On ne devient pas champion dans un gymnase. On devient champion grâce à ce qu’on ressent ; un désir, un rêve, une vision ». – Mohammed Ali

Vous allez comprendre, au cours de vos études, qu’il est essentiel de voir grand. Ce sont vos rêves qui sont à la base de vos grandes réussites. Soyez extrêmement ambitieux !

 

9. Initiative

Lorsque vous accomplissez du travail supplémentaire sans qu’on vous le demande, vous faites preuve d’initiative. Deux questions essentielles qui peuvent se poser quand vous êtes en PACES :  Que puis-je faire d’autre ? Quels sont les supports d’exos de biophy que je dois utiliser pour être plus performant dans cette UE ? Vous devez cultivez cette capacité à prendre des décisions et à penser seul, et ce, quoi qu’en dise les autres. Vous devez être ouvert et prêt à prendre des risques ! ;)

Prendre des risques, c’est pousser l’initiative à un niveau supérieur. Cela veut dire essayer quelque chose de nouveau, même si vous n’êtes pas tout à fait sûr du résultat.

LE SAVIEZ-VOUS ?

L’initiative crée l’élan. Mikhail Tal, le grand maître d’échecs, avait un jeu tactique, dynamique. Il n’avait pas toujours la meilleure position sur le plateau, mais gagnait de nombreux matchs parce qu’il arrivait à surprendre son adversaire en n’hésitant pas à prendre des risques et à faire des sacrifices.

10. Échecs 

« L’échec est le fondement de la réussite ». – Winston Churchill

La culture de l’échec fait partie intégrante de la réussite. C’est parfois à la suite de nombreux examens ratés que l’on y arrive. Voyez la réussite comme une partie de puzzle où vous devez assembler petit à petit les morceaux. Il est très rare d’y arriver du premier coup.

 

11. Introspection

« Le succès ne peut être atteint qu’après une succession d’échec et d’introspection ». – Soichiro Honda

L’introspection est la capacité à se remettre en cause. S’il est naturel voire nécessaire de « rater », l’essentiel serait donc de savoir apprendre de vos échecs et de s’en relever. L’échec doit servir de révélateur d’une difficulté, d’une certaine fragilité, soit ponctuelle comme la perte de moyen lors d’un examen, soit plus profonde comme un problème de méthode de travail, de capacité de concentration ou de motivation. C’est votre capacité de remise en cause personnelle qui vous permettra de progresser !

 

Tristan

PS : Les prochaines cases de la pyramide de la réussite en PACES au prochain post ;)

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Concentration en PACES

La concentration, c’est sacré quand on est en PACES.  Elle permet de comprendre plus vite et de mémoriser plus efficacement son cours.  A contrario, le manque de concentration vous fera perdre du temps, sera source de fatigue et de découragement.

Je suis sûr que vous avez déjà tous fait l’expérience de cette fois où vous étiez devant votre cours, et faisiez abstraction de tout se qui se trouvait autour de vous.  Vous étiez efficace car vous n’aviez aucune pensée parasite. Un peu comme dans un tunnel, il n’y avait que vous et votre poly sous les yeux, et rien ne pouvait vous distraire.

Au bout d’un certain temps, cet état de concentration maximal s’épuise et vos pensées commencent à divaguer. Sur le moment, vous pensez que vous êtes toujours aussi efficace, mais réalité, non, vous faites semblant de travailler car vos pensées sont ailleurs. C’est précisément à cet instant qu’il faut savoir couper pour pouvoir retrouver l’état antérieur de concentration optimal.

Comment faire pour rester en mode « tunnel » ?

tunnel

Créez votre bulle.

Pour moi, c’est un élément hyper important pour être bien concentré !

  • Se créer un univers de travail vous permettra de conditionner votre esprit à maximiser votre attention sur le cours que vous êtes en train d’apprendre.
    • Pour ma part, j’ai ‘’sacralisé’’ mon espace de travail. Mon bureau était toujours très propre et dégagé. Mon bureau était une sorte de temple inviolable. Quand je le voyais, je n’avais qu’une seule envie, c’était de travailler encore et encore sans relache, alors qu’une table de BU ne me faisait pas cet effet.

 

 Faites plus de PAUSES. 

C’est selon moi, le moyen le plus efficace pour rester le plus longtemps concentré. 

  • Travaillez par période de 40 min. Entre ces périodes de travail, faites des pauses de 5-8 minutes. Pendant ces pauses, bougez ! Dans mon cas, j’allais faire un petit tour dehors pour m’aérer après chaque période de travail pour faire remonter au cerveau le sang qui s’était accumulé pendant que j’étais assis.
  • Bouger ainsi va vous permettre de recharger vos batteries et à votre créativité de repartir de plus belle.
  • N’oubliez pas de faire une pause plus longue de 15-20 minutes après 4 périodes de 40 min.

 

 Limitez votre temps.

Après 4 périodes de 40 minutes (oui, c’est à ce moment que vous faites la pause plus longue), changez de matière !

  • C’est bien connu, plus on a de temps pour effectuer une tâche, plus on prend du temps pour la faire. Pour booster son efficacité et terminer une tâche beaucoup plus rapidement, il suffit de limiter son temps. Forcez-vous à boucler votre matière en 3 ou 4 sessions de 40 minutes.
  • Utilisez un minuteur sur votre montre ou téléphone, non pas pour le regarder constamment (ce qui peut être perturbant voire stressant), mais simplement pour se libérer la tête de toutes les autres choses.
  • Ce qui semble être a priori une contrainte devient en fait très libérateur : vous n’avez plus à surveiller l’heure, ni à penser à autre chose, tout le reste attendra la fin du chrono.

 

Soyez actif pour rester concentré. 

  • Récitez votre cours sur une feuille blanche, et quand vous vous corrigez, n’hésitez pas à prendre des notes, mais aussi souligner et entourer vos erreurs et les choses importantes à retenir.

Etre concentré mentalement, c’est aussi être concentré physiquement.

 

RIEN ne doit vous distraire.

Fini le temps où vous pouviez passer tout votre temps sur facebook ou instagram.

  • Pour être le plus concentré et le plus efficace possible, c’est très important d’éliminer les ‘’productivity-killers’’ !
  • Éteignez votre portable pendant que vous travaillez et évitez les réseaux sociaux que l’on consulte de manière compulsive… Croyez-moi, après vos concours vous aurez la chance d’y consacrer tout votre temps ;) !
  • Pour rester au calme, utilisez des bouchons d’oreilles, voire un casque de chantier antibruit pour être beau gosse en BU.

 

 Hydratez-vous et mangez plus souvent.

L’objectif n’est pas de prendre 10 kilos après une P1, mais de rester très concentré.

  • Boire plus d’eau est important pour vous maintenir hydraté pendant que vous réfléchissez.
  • Les 2 à 3 encas hors-repas sont importants pour maintenir un apport en glucides régulier à votre cerveau et à vos neurones qui en raffolent. Moi je marchais aux pommes bien vertes !

 

Faites une sieste de 20 minutes après le déjeuner.

Vous verrez qu’après une sieste, on est beaucoup plus efficace et concentré dans son travail. Vous perdrez un peu de temps sur le moment mais croyez moi, vous regagnerez ce temps en étant plus efficace dans votre boulot dans l’après-midi et dans la soirée.

 

BOUGER.

C’est bien beau de préparer des fiches, de réciter vos cours en entier, de faire une série d’exos de biophy, mais n’oubliez pas de faire des tractions juste après. En effet, le sport aurait la faculté de booster la concentration. C’est du moins ce qu’affirme une étude réalisée par l’Institut de technologies de Georgie aux États-Unis qui a mis en évidence une amélioration de la mémoire et de la concentration de l’ordre de 10% après un exercice physique d’au moins vingt minutes.

Il existe, en effet, une relation directe entre l’activité sportive et le fonctionnement du cerveau. Une équipe scandinave a montré que l’exercice aérobie, type footing, permettait d’augmenter la réserve de neurones de l’hippocampe et donc d’améliorer notre capacité d’apprentissage.

Il est donc important de faire un peu de sport en PACES. Choisissez des sports qui vous rechargent, vous déconnectent et qui vous permettent de continuer à socialiser : Des footings avec des amis, de l’escalade, du squash, du foot en salle…

 

 Mettez vous à l’aise. 

Travaillez dans la position qui vous convient le plus : sur votre lit, par terre, en tailleur ou encore en pyjama, …

  • Trouvez vraiment vos conditions d’efficacité maximale c’est important.
  • Trouvez aussi vos horaires de rentabilité (êtes vous plus efficace le soir tard ou le matin tôt ?)

 

Apprenez à vous connaître.

Travaillez-vous mieux dans le calme absolu en BU ou chez vous, la fenêtre ouverte ou encore avec de la musique ? Avec un éclairage ou encore des feuilles et stylos spécifiques ? Soyez attentifs à ces détails et veillez à les répéter à chaque fois.

 

Tristan

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Quelques conseils le jour J du concours.

  1. Assurez-vous de bien vous réveiller.
  •  Mettez un double réveil.
  • Ne vous réveillez pas à 5h du matin pour des révisions de dernière minute.
  • Ne vous réveillez pas trop tard non plus, car sinon vous risquez d’arriver aux épreuves la tête dans le c**.
  • Optez pour un réveil 2h avant vos épreuves, le temps de prendre votre douche, vous préparez, prendre votre petit déjeuner comme d’habitude.

 

 2.  Optez pour un petit réveil cérébral.

  • Même si un petit footing de 15 min serait très utile pour vous réveiller avant vos épreuves, optez plutôt pour un petit réveil cérébral :

Pendant 15 – 20 min, récitez par exemple une fiche de formule de physique ou de biochimie.

 

 3.  Assurez vous d’avoir vos affaires bien prêtes.

  • N’oubliez pas votre convocation, pièce d’identité, 2 calculatrices, stylos, etc…
  • Prenez avec vous de l’eau et du sucre (barre de céréales, raisins secs, etc.…).
  • Une montre.
  • Votre porte-bonheur.

  

4.  Arrivez serein.

  • Arrivez au centre d’examen 15 -20 minutes avant l’épreuve.
  • Ne stressez pas, faites un peu de relaxation, respirez profondément.

 

5. Concentrez-vous.

  • En attendant d’entrer dans la salle, écoutez de la musique qui vous motive plus que tout, pour moi c’était un petit Lose Yourself de Eminem pour les connaisseurs ;

« Look, if you had one shot, or one opportunity

To seize everything you ever wanted in one moment

Would you capture it or just let it slip ?»               

–       Eminem

 

  •  Comme Teddy Riner avant d’entrer sur le tatami, concentrez-vous et faites votre bulle.

Teddy Riner

 

 

Dernier point : entre deux matières, détendez-vous, discutez avec les autres de tout et de rien, allez faire un tour dehors, faites ce qui vous semble utile pour revenir plus concentré que jamais pour l’épreuve suivante. Faites en sorte de tourner rapidement la page d’une épreuve pour garder toute votre concentration et votre motivation pour la suivante.

Le soir entre 2 journées d’épreuves, évitez de ressasser dans votre tête les quelques fautes et points que vous avez pu perdre bêtement. Restez dans le présent et restez concentré et serein !

Souriez, c’est bientôt les vacances ;)

Tristan

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Les révisions en PACES.

C’est une période stressante car pour la majorité d’entre vous, ça sera la première fois que vous travaillerez autant et vos journées se résumeront en 3 mots :

Travailler – Manger –  Dormir

C’est pendant les révisions que toutes les connaissances accumulées depuis septembre se mettront en place dans votre tête.

Il est important de bien négocier cette période car elle conditionnera vos résultats aux concours.

Je vous donne ici quelques conseils pour réviser efficacement pour être fin prêt en décembre/janvier.

revisions

Tout d’abord, mettez vous en conditions

 

Trouver votre lieu de révision

Vous n’avez pas forcément besoin de vous isoler ou d’aller dans un monastère pour bien travailler pendant cette période. Pour des révisions efficaces, plusieurs choix peuvent s’offrir à vous :

 

  • Les révisions en bibliothèque ou dans un espace de travail

L’avantage des espaces de travail est qu’ils vous offrent un endroit calme pour apprendre vos cours et qu’ils suppriment les tentations que l’on peut avoir chez soi. Pour autant, il faudra que vous recherchiez à créer les meilleures conditions pour atteindre le niveau de concentration optimal pour être efficace.

Pour cela, je vous conseille de réviser dans un endroit un peu plus isolé, avec des bouchons d’oreilles, et de préférence, face à un mur.

 

  • Les révisions chez ses parents ou grands-parents

Chez vos parents ou grands-parents, vous pouvez facilement créer un environnement optimal pour travailler, en plus vous n’avez plus à vous soucier de faire les repas. Vous vous déplacez en deux secondes, vous disposez de plus de souplesse. De plus, avoir de la famille pour vous soutenir pendant cette période difficile vous sera d’une grande aide pour garder le moral.

 

  • Les révisions avec des amis

Si vous avez l’intention de faire des révisions avec des amis, assurez-vous qu’ils ont bien l’intention de travailler. Travaillez côte à côte pour vous stimuler, mais faites vos révisions chacun de votre côté et détendez-vous ensemble durant vos pauses. Si vous partez ensemble dans un lieu nouveau (maison de campagne), veillez à avoir de bonnes conditions de confort (sommeil, alimentation, bureau à vous).

 

Terminez d’apprendre vos cours

Avant de vous lancer dans les révisions elles-mêmes, il faut terminer ce que vous avez à faire et boucler rapidement le retard que vous avez pu prendre.

Si vous utilisez la méthode du space-learning, terminez vos J0 puis faites 2 rappels : un à J3 et un dernier à J10 (si l’échéance approche, libre à vous de raccourcir les intervalles avec un rappel à J1 et à J6, par exemple).

L’objectif est de ne surtout pas faire d’impasse !

 

Ordonnez votre travail

Il est important que vous soyez ordonné pendant vos révisions. Vous ne devez pas perdre de temps à chercher vos cours, ED, bouquins, etc… Il faut pour cela commencer par un petit travail de rangement de vos cours et de vos supports de cours. Cela va vous permettre de clarifier et d’ordonner les choses dans votre tête pour être serein.

 

Puis faites un planning de révisions.

Les cours sont maintenant finis, vous avez de longues journées devant vous pour réviser. Mais ne vous lancez pas à corps perdu dans vos révisions sans avoir fait un programme :

 

Utilisez un tableau de bord pour vos révisions

Répartissez dans un tableau de bord, les cours à revoir dans vos journées en commençant par les plus anciens (étudiés début septembre) et en finissant par les plus récents (vos cours de novembre) car on a besoin des notions apprises au début du semestre pour mieux comprendre les suivantes.

L’objectif est de réactiver tous les cours appris depuis septembre.

Pour cela, faites un roulement de tous vos cours : 1 tour correspond à un roulement/réactivation de l’ensemble de vos cours.

Des révisions efficaces doivent vous permettre de faire 2 tours voir 3 tours ! Le premier étant le plus long, comptez 10 à 15 jours, le deuxième 5-10 jours, (et le troisième 3-5 jours).

 

Utilisez la méthode S.M.A.R.T. pour planifier efficacement :

·      S pour spécifique et simple

Souvent, les objectifs que l’on se fixe pendant nos révisions sont bien trop vagues, et ne sont pas vraiment de nature à nous motiver. Vos objectifs, pendant la période de révision, doivent être clairs, précis et détaillés, pour qu’ils soient plus facilement mesurable.

·      M pour mesurable

Un objectif ne peut exister que s’il est mesurable. Il faut pouvoir mesurer l’état d’avancement de votre travail pour sentir que chaque tâche que vous réalisez vous rapproche petit à petit de votre objectif, celui de réussir vos concours. 

·      A pour atteignable

Quand vous réalisez le planning de vos révisions, il est très important de ne pas mettre la barre trop haute. Il faut savoir se fixer plusieurs petits objectifs plutôt qu’un seul beaucoup trop ambitieux ! Il faut savoir se fixer des objectifs à court terme afin d’atteindre ceux à plus long terme.

·      R pour Réaliste

Contrairement au A pour atteignable qui permet de diviser un gros objectif (réaliste) en plusieurs étapes. Le R pour réaliste aborde la notion de faisabilité de la tâche. Pour que vous soyez motivé à travailler dur et à donner votre maximum, vous devez sentir au fond de vous que l’objectif est faisable.

·      T pour Temporel

Vous devez délimiter vos objectifs de travail dans le temps, et les définir avec une durée précise, une date butoire, des étapes …

 

Exemple d’un objectif S.M.A.R.T. pour vos révisions :

‘’Je vais faire 4-5 exos de chimie ou de biophysique pendant 1h30 chaque matins de mes révisions avant de commencer ma journée !’’

C’est un objectif spécifique et mesurable (4-5 exos de chimie ou de biophy), accessible et réaliste (1h30 tous les matins), temporel avec une date définie (tous les jours des révisions).

 

Rythmez vos journées

  • Mettez les matières à exercices (biophy, stats, chimie, etc…) et les cours les plus difficiles le matin.
  • Alternez les matières. Ne faites pas de la cyto pendant une journée entière, puis de la biochimie un autre jour, puis de la SHS… Mais chaque jour, intercalez un chapitre de cyto, un de biochimie, un de SHS… : vous perdrez moins de temps sur chaque matière et vous garderez plus facilement en mémoire les différentes matières.
  • Passez plus de temps sur les disciplines à gros coefficient.

 

Et enfin, passez à l’action !

Il n’y a plus qu’à faire ce que vous avez prévu dans votre planning. Là encore, il faut s’organiser :

  • Mettez-vous au travail à heure fixe le matin, pas trop tard si possible (vers 8 h ou 9 h) et arrêtez le soir aussi à heure fixe.
  • Faites des nuits de sommeil de 7 heures au moins.
  • Veillez à rester concentré : en vous mettant à votre bureau, éteignez votre portable pour ne pas être dérangé.

Ne passez pas trop de temps sur un sujet car on ne peut se concentrer efficacement plus de 40 minutes.

Toutes les 35-40 minutes, faites une petite pause de 5 minutes : aérez-vous, levez-vous, allez boire un verre d’eau, écoutez un peu de musique, et remettez-vous au boulot : votre concentration sera à nouveau bonne.

Si vous sentez que vos pensées divaguent, malgré le fait d’avoir fait une pause, changez de matière pour ne pas perdre trop de temps.

  • Déconnectez le soir avant de vous coucher, en regardant une série de 20 minutes ou en lisant un peu, pour bien tourner la page de votre journée.

 

Force et honneur,
Tristan

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Importance de la persévérance !

« Les grandes choses ne sont pas réalisées par la force, mais par la persévérance. » – Samuel Johnson

Pour moi, la plus grande des qualités à avoir pour réussir dans les études comme en dehors, c’est celle de persévérer dans la difficulté.

 

Les plus grands chemins se font toujours dans la douleur !

Au cours des 8 prochains mois à venir et des prochaines années, il y aura toujours des moments où vous aurez envie de tout plaquer, c’est comme ça que la motivation fonctionne, c’est mécanique. Prenez donc ces difficultés pour des acquis, remettez-vous en cause et continuez à avancer. Vous repenserez à ce paragraphe quand vous serez en vacance après les concours, une fois le travail terminé et derrière vous. Vous verrez, ces moments difficiles vous paraitront bien loin.

 

Ténacité est gage de réussite !

Un grand nombre d’étudiants baissent les bras dès qu’ils rencontrent ces premières difficultés. Ils se disent :

« Il y a trop de travail, je n’y arriverai jamais », « je ne suis pas assez organisé, je ne vais jamais réussir !», « Je suis trop nul, la biophysique et moi ça fait 2… ».

STOP !

Arrêtez de vous trouver des excuses et faites dès maintenant la différence avec les autres dans votre obstination et votre persévérance (qui ne sont en fin de compte, qu’un stade indispensable de la confiance en soi !)

Les obstacles sont ces choses que l’on voit lorsque l’on perd l’objectif de vue. Surmontez ces obstacles et foncez vers votre rêve !

« Les seules limites à mes réalisations dans la vie sont celles que je m’impose. » – Denis Waitley

 

 

N’ayez pas peur de l’échec

Cette année, il se peut que vous réussissiez, mais il se peut aussi que vous échouiez !  Trop souvent dramatisé et stigmatisé en France, l’échec est souvent vécu comme une fin irréversible et irrévocable. Nous voulons tellement que tout soit parfait que nous ne tolérons pas la moindre erreur. L’échec est trop souvent vu de manière négative : même s’il est vrai que ce n’est pas franchement agréable sur le moment, c’est en fait le chemin vers la réussite et c’est souvent en passant par un échec que l’on apprend le mieux !

« Échouer permet de recommencer de manière plus intelligente. » – Henry Ford

 

Donc oui, apprenez aussi à perdre !

Il est est aussi important de savoir perdre ! Faites de la boxe et faites vous tabasser, faites de l’escalade et faites des chutes. En PACES, c’est pareil, il se peut que vous ratiez vos concours blancs, que vous bloquiez dans vos ED de chimie. Dans ce cas recommencez, mais surtout n’ayez pas peur !

« La persévérance, c’est échouer 19 fois et réussir à la 20ème fois. » – Julie Andrews

 

Donnez le meilleur de vous pour vous, pour l’amour de l’apprentissage, du savoir et non pas par fierté. Faites-le sans jamais rien avoir en retour.

 

Choisissez de faire ce qu’il vous plaît.

Ayez une vie en dehors de vos études, ayez des loisirs, ayez un copain ou une copine, voyagez, arrêtez vos études et recommencez. Devenez médecin, chirurgien, dentiste, sâge-femme ou kiné mais aussi jardinier, barman ou fromager à partir du moment où ça vous rend heureux.

Prenez conscience que vous avez le choix et que rien n’est jamais fixé !

 

Je voulais terminer cet article avec (encore) une citation, mais celle-ci c’est ma préférée :

« Avec un talent ordinaire et une persévérance extraordinaire, on peut tout obtenir ! » - Thomas Fowell Buxton

 muscle emoji

Tristan

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Les Codes Couleurs

Apprendre un cours ne s’apparente nullement à la lecture d’un livre. On vous demande d’intégrer des connaissances dans le but de les restituer. Ainsi, il existe un moyen simple et efficace de les retenir sur le long terme : le code couleurs.

 

Principe de la méthode

Il consiste à attribuer de façon organisée une couleur de surlignage ou et/de soulignage à chaque mot ou groupe de mots, en fonction d’un code que vous aurez vous-même créé.

Le code couleurs se base sur le principe psychologique inconscient d’association. (et oui, encore elle).

Exemple avec les publicités

C’est ce même principe qui met en exergue une voiture sportive à l’aide d’une jolie femme plantée à côté. Sa puissance est double : non seulement il fonctionne réellement (de nombreuses études sociologiques l’ont déjà prouvé), mais il est en outre très largement sous-estimé par ses cibles. C’est pour cela que l’association est si présente dans le milieu de la publicité (et oui, je vous assure que la cuisine ultra-moderne que vous apercevez dans la pub d’un yaourt vous incite à en acheter, ainsi que l’actrice ou l’acteur qui le savoure).

 

Pour vos cours, c’est pareil

Il en est de même pour vos cours. Lorsque vous associez un mot à une couleur, qui correspond à une catégorie dans laquelle vous rangerez tous les mots de la même famille, vous aidez votre cerveau à organiser vos connaissances, donc à les retenir. Le fait de surligner et/ou souligner vos cours possède en plus un autre avantage indirect : il vous oblige à rester concentré, au moins lors de la première lecture de ceux-ci. Vous n’aurez donc pas la désagréable impression d’arriver en bas d’une page en réalisant que vous n’avez pas la moindre idée du sujet qu’elle traite…

 

Exemple avec un de mes cours

Voici un petit exemple qui illustrera à merveille ce que je vous ai dit plus haut (étant étudiant en médecine, je ne résiste pas à la tentation de le tirer de mes fiches).

 

La galactophorite

C’est une infection à Staphylocoque de la glande mammaire.

Clinique : idem lymphangite, mais avec un test de Budin positif.

 

Traitement :

Arrêt de l’allaitement du côté atteint

Antalgiques par voie orale

Hygiène locale du mamelon

Antibiothérapie après prélèvements bactériologiques locaux.

 

Voici le code utilisé ci-dessus :

Bleu : les titres

Vert : les sous-titres (ou les listes)

Violet : les germes

Rouge : les éléments très importants (syndromes, tests, maladies…)

Rose : les médicaments

Orange : les mots clefs échappant aux catégories ci-dessus

 

Il vous semble certainement brouillon et lourd, et rend votre lecture difficile ; c’est parce que ce ne sont pas vos codes, ni vos couleurs. Inventez-les vous-même en fonction des catégories récurrentes dans vos cours. Sachez que pour moi, le paragraphe d’exemple est beaucoup plus clair lorsqu’il est surligné, et sa lecture est non seulement plus rapide, mais aussi hiérarchisée.

N’hésitez pas à y associer du soulignage, et à faire varier l’épaisseur du trait de fluo en fonction de l’importance de l’information, ou de sa hiérarchie (gros titres en bleu épais, et petits titres en bleu fin par exemple).

 

Votre cerveau est un fainéant qu’il convient de ménager avec des associations claires : les couleurs !

 

Tristan

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L’introspection, cette autre façon de progresser.

C’est sans doute cet article qui vous fera le plus progresser de ce blog.

 

Connaitre par cœur ses cours, réussir des séries d’exercices, finir son programme de révision, ne pas avoir de retard dans ses cours, c’est bien ! Remettre en cause, en permanence, sa manière d’apprendre et de travailler, c’est mieux !

 

La plupart des gens pensent savoir travailler. Quand on apprend un cours, on se dit que notre stratégie d’apprentissage est la bonne, car c’est comme ça qu’on a toujours appris un cours.

Mais est-ce qu’on vous a déjà donné un cours, au collège ou au lycée, sur la meilleure manière d’apprendre et de travailler ? Non. Chacun a dû se débrouiller seul et a dû élaborer sa propre méthode de travail plus ou moins efficace…

Personnellement, je ne me posais jamais cette question. Et d’ailleurs si je pensais que ma méthode était efficace, l’était-elle vraiment ?

 

Comment savoir si notre méthode de travail que l’on utilise est la bonne ?

Pour le savoir, il faut s’entrainer !

L’entrainement permet de tester la bonne assimilation des connaissances, ou plutôt, il permet de s’assurer que l’on est bien capable de récupérer l’information que l’on a stocké dans notre mémoire.

Mais c’est rare de se dire à l’issue de cet entrainement que notre méthode n’est pas efficace. On s’en rend compte, bien souvent, qu’après coup. Après des examens ratés, par exemple…

Autant au niveau du bac, on se pose rarement la question parce qu’il faut juste avoir plus de 10. Autant pour les concours PACES, il s’agit d’emmagasiner une forte quantité d’information en un temps limité, (chose à laquelle on n’a jamais été confronté), et c’est à ce moment-là qu’intervient la question de l’efficacité de la méthode.

 

Le processus d’amélioration continue.

Aujourd’hui, en 5ème année de médecine, je me pose toujours cette question :

=> Comment puis-je être plus efficace dans mon travail ?

 

Pour répondre à cette question, je m’en pose deux autres :

  • Quels sont mes points faibles ? stress le jour J, lacunes dans telle ou telle matière, étourderies, points du cours non approfondies, absence d’envie, baisse de motivation, procrastination, problème à travailler seul, lenteur dans la mémorisation, etc…
  • Ou dois-je progresser ? comment maintenir mon envie d’apprendre, comment rester bien concentré, quelles expériences nouvelles je peux faire pour gagner en efficacité ?

 

C’est comme un patient malade, il faut d’abord poser un diagnostic en trouvant ce qui ne va pas. Puis, il faut trouver des moyens pour traiter le problème rapidement avant les complications…

 

introspection

 

D’ailleurs, c’est l’objectif de ce blog, de vous donner plusieurs solutions qui ont marché pour moi, pour vous permettre de les expérimenter et de trouver celles qui marchent le mieux sur vous.

 

‘’Mieux vaut penser avant que panser les pansements’’.

(Citation de ma mère) ;)

 

Tristan

 

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