Sébastien Wdowiak, interne en médecine nucléaire

M.M : Bonjour Sébastien, quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

S.W : J’ai choisi d’exercer la médecine nucléaire pour plusieurs raisons. La spécialité a un positionnement intéressant entre plusieurs disciplines: l’imagerie anatomique , la biologie et la biophysique. Les indications des examens de médecine nucléaire sont assez transversales. On va de la cardiologie à la médecine interne. Les tumeurs qu’elles soient solides ou liquides sont un cheval de bataille de la spécialité.

C’est une spécialité qui permet d’avoir un compromis assez singulier en médecine : l’intérêt clinique et scientifique manifeste de la discipline combiné à des niveaux de rémunérations inégalés et un temps de travail plus équilibré.

M.M : Quelle est la maquette de ta spécialité ?

S.W : L’internat se déroule sur 4 ans

Il faut faire 4 stages en médecine nucléaire et 4 stages hors médecine nucléaire.
A Lille , on peut faire 5 stages en médecine nucléaire , 2 en radiologie et un en clinique (souvent en radiothérapie)

M.M : Pourrais-tu nous décrire ta journée type ?

S.W : La journée commence vers 8H30-9H du matin. Le rythme est celui d’un service d’imagerie classique. On interprète des examens (PET-TDM/scintigraphie) jusqu’à la fin de la journée. En règle générale celle ci se termine vers 17H.

M.M : Pourrais-tu nous décrire le déroulement d’une garde ?

S.W : Pour cette obligation hospitalière , l’internat de médecine nucléaire est dichotomisé. Les deux premières années , on peut être amené à effectuer des gardes d’étages et/ou aux urgences médicales. Pour la seconde partie de l’internat , les gardes sont effectués dans les centres où une permanence d’accès à la scintigraphie de ventilation/perfusion est organisée.

M.M : Quel classement faut-il avoir pour espérer pouvoir choisir la spécialité que tu exerces ?

S.W : Les années se suivent et ne se ressemblent pas mais la règle est la même que pour les autres spécialités médicales : il faut au moins être dans la première moitié du classement. Les premières villes à être choisies sont celles du Sud.

M.M : Comment sont organisés les cours théoriques de ta spécialité ? Est-il nécessaire de s’inscrire à des DU (Diplômes Universitaires) ou DIU (Diplômes Inter-Universitaires), si oui quels sont les plus intéressants ?

S.W : Au vu des effectifs des promotions , les cours théoriques sont dispensées à Saclay où se trouve le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en deux sessions. Il n’est pas nécessaire de s’inscrire à des enseignements complémentaires mais le DU d’oncologie est fortement conseillé.

M.M : Quels sont les points négatifs de ta spécialité ?

S.W : La médecine nucléaire est une spécialité jeune et marginale. Hormis les prescripteurs réguliers d’examens nucléaire , elle reste assez méconnue du reste de la population médicale.

M.M : Quels sont les différents modes d’exercice possible de ta spécialité ? Lequel privilégieras-tu ?

S.W : Il existe plusieurs modes d’exercices :

  • Public : en exerçant des fonctions de PH ou hospitalo-universitaires
  • Libéral : en clinique privée
  • Mixte : en travaillant en clinique privée et en faisant des vacations à l’hôpital public

A mon sens , le mode d’exercice mixte représente le meilleur compromis entre l’intérêt intellectuel et financier de la spécialité.

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