Retrouvez les conseils du Dr Pascaline Faure pour réussir l’épreuve de LCA en anglais !

Le Dr Pascaline Faure, MCU à Paris VI responsable du Département d’Anglais médical, en charge de l’enseignement de la LCA et auteure de l’ouvrage « LCA en anglais : réussir la nouvelle épreuve de l’iECN » vous donne les ficelles pour réussir cette épreuve tant redoutée et sélective !

M.M : Avec l’arrivée de l’article scientifique en anglais, comment va se dérouler l’épreuve de LCA ?

P.F : L’étudiant aura à traiter deux articles scientifiques en anglais d’une dizaine de pages sans leur abstract et dont au moins un proviendra d’une revue médicale anglo-saxonne généraliste à facteur d’impact élevé (Lancet, the BMJ, NEJM, JAMA, etc.). Le candidat devra répondre à une quinzaine de QRM rédigées en français et portant sur l’étude (type, objectif, déroulement, population, biais, forces, limites, généralisabilité, etc.).

M.M Comment les étudiants doivent-ils se préparer à la LCA en anglais ?

P.F : Les étudiants doivent revoir les bases de la grammaire anglaise pour voir immédiatement comment la phrase est structurée dans l’article scientifique (où est le verbe, le sujet, le complément) et comment les mots sont ordonnancés dans les noms composés (à lire de la droite vers la gauche en anglais).

En matière de terminologie, il faut qu’ils se concentrent sur celles de l’anatomie de base, de l’épidémiologie, des essais cliniques, du médicament et des symptômes (pour les effets secondaires).

Il faut également qu’ils connaissent tous les mots de liaison (yetalbeit, etc.) car c’est eux qui donnent son articulation à l’article scientifique.

Enfin, il faut lire plusieurs articles (section par section et non mot par mot) et reporter dans un carnet alphabétique tous les mots qu’ils ne connaissent pas pour pouvoir les réviser ensuite.

Il faut bien comprendre que la terminologie de l’article scientifique est finalement assez limitée. On retrouve plus ou moins toujours les mêmes mots. Ce qui peut poser problème, c’est la structure de la phrase et les mots composés.

M.M : Quel est le niveau d’anglais requis pour réussir au mieux cette épreuve ?

P.F : Il faut que l’étudiant possède quelques bases (structure de la phrase anglaise, temps, etc.) mais un étudiant d’un niveau pré-intermédiaire (A2), voire élémentaire (A1), peut parfaitement réussir l’épreuve si, pour sa préparation, il possède les bons outils.

M.M : Comment améliorer son « anglais médical » au cours de l’année de DFASM3 où le temps peut manquer ?

P.F : Il faut aller à l’essentiel, c’est-à-dire se concentrer sur la terminologie anatomique non-transparente (ex. the liver pour le foie), la terminologie que l’on trouve habituellement dans l’article scientifique, les points de grammaire qui peuvent poser problème dans la compréhension (mots composés, etc.) et les mots de liaison.

Avec ma collègue australienne Amy Whereat, spécialiste de la communication médicale internationale, nous avons rédigé un ouvrage qui reprend les points essentiels pour donner aux étudiants toutes les clefs pour réussir leur épreuve de LCA en 2017 (une aide à la lecture et au décryptage rapides, des astuces pour comprendre des mots inconnus en contexte, la terminologie indispensable, les points de grammaire capitaux, les mots de liaison typiques, les faux-amis fréquents, les racines et pluriels gréco-latins importants). Les étudiants y trouveront également des leçons de LCA et quatre dossiers progressifs corrigés et commentés accompagnés de leur grille de lecture et de leur glossaire sur des articles récents issus de revues prestigieuses pour s’entraîner.

M.M : Selon vous, quels sont les 5 points les plus importants à maîtriser pour ne pas rater son épreuve de LCA ?

P.F :
– Les bases de la grammaire anglaise (la structure de la phrase anglaise, les mots composés, les temps, les modaux, les constructions verbales, les propositions relatives, les comparatifs/superlatifs, le passif et les verbes à post- et préposition)
– Les mots de liaison
– La terminologie de l’épidémiologie et des essais cliniques
– La terminologie des médicaments et des symptômes
– Les faux amis

Ne pas avoir besoin du glossaire le jour de l’épreuve permettra de gagner du temps !

 

LCA en anglais IECN

 

 

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