Quid de la scintigraphie myocardique aux (i)ECN ?

Scintigraphie myocardique d'effort MIBI

Scintigraphie myocardique d’effort MIBI : hypofixation de la paroi myocardique antéro-apicale à l’effort, réversible au repos en faveur d’une ischémie myocardique.

 

Il s’agit d’une épreuve d’effort dont il faut bien connaître les modalités de prescription (et d’interprétation !) pour l’ECN.

Indications :

– Dépistage d’ischémie coronaire d’effort devant une symptomatologie évocatrice (angor)
– Suivi sous traitement après SCA et/ou angor (efficacité de l’angioplastie)
– Suivi de maladies de système : sarcoïdose, maladie de Wegener

Réalisation de l’examen :

En pratique, le médecin a le choix entre deux produits radioactifs : le Thallium 201 et le MIBI (il oriente son choix en fonction du poids du patient, du terrain cardiologique…). En présence d’un cardiologue, le patient va effectuer son épreuve d’effort (pédaler sur un vélo statique ou tapis roulant) pour réaliser un effort significatif qui conditionnera l’interprétation de son examen : par paliers, l’effort devient de plus en plus intense. Le plus souvent, cet effort n’excède pas 15min.
Les paramètres suivis pendant l’effort sont la fréquence cardiaque, la pression artérielle et l’ECG.

Ensuite, une première série d’images est réalisée après injection du radiotraceur : il s’agit de la scintigraphie myocardique d’effort. Le patient est mis au repos pendant 2h puis est réalisée la deuxième série d’images : scintigraphie myocardique de repos.

En cas d’effort insuffisant ou de contre-indication relative (prothèse de hanche, gonarthrose invalidante), on peut avoir recours à l’injection d’un vasodilatateur : la persantine (dipyridamole) en l’absence de contre-indication (asthme, BPCO, AVC récent). La théophylline et la caféine sont des antagonistes de la persantine (à bien présider au patient avant la réalisation de l’examen).

Interprétation de l’examen :

Pour être contributive, une épreuve d’effort au cours d’un scintigraphie myocardique de dépistage d’ischémie doit être maximale (>85-90% de la fréquence maximale théorique atteinte), démaquillée (arrêt de tout traitement bétabloquant) et avec une charge suffisante (notée en watts).
Le médecin compare la série après l’effort et au repos : on peut individualiser 2 situations typiques
– Ischémie myocardique : hypofixation de la paroi myocardique (hypoperfusion) à l’effort avec reperfusion complète au repos (fixation normale du traceur)
– Infarctus/nécrose myocardique : hypoperfusion superposable à l’effort ET au repos

Le traitement des différentes séries d’image permet de calculer la FEVG, des paramètres volumétriques (volume télésystolique, volume télédiastolique…) et de mettre en évidence des troubles de la cinétique du ventricule gauche.

Après une scintigraphie myocardique positive, il est nécessaire de demander une coronarographie pour faire le bilan exhaustif des lésions coronariennes (sténoses) et réaliser le traitement adéquat (angioplastie/stent).

 

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