Optimisez votre externat avec les conseils de Valentin Fayeulle vice-major ECN 2015 !

M.M : Bonjour Valentin, félicitations pour ton classement à l’ECN 2015 ! Quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

V.F : Actuellement mon choix n’est pas encore arrêté, j’hésite toujours entre la dermatologie et la radiologie. Ce sont 2 spécialités qui peuvent sembler très différentes mais elles sont orientées fortement vers le diagnostic ce qui m’intéresse en premier lieu. Elles se prêtent bien aussi a une éventuelle vocation d’enseignement universitaire. Il est vraiment difficile de « cocher » une case et de faire ce choix qui peut sembler définitif, même s’il existe le droit au remord.

M.M : Lors de ton externat, quelle était ta journée type de travail ?

V.F : A Lille 2, nous alternons durant l’externat des phases de 6 semaines de cours et 6 semaines de stages à temps plein (avec possibilité de faire 3 mois en mi-temps en D4 car il n’y a plus de cours).

En D2/D3 : durant les 6 semaines de cours, nous avions environ 1 ED par jour de 3 à 4 heures par groupes de 30-35 qui était assez intéressant, permettant une mise en pratique des connaissances et de mettre en relief les points importants des items.

Je me levais environ à 9h30 tous les jours puis je me mettais à bosser jusqu’à l’ED, en veillant à travailler en décalage, c’est-à-dire à faire les items qui sont au programme des ED une semaine à l’avance. Cela me permettait de faire un 2e tour en quelque sorte lors de l’ED. Ensuite le soir, j’allais au sport 3 à 4 fois par semaine, par séance de 1 heure le plus souvent avec un de mes meilleurs amis de la fac. J’avais conf un soir par semaine et je me faisais une sortie 1 à 2 soirs par semaine.

En D4 : j’ai choisi de faire mes stages temps plein donc pendant la période de stage je travaillais directement en rentrant chez moi (le plus souvent vers 17H), et pendant la période libre j’avais une grande flexibilité : je me levais de même à 9h30 pour être en forme et ensuite je bossais par séquence de 1h30 de travail – 15 minutes de pause. Je me prenais une pause plus importante en fin d’après midi pour pouvoir être efficace durant la soirée. J’avais 2 confs par semaine.

Le samedi je ne bossais pas beaucoup car je rentrais chez mes parents et le dimanche soir j’avais une sous-colle avec des amis. Nous avions un contrôle continu tous les vendredis à la faculté, le rythme était donc assez soutenu en période de stages. Globalement, j’ai assez bien vécu la D4, même s’il faut reconnaître que j’ai réduit le sport à 1 séance le vendredi de 2h et que je bougeais moins.

Je gardais globalement une règle : toujours être en forme pour bosser sinon aller me reposer ou faire autre chose. Et biensûr, ceci n’est que mon rythme, qui ne pourrait correspondre à tout le monde.

M.M : D’après toi, y a t-il un intérêt à assister aux cours à la faculté ou travailler chez soi les ouvrages de préparation à l’ECN ?

V.F : A Lille , nous disposons d’ED en petits groupes qui sont intéressants. Pour ce qui est des séminaires (cours en amphithéâtre), leur niveau était très hétérogène et je reconnais que j’y allais très rarement, me contentant des ouvrages de cours de l’ECN et aussi de divers cours que j’ai pu trouvé sur internet. Dans tous les cas il ne faut pas hésiter à être curieux !!!

M.M : Quel est ton avis sur les stages cliniques : y a t-il un véritable intérêt à y aller ? Que penses-tu des stages dits « planques » ?

V.F : Les stages présentent un intérêt mais surtout durant la D3 je dirais. En D2 malheureusement, il est difficile de comprendre le patient et l’ensemble des problèmes soulevés alors qu’en D4 il faut se recentrer sur l’ECN… La D3 offre un peu plus de temps et permet de profiter à 100% des stages au niveau des connaissances. Pour ma part, j’alternais globalement un stage intéressant pouvant être prenant et un stage plus tranquille pour pouvoir respirer.

Il ne faut ensuite pas confondre un stage prenant et un stage formateur. Si vous passez toute la journée à faire des bons d’examens, l’intérêt est très faible, au contraire vous pouvez parfois passé seulement la matinée en stage et apprendre énormément de choses auprès de médecins motivés. Ensuite, il faut garder une limite, finir après 17h30 -18h n’était pour moi pas raisonnable. Les planques peuvent être utiles je pense à certains moments de l’externat quand vous avez besoin de souffler. Mais il ne faut pas en abuser … et se souvenir qu’après l’externat, on devient interne. Les pires moments de mon externat ont été (hormis la dernière semaine avant l’ECN) les 2 stages que j’ai le moins apprécié de mon externat… choisissez donc bien !

M.M : Que penses-tu des concours blancs nationaux ? D’après toi, combien faut-il en faire et lesquels privilégier ?

V.F : Pour les concours blancs nationaux, j’ai réalisé ceux de la Revue du Praticien (novembre – mars). J’ai fini respectivement dans les 30 et les 300. Ils sont bien organisés et permettent de se faire une idée de l’ECN. Les dossiers sont souvent intéressants mais leurs corrections ne reflètent pas vraiment ce qui se fait au vrai concours (afin d’assurer une correction rapide) même si cet avis reste très personnel.

Et je pense qu’il ne faut pas vraiment tenir compte du résultat, j’ai 2 amis qui étaient dans les 2000 à la RDP et qui ont terminé dans les 30 premiers… de même que pour moi le classement a été meilleur lors du vrai concours. J’ai découvert après coup que les annales de la RDP revenaient souvent ce qui avait probablement créé un biais et favorisé artificiellement ceux qui les avaient faites. Je ne peux pas donner mon avis sur les concours Hippocrate car je ne les ai pas fait.

J’ai réalisé par ailleurs les concours blancs sur le site ECNi.fr, qui sont vraiment intéressants, pouvant être réalisés de façon flexible n’importe quand durant un week-end et en plus ils sont gratuits ! Je les recommande donc fortement.

M.M : As-tu suivi des conférences de préparation à l’ECN au cours de ton externat ? Quelles ont été les raisons de ton choix ?

V.F : Oui, j’étais inscrit à la conférence « Hippofac » – ex Hippocrate – reprise à Lille par la faculté. Nous avions 1 conférence par semaine pendant le 2e semestre de D2 et en D3, et 2 en D4.

Les conférences m’ont apporté un bon entraînement de façon générale et permettaient de rompre avec la monotonie des collèges en D4. Elles ont fait partie des piliers de ma préparation. Je passais également souvent de bons moments avec mes amis.

M.M : Est-ce que tu gardais des activités extra-médicales ? Combien de temps pouvais-tu y consacrer ?

V.F : Oui biensûr. Comme je le disais, je faisais du sport 3-4 fois par semaine en début d’externat puis 1-2 fois par semaine en D4. Je faisais essentiellement du running et de la musculation parfois du badminton. Cela permettait vraiment de me vider la tête. A coté de ça, je voyais aussi mes amis autant que possible, on se faisait une sortie 1 à 2 fois par semaine. Pour le reste, pendant mes courtes pauses en D4, je « geekais » un peu sur FIFA, cela me faisait du bien de me couper de la médecine, 2/3 matchs par jour et si possible j’invitais des amis ou j’allais chez eux avant de me remettre au boulot. Je me suis fais aussi plusieurs week-end « détente » pendant la D4 et j’ai pris une semaine de vacances à Noël.

M.M : Si tu devais donner 3 conseils à un étudiant qui prépare l’ECN, que lui dirais-tu ?

V.F :

– Etre bien dans sa peau = dormir, bien manger, faire du sport et ce que l’on aime, être bien psychologiquement.

– Travailler…encore et encore pour n’avoir aucun regret le jour J.

– Croire en ces chances = ne pas se laisser décourager par les autres, ni par soi même (surtout avec les dossiers progressifs)

Bon courage à tous !

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