Optimisez votre externat avec les conseils de Juliette Hugo, major ECN 2014 !

M.M : Bonjour Juliette, félicitations pour ton classement à l’ECN 2014 ! Quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

J.H : J’ai choisi l’ophtalmologie à Marseille. J’avais envie de faire cette spécialité avant même de commencer mes études médicales. Mais c’est vraiment en passant en stage en DCEM3 à l’hôpital Nord de Marseille que j’ai eu le coup de cœur pour cette spécialité, et depuis je n’ai pas hésité une seconde !
L’aspect médico-chirurgical, la diversité des pathologies rencontrées, l’aspect assez technique et précis de l’ophtalmologie, et la variété des possibilités d’exercice m’ont plu!

M.M : Lors de ton externat, quelle était ta journée type de travail ?

J.H : Stage le matin puis je faisais des grosses après-midi de travail personnel tous les jours. Deux soirs par semaine en 5eme et 6eme années j’avais conf, plus deux « sous-colles » par semaine en 6eme année avec des amis pour faire des cas cliniques et réviser les cours. Je travaillais aussi le soir parfois, surtout en 6eme année.

M.M : D’après toi, y a t-il un intérêt à assister aux cours à la faculté ou travailler chez soi les ouvrages de préparation à l’ECN ?

J.H : J’ai assisté à la majorité des cours de la faculté, surtout en 4ème et 5eme année. J’appréciais avoir eu un premier aperçu d’un item par un spécialiste, cela me permettait de rendre les connaissances plus concrètes et de cibler immédiatement les points importants d’un cours. De plus, je retenais particulièrement bien ce qui m’avait été dit en cours.
Mais les associer à un travail personnel dans les livres de préparation à l’ECN me semble complémentaire et indispensable, pour approfondir et fixer les connaissances.

M.M : Quel est ton avis sur les stages cliniques : y a t-il un véritable intérêt à y aller ? Que penses-tu des stages dits « planques » ?

J.H : Les stages cliniques me paraissent absolument indispensables. Contrairement à ce que beaucoup d’étudiants pensent, l’ECN privilégie la compréhension et la hiérarchisation des connaissances, permises par la pratique clinique. Les stages me semblent nécessaires d’un point de vue médical, permettant d’apprendre les bases de la sémiologie, d’apprendre la démarche diagnostique et thérapeutique, de pratiquer des gestes, de progresser dans la connaissance des examens paracliniques, et donc de concrétiser la théorie apprise dans les livres. D’autre part, seuls les stages cliniques font découvrir à un futur médecin la relation medecin-malade, le fonctionnement d’un hôpital et le travail en équipe.
Les stages planques permettent certes d’avancer dans son travail personnel (en 6eme année) mais ils donnent de grosses lacunes à ceux qui en abusent.

M.M : Que penses-tu des concours blancs nationaux ? D’après toi, combien faut-il en faire et lesquels privilégier ?

J.H : Les concours blancs nationaux me paraissent eux aussi indispensables. J’en avais fait 4 en 6eme année, 2 Hippocrate et 2 Revue du praticien. Ils permettent surtout de se mettre en condition comme le « jour J », de gérer son temps et son stress, d’essayer de gagner le plus de bonnes réponses même si les connaissances manquent, de progresser fortement dans la méthodologie. Les classements sont assez significatifs, surtout pour les derniers concours blancs.
De plus, les dates de concours blancs étaient des points repères dans l’année qui me permettaient de me « booster » dans mon travail et mes révisions.

M.M : As-tu suivi des conférences de préparation à l’ECN au cours de ton externat ? Quelles ont été les raisons de ton choix ?

J.H : J’ai suivi des conférences des la 4ème année, à un rythme de une par semaine, d’un intérêt limité à ce niveau étant donné que les connaissances sont encore très limitées, mais elles permettent de diriger son travail vers la méthodologie du concours.
J’en faisais 2 par semaine en 5 et 6eme année, elles me semblent aussi indispensables, avec un intérêt double : progresser dans les connaissances d’une spécialité et dans la méthodologie de rédaction d’un dossier.
Elles permettent également de varier le type de travail, c’est dur de travailler seul pendant une journée entière !

M.M : Est-ce que tu gardais des activités extra-médicales ? Combien de temps pouvais-tu y consacrer ?

J.H : Oui je gardais des activités extra médicales jusqu’à l’ECN, même si j’ai énormément travaillé pendant 3 ans. J’ai continué à voir mes amis, à mes prendre des petites vacances, à faire du sport etc ! Je me suis pris très peu de weekend en 3 ans, mais je suis partie en stage à l’étranger pendant 2 mois en fin de quatrième année. Je travaillais peu le soir en 4 et 5 année, et en 6eme année je me gardais 2 ou 3 soirées libres par semaine, plus parfois une fin d’après midi le weekend.
L’externat est long et difficile, il faut savoir garder une vie équilibrée pour tenir le coup et travailler efficacement, la quantité de travail à fournir est énorme, mais la qualité est primordiale.

M.M : Si tu devais donner 3 conseils à un étudiant qui prépare l’ECN, que lui dirais-tu ?

J.H :

– Régularité du travail en quantité et en efficacité, des la 4ème année
– Aimer ses études : l’apprentissage de la médecine est difficile mais être intéressé par ce qu’on apprend aide énormément à réussir
– Trouver un équilibre pour tenir le coup et essayer d’arriver le jour de l’ECN avec le maximum de connaissances et une forme acceptable.

Bon courage à tous !

Pour être au top, n’hésitez pas à vous imprégner des conseils de Gauthier Eloy, major ECN 2013 !

 

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