Optimisez votre externat avec les conseils d’Audrey Bellesoeur, 3è de l’ECN 2010

M.M : Bonjour Audrey, quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

A.B : Oncologie médicale

– Pour la diversité de cette discipline : richesse diagnostique et thérapeutique, transversalité, implication de tous les organes
– Pour les enjeux humais et relationnels
– Pour la part majeure de la recherche clinique et fondamentale , les innovations permanentes, et les challenges à venir

M.M : Lors de ton externat à Rennes, quelle était ta journée type de travail ?

A.B :

– Matin : externat à l’hôpital
– Pause déjeuner indispensable
– Après midi : selon les jours, les cours de la fac ou travail personnel à la BU
– Fin de journée (à partir de 18-19h) 2 à 3 fois par semaine : conférence

M.M : D’après toi, y a t-il un intérêt à assister aux cours à la faculté ou travailler chez soi les ouvrages de préparation à l’ECN ?

A.B : Il y a un intérêt aux 2 :

– Assister aux cours à la fac : en sachant sélectionner ceux qui vont être vraiment intéressants,  il y a toujours des choses à apprendre auprès des séniors, de nombreuses remarques issues de leur expérience sont très utiles pour mieux comprendre et mieux retenir, pouvoir interagir, avoir des réponses à ses questions…

– Travailler de façon autonome dans les livres est également indispensable.

M.M : Quel est ton avis sur les stages cliniques : y a t-il un véritable intérêt à y aller ? Que penses-tu des stages dits « planques » ?

A.B : Oui il y a un véritable à y aller :

– Indispensable pour appliquer ce que l’on apprend sur le plan théorique, et se confronter à la pratique, vérifier ce que nous avons compris, mieux  distinguer les choses importantes des détails superflus

– Indispensable pour se préparer à la suite : l’internat

– Les expériences que l’on accumule, les patients que l’on rencontre, les bêtises que l’on dit… marquent notre esprit et favorisent la mémorisation

De fait, je ne vois pas trop l’intérêt d’un stage planque… on n’y perd son temps je pense… tant qu’à être à l’hôpital… autant que ce soit utile. Je ne dis pas non plus qu’il faut prendre les stages les plus durs qui soient !

M.M : Que penses-tu des concours blancs nationaux ? D’après toi, combien faut-il en faire et lesquels privilégier ?

A.B : Ils sont incontournables :

– Pour se mettre en situation
– Se confronter à une vraie épreuve et bien appréhender les modalités de l’examen
– Evaluer ses réactions en situation de stress
– Faire le point sur ce que l’on sait et les points à retravailler

Personnellement j’avais trouvé les concours blancs Sanofi de très bonne qualité et avec l’avantage d ‘être nationaux

Je dirais qu’il faut en prévoir 3 dans l’année.

NDLR : En savoir plus : les concours blancs nationaux, véritables test-ECN

M.M : As-tu suivi des conférences de préparation à l’ECN au cours de ton externat ? Quelles ont été les raisons de ton choix ?

A.B : J’ai suivi plusieurs types des conférences :

– Conférences locales (+/- associées à Hippocrate) en D3
– Conférences par internet (conf plus) en D4
– Conférences de la faculté de médecine

Avec un certain intérêt de ce système de conférences par internet en D4 :

– Autonomie en terme d’organisation de l’emploi du temps, possibilité de décaler si vraiment on est en rupture à un moment
– Qualité des conférences  et exhaustivité du programme

Les inconvénients :

– Autonomie dans l’organisation donc ça veut dire être capable de se fixer un programme et de s’y tenir et de travailler sérieusement en groupe sans se laisser distraire

M.M : Est-ce que tu gardais des activités extra-médicales ? Combien de temps pouvais-tu y consacrer ?

A.B : Je gardais quelques activités extra médicales notamment sport et sorties

Avec un temps variable en fonction des périodes, parfois quand on n’arrive plus à travailler il faut savoir augmenter les distractions.

Inversement quand on sent qu’on est dans une période d’efficacité et de motivation… autant en profiter !

M.M : Si tu devais donner 3 conseils à un étudiant qui prépare l’ECN, que lui dirais-tu ?

A.B :

1) Rester positif  et motivé : toujours garder une capacité à relativiser (ça reste l’ECN), se souvenir que c’est difficile pour tout le monde donc qu’il est normal d’avoir des moments de découragement mais que tout ce que l’on apprend c’est du bonus gagné pour la suite ce n’est jamais perdu !! Ca en vaut la peine et ce qu’on a déjà fait comme travail reste admirable.

2) Ecouter son rythme de vie et de travail personnel : on se connaît soi-même et on est la personne la mieux placée pour savoir comment travailler, il n’y a pas de règle absolue.

3) S’entourer des bonnes personnes : à la fois pour travailler, pour décompresser ou quand on a besoin d’être un peu encouragé.

Bon courage à tous !

 

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