Les iECN : la médecine à l’heure du numérique !

Bienvenue dans les « ECN nouvelle génération » dites iECN pour épreuves informatisées, LA réforme la plus attendue depuis celle de 2004 instaurant l’obligation pour tous les D4 de passer cet examen sélectif.

Cette réforme, dont tout le monde parle, sans trop savoir à quelle sauce les étudiants vont être mangés, est une refonte complète du mode de sélection des externes.

L’épreuve 100% numérique s’articulerait autour de 3 grands axes :

Des dossiers cliniques progressifs :

A la suite d’un énoncé clinique classique, un certain nombre de questions sera posé aux étudiants avec pour chacune une liste de réponses pouvant aller jusqu’à 10 sous forme de QCM/QROC.

Pourquoi progressifs ? Parce que la suite du dossier (exemple question 4 du dossier 1) ne sera dévoilée que lorsque l’étudiant aura répondu (de façon définitive) à la question 3 du dossier 1…Ce qui signifie que le jour du concours, on peut tout de suite savoir si le diagnostic que l’on a évoqué dans la première partie du dossier est le bon (ou pas !)

Ces dossiers pourraient être agrémentés de divers contenus numériques : fichiers vidéos dits de « situations réelles » (entretien psychiatrique, situation d’urgence…), fichiers audios (souffle cardiaque…), ECG, iconographies…

Des QCM sur l’ensemble du programme : questions de cours, de physiopathologie, de sémiologie… (retour en PACES  ex-P1!)

Des Tests de Concordance de Script permettant d’évaluer le raisonnement clinique et logique de l’étudiant.

Il consisterait à évaluer l’apport du résultat d’un examen paraclinique (radiologique, biologique) à la probabilité initiale du diagnostic.

Ex : Cliniquement, vous évoquez le diagnostic de pyélonéphrite aiguë devant une lombalgie fébrile. La BU revient positive avec leuco ++ nitrites++. La BU a-t-elle infirmé, confirmé ou n’a rien changé à votre suspicion initiale ?

Un panel d’experts (PUPH) répond aux questions et attribue à chaque proposition une probabilité d’exactitude. La réponse qui obtient le plus de voix de la part des experts est celle qui rapportera le plus de points à l’étudiant.

Et la LCA dans tout ça ?

L’épreuve de critique d’article scientifique, née en 2010, disparaîtrait au profit de questions de LCA introduites dans les dossiers progressifs et QCM de cours. L’épreuve du résumé de l’article serait quant à elle supprimée.

Et en pratique ?

Les étudiants passeraient l’ECN dans leur faculté d’origine sur un support numérique à type de tablette tactile qui leur serait fourni gratuitement (à l’heure actuelle, personne ne sait si, par voie de conséquence, les frais d’inscription ne vont pas augmenter…) Ce système permettrait d’organiser des ECN blanches nationales probablement gratuites auxquelles pourront participer un grand nombre d’externes (plus grande valeur statistique des résultats!) (on est loin des 90euros demandés actuellement par certains organisateurs de concours blancs…) Quant à la correction, elle serait totalement informatisée et permettrait à nos chers ministères de réaliser de substantielles économies…

Mais comment s’exercer ?

Les doyens de faculté réfléchiraient à la création d’un site internet gratuit intégrant une banque de données pour permettre aux étudiants de s’entraîner et de se familiariser avec l’outil numérique sur lequel ils passeront leur ECN. Ce site devrait permettre une relative homogénéité dans la préparation de l’ECN sur l’ensemble du territoire. La date de mise en ligne de cet outil est encore inconnue…

Le calendrier n’est pas officiel mais les premiers iECN auront probablement lieu en Mai 2016 après 4 sessions d’iECN blanches de « rodage » en 2014-2015…

A tous ceux qui sont concernés par cette réforme des ECN, BON COURAGE !

NEWS : Ces modalités avaient été définies en 2013, elles viennent d’être modifiées (Janvier 2015) pour les iECN 2016, retrouvez-les ici : iECN 2016 : les nouvelles modalités viennent de tomber !

Be Sociable, Share!

3 Comments

Filed under Bon à savoir pour l'ECN...

3 Responses to Les iECN : la médecine à l’heure du numérique !

  1. Il faut dire que les tablettes tactiles sont très pratiques; et pour les étudiants en médecine c’est un véritable support pour leurs cours ou TP.

    • Malik Moustarhfir

      C’est sûr que les tablettes vont changer le mode de travail des étudiants mais celles que les facs de médecine vont acheter ne seront pas les plus performantes ni les plus design du marché, à voir !

  2. kamel

    nous avons eu à Nice la première expérience de ce type cette année (D2,nouvelle M1),c’est exactement comme décrit ci-dessus, il est vrai que c’est déstabilisant et difficile mais c’est ultra rapide (une vingtaine de minutes pour un cas clinique),dans notre cas on a eu le Must en matière de tablettes tactiles (iPad 2),mais on a eu tout le mal du monde a les activer, à les synchroniser, il y avait toujours un étudiant par ci ou par là qui avait un soucis sur sa tablette, on à commencé l’épreuve avec près de 40 minutes de retard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.