Les concours blancs nationaux, véritables « test-ECN »

Qui ne s’est jamais demandé, après tant d’heures d’apprentissage théorique, de révisions et de rédaction acharnée de cas cliniques, quel était son véritable niveau ? Où est-ce qu’il se positionnait par rapport à ses co-externes (et « adversaires » d’un jour !)

Pour aider les externes à répondre à cette interrogation, de nombreux concours blancs sont organisés chaque année (en D3 et D4) pour permettre une évaluation en conditions (quasi) réelles par les conférences classiques Hippocrate, Hermès et Khalifa ainsi que certaines facultés de médecine. Pour les conférences privées, le prix est d’environ 50 euros.

Deux autres concours blancs annuels sont organisés par La Revue du Praticien depuis 2012 (Janvier et Mars), au lieu et place de l’ancien concours organisé par le laboratoire Sanofi-Aventis, qui pour des raisons bien connues de tous a du arrêter de le financer. Pour les étudiants parisiens, le concours blanc a lieu à la Maison des examens à Arcueil et le plus souvent dans les facultés de médecine pour les étudiants de province. Le prix de 95 euros par concours blanc est assez excessif, certains diront que le business de l’ECN n’a quasiment aucune limite…

Il s’agit d’un véritable « test-ECN » : une série de 9 dossiers transversaux est proposée aux étudiants, 3h pour 3 dossiers. La dernière épreuve qui clôt la session est celle de la LCA d’une durée de 3h. Le concours blanc s’étend donc sur 4 demi-journées (en générale sur un week-end).

Si vous aimez faire des paris sur ce qui va tomber en concours blancs ou le jour J, n’oubliez pas que la pédiatrie et la psychiatrie sont 2 matières particulièrement appréciées lors des concours blancs… à bon entendeur…

Ces concours blancs rassemblent en moyenne 5000 étudiants sur la France entière, ce qui permet d’avoir une idée quasi-réelle de son niveau par rapport aux autres étudiants à un instant t.

Dans la plupart des cas, le classement final n’est pas rendu public sauf celui de la conférence Hippocrate (il est cependant possible de demander de ne pas y figurer). Les résultats sont disponibles 4 semaines plus tard.

Objectivement, le mieux est de débuter les concours blancs dès la fin de son année de D3 pour avoir une première approche de son niveau « en conditions réelles » et valider ou non sa méthode de travail afin de pouvoir l’améliorer dès le début de la D4. Et le but du « jeu » est de se comparer aux autres D3 voire de s’autoféliciter si certains D4 que vous connaissez sont derrière vous au classement… Même si vous n’avez pas encore vu tous les items de l’ECN en D3, entraînez-vous, ne serait-ce que pour prendre conscience de l’importance de la méthodologie qui permet d’assurer un minimum de 40 points/100 sans avoir jamais appris l’item en question !

Il n’existe pas un nombre idéal de concours blancs à réaliser mais 2 en D3 et 3 en D4 semble être un bon compromis pour s’évaluer régulièrement et se « mettre la pression » pour apprendre à rédiger dans un temps imparti.

Dans tous les cas, n’oubliez pas qu’un concours blanc reste un « test-ECN », ne préjuge en rien du résultat final et que seul le travail personnel régulier vous permettra d’assurer le jour J !

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Filed under Bon à savoir pour l'ECN...

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