Le point sur l’uroscanner pour les iECN

Il s’agit d’un examen important en pratique quotidienne qui est souvent « mal prescrit ».

Reprenons d’abord les termes souvent mal utilisés :

– Scanner abdominopelvien sans injection : en cas de suspicion de colique néphrétique. Examen suffisant au diagnostic, pas d’injection nécessaire.

– Scanner abdominopelvien avec injection : en cas de douleur abdominale sans qu’une origine urinaire soit au premier plan (éliminer les autres causes de lombalgie aiguë +/- fébrile : diverticulite, appendicite, colite…). Souvent, une acquisition sans injection est réalisée puis suivie d’un temps artériel et/ou portal.

– Uroscanner : scanner dédié à l’imagerie de l’arbre urinaire souvent réalisé à distance d’un épisode de colique néphrétique ou prescrit dans le cadre d’un bilan de masse vésico-rénale, suspicion de cancer urothélial…

Donc pour éviter de froisser le correcteur (et le radiologue quand vous êtes à l’hosto), ne prescrivez pas d’uroscanner dès qu’il y a une lombalgie aux urgences… 

L’uroscanner en pratique…

– Administration IV de 20 mg de furosémide : permet de diluer les urines (obtention d’une image moins « blanche » dans l’arbre urinaire lors du temps excrétoire) et sensibilise la détection des défects de produits de contraste au sein des voies excrétrices

– Temps sans injection : dépister les calculs au sein de l’arbre urinaire (le scanner met en évidence tous les calculs alors que l’ASP ne dépiste que les calculs radio-opaques), mettre en évidence les calcifications intra-rénales (maladie de Cacchi Ricci…), les hémorragies intra-calicielles (hyperdensités spontanées au fond des calices)

– Temps artériel : étude du rehaussement cortical rénal, recherche d’une tumeur hypervasculaire du rein (carcinome à cellules rénales par argument de fréquence à l’ECN)

– Attente de 7 min sur la table du scanner puis temps mixte néphrogénique (=temps veineux après réinjection) et excrétoire (opacification des cavités excrétrices). Cette dernière acquisition permet l’étude de l’excrétion rénale = opacification des cavités excrétrices (calices, pyélon, uretères) ainsi que l’opacification vésicale. On recherche alors des lacunes de produit de contraste pouvant être en rapport avec une tumeur urothéliale. Les tumeurs vésicales sont quant à elles volontiers végétantes et bourgeonnantes mais parfois il s’agit d’un simple épaississement de la paroi vésicale.

 
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1 Comment

Filed under Bon à savoir pour l'ECN...

One Response to Le point sur l’uroscanner pour les iECN

  1. Merci pour toutes ces précisions Malik 🙂 Bonne année

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