Laure Mellé, interne en gynécologie-obstétrique

M.M : Bonjour Laure, quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

L.M : J’ai choisi d’exercer la gynécologie-obstétrique pour le plaisir de faire des accouchements et de mettre des enfants au monde, avoir une activité à la fois médicale et chirurgicale et la possibilité d’exercer en ville plus tard.
Cette spécialité permet d’avoir un large choix d’exercice (chirurgie, obstétrique, PMA, échographie, diagnostic ante-natal…)
Par ailleurs, cela me permet aussi de ne pas être confrontée qu’à des patients malades

M.M : Quelle est la maquette de ta spécialité ?

L.M : La maquette comporte 10 semestres dont 2 en chirurgie (viscérale, urologique ou vasculaire).

Il s’agit de stages plutôt mixtes en début d’internat (gynéco et obstétrique) et plus spécialisés vers la fin (chirurgie, PMA…) selon l’orientation choisie.

M.M : Pourrais-tu nous décrire ta journée type ?

L.M : C’est très variable :

En chirurgie : début vers 7h30 par la visite dans le service puis blocs dans la journée et contre visite à la fin des blocs.
Rédaction des compte rendu opératoire, d’hospitalisation, courriers… dès que l’on a un peu de temps dans la journée !

En obstétrique : staff quotidien vers 8h00 (on discute des naissances de la nuit, des patientes en salle de naissance…) puis bip de la salle de naissance, visite en GHR (grossesses pathologiques), en suite de couches, consultation d’obstétrique et d’échographie selon le roulement des internes.

M.M : Pourrais-tu nous décrire le déroulement d’une garde ?

L.M : Prise du bip de garde vers 18h et transmission avec les collègues. On a en charge les urgences (flux très variable d’un hôpital à l’autre). On est appelé en salle de naissance pour les accouchements compliqués (forceps, césarienne, jumeaux, présentation en siège) et dans les étages pour les prises en charge compliquées. On est assisté d’un externe et d’un sénior pendant la garde.

M.M : Quel classement faut-il avoir pour espérer pouvoir choisir la spécialité que tu exerces ?

L.M : Lorsque j’ai passé les ECN en 2010, le dernier poste est parti vers 1900 mais cela varie d’une année à l’autre.

M.M : Comment sont organisés les cours théoriques de ta spécialité ? Est-il nécessaire de s’inscrire à des DU (Diplômes Universitaires) ou DIU (Diplômes Inter-Universitaires), si oui quels sont les plus intéressants ?

L.M : A Paris très bonne formation en parallèle des stages avec des cours hebdomadaires pendant les 4 premières années avec examen validant à la fin de chaque année.
Aucun DU n’est obligatoire mais beaucoup de choix à Paris
Le DIU d’échographie est suivi par la plupart des internes, les autres DU selon l’orientation choisie (médecine fœtale, hystéroscopie, maladies du sein…)

M.M : Quels sont les points négatifs de ta spécialité ?

L.M : Horaires (tôt le matin pour les staffs et blocs de chirurgie), beaucoup de gardes où on ne dort pas toujours ! Les repos de garde sont plus ou moins respectés selon les services.

M.M : Quels sont les différents modes d’exercice possible de ta spécialité ? Lequel privilégieras-tu ?

L.M :

– Hôpital avec une activité purement obstétricale ou chirurgicale ou mixte
– Libéral (gynécologie médicale, obstétrique, chirurgie en clinique, échographie…)

Je commencerais par l’hôpital car l’activité est très diversifiée et enrichissante mais probablement du libéral en fin de carrière pour pouvoir aménager mes horaires.

 

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