La LCA aux (i)ECN

La Lecture Critique d’Article est une épreuve de l’ECN, bien connue et redoutée des étudiants qui vise à évaluer leur aptitude à analyser, comprendre et discuter un article médical.
Elle a été mise en place en 2010 avec pour objectif officiel de juger les capacités des étudiants à critiquer un article médical. Cela devait permettre aux futurs internes d’être plus « alertes » vis-à-vis des résultats d’études médicales souvent financées par l’industrie pharmaceutique (« visiteurs médicaux » que vous aurez le plaisir … ou non de côtoyer à l’hôpital).
L’objectif officieux consistait à mettre en place une nouvelle épreuve afin de minimiser le nombre de candidats ex-aequo sur les 9 premiers dossiers (sans que cela ait effectivement fonctionné…).
En pratique, il est rentable de bien travailler cette matière car elle tombe dans 100% des cas et il est possible d’obtenir assez facilement la moyenne (le résumé compte pour 20% de la note totale).

Et quel avenir pour la LCA avec l’arrivée des iECN en 2016 ?

Avec l’arrivée de la version numérique des ECN (cf. Les iECN : la médecine à l’heure du numérique), il n’y aura pas d’épreuve spécifique de LCA, le résumé sera de facto supprimé de l’épreuve. Les différentes questions de LCA qu’il faudrait à juste titre désignées comme des questions de « santé publique » pourront faire l’objet d’un cas clinique pratique ou être incorporées à un cas de spécialité.
Il est en effet assez « simple » d’évaluer les étudiants sur leur compréhension des études de cohorte ou cas/témoins en s’appuyant sur des données cliniques (ex : étude cas/témoins d’une TIAC, étude de sensibilité/spécificité d’un nouveau test diagnostique…).
L’étudiant doit donc orienter son apprentissage sur ces items fondamentaux : interprétation d’une courbe ROC, connaissance des intervalles de confiance des résultats d’une étude, caractéristiques d’une randomisation…

Pour optimiser ses chances de réussite dans cette matière particulière, qui n’a a priori rien en commun avec les dossiers cliniques réalisés pour la cardiologie, la pneumologie…, de nombreuses facultés organisent des cours théoriques mais compte-tenu de la qualité très hétérogène de ces cours, de nombreux ouvrages ont été rédigés afin de permettre à l’étudiant de se perfectionner et d’acquérir une méthode de réflexion efficace (de là à dire que la formation est inégale sur l’ensemble du territoire, il n’y a qu’un pas…).

Dans tous les cas, bon courage à ceux qui la bossent encore dans sa version initiale jusqu’en 2015 et pour les suivants espérons que vous aurez accès rapidement à des cas cliniques intéressants sur la plateforme SIDES pour vous entraîner en mode iECN 🙂

 

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Filed under Bon à savoir pour l'ECN...

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