Camille Cohen, interne en néphrologie

M.M : Bonjour Camille, quelle spécialité as-tu choisi d’exercer et pour quelles raisons ?

C.C : J’ai choisi la néphrologie car j’étais attirée par les possibilités d’interaction recherche et clinique qu’il peut y avoir dans cette spécialité. J’ai aussi été attirée par la grande variété de pathologies rencontrées en néphrologie et par le raisonnement clinico-biologique assez spécifique de cette spécialité.

M.M : Quelle est la maquette de ta spécialité ?

C.C : La maquette est assez libre : durée de 4 ans (8 semestres)
– 3 stages de néphrologie
– 1 stage de réanimation
– 4 stages libres

M.M : Pourrais-tu nous décrire ta journée type ?

C.C : La vie de l’interne en néphro est très orientée sur la prise en charge des patients de salle : visite le matin, sortie des patients en fin de matinée, entrées des patients dans l’après midi. Dans quelques services, possibilité d’aller en dialyse ou en hôpital de jour.

M.M : Pourrais-tu nous décrire le déroulement d’une garde ?

En néphrologie, il n’y a que des gardes de seniors en transplantation, accessibles après avoir validé 6 semestres et tous les stages de la maquette. Les garde sont plutôt calme, on gère les soins intensifs de transplantation (patients récemment greffés), ainsi que l’organisation des appels de greffe qui peuvent avoir lieu à toute heure.

M.M : Quel classement faut-il avoir pour espérer pouvoir choisir la spécialité que tu exerces ?

C.C : Cela dépend des années et des régions évidemment. Le problème est qu’il y a peu de poste disponible (9 à Paris mon année) et que cela influence forecement les classements à avoir. En 2010 il fallait être dans les 210 premiers pour être néphrologue à Paris, et 1000 sur toute la France.

M.M : Comment sont organisés les cours théoriques de ta spécialité ? Est-il nécessaire de s’inscrire à des DU (Diplômes Universitaires) ou DIU (Diplômes Inter-Universitaires), si oui quels sont les plus intéressants ?

C.C : Il y a des cours régionaux de DES un soir par mois pendant 3 heures, et des cours nationaux 2 fois par an pendant 3 jours à chaque fois. Cela est organisé dans un manoir dans le 77 et cela permet de mieux se connaître entre internes. Il existe peu de DU ou DIU, le seul à mon avis indispensable est le DIU de dialyse de Strasbourg pour les internes voulant s’orienter vers cette voie.

M.M : Quels sont les points négatifs de ta spécialité ?

C.C : Peut être que l’activité en salle est trop importante, avec peu de plateau technique, pas d’accès aux consultations. Mais cela est compensé par une maquette très libre.

M.M : Quels sont les différents modes d’exercice possible de ta spécialité ? Lequel privilégieras-tu ?

C.C : Il y a principalement 2 modes d’exercices :

– L’hôpital avec une carrière de praticien hospitalier ou universitaire, c’est vers cette voie que j’aimerais m’orienter afin de garder une interaction recherche et clinique. On peut s’orienter soit vers la transplantation, soit vers la néphrologie clinique.

– En centre de dialyse, qui sont privé le plus souvent. On s’occupe alors de patients dialysés et on fait aussi des consultations de patients de néphrologie clinique, parfois suivi de quelques transplantés.

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