Au royaume des excuses bidons

« Le mensonge invétéré, l’insubordination, l’immoralité, la brutalité, le copiage, le vol, l’usage d’alcool ou de drogue, une paresse habituelle et incorrigible […] sont des cas d’exclusion »  (extrait du règlement intérieur réel d’un établissement accueillant plus de 1.000 élèves dans une académie du sud de la France).

Petite scène de la vie d’un lycée

Joana, lycéenne, cumule les absences. La CPE veut voir les parents. Pas de chance pour elle. Joana l’informe que son père est marin et ne rentre que trois semaines chaque semestre tandis que sa mère handicapée ne peut ni sortir, ni téléphoner à cause du respirateur qu’elle doit utiliser en permanence. Quelques semaines passent…

Dans la file d’attente de la supérette du quartier, la CPE retrouve un ancien élève. Ils parlent à voix haute des bons souvenirs du lycée. Dans la queue, devant eux, une dame se mêle à leurs propos. Quel hasard, sa fille Joana est elle-même élève à Duguesclin et elle s’y plaît beaucoup… La CPE a un choc. Cette dame est la mère de Joana !

La pauvre femme découvre en même temps qu’elle devrait être paralysée, avec un masque à oxygène sur le visage et que son mari bourlingue sur tous les océans de la planète ! Pourtant, elle a toujours marché sur ses deux jambes, elle a un souffle normal et elle tient un « tabac-journaux », avec son mari qui n’a jamais mis les pieds sur un cargo. Cela va tanguer pour Joana à la maison… Continue reading

Quelle est votre réputation au lycée ?

Petite scène de la vie d’un lycée

Ghislain plaît à Augustine… Elle l’a écrit sur sa page Facebook. Dès lors, les faux amis ou les véritables ennemis s’en sont donné à cœur joie. Ils ont mis en ligne des commentaires la présentant comme une « nympho ». Pour sa part, Ghislain se faisait surnommer « l’intello » ou le « puceau » incapable de « pécho »…

Qu’est-ce qu’une réputation ?

A priori, tout élève a droit à une bonne réputation. On ne comprend pas toujours pourquoi certaines personnes répandent volontairement des propos hostiles. Parfois, c’est uniquement pour se donner de l’importance. À partir de petits riens, ils inventent des éléments de la vie des autres uniquement pour palier leurs propres problèmes psychologiques. Ce faisant, ils peuvent ruiner le moral de ceux qu’ils mettent en cause, surtout si de soi-disant plaisanteries se transforment en véritable harcèlement. Dans ce cas, l’élève victime peut téléphoner au 08 08 80 70 10 pour recevoir des conseils et prévoir une stratégie pour mettre fin à la situation. Le site officiel du gouvernement donne également des informations sur le cyber-harcèlement.

En salle des profs, les langues vont bon train Continue reading

Alcool et conduite : un mélange mortel

Scène de la vie d’un lycée

Il y a des choses comme ça / Que l’on ne confierait à personne / Ni parents, ni amis, personne. / Il y des choses comme ça / Qui vous pourrissent l’esprit jusqu’à vous hanter tout le temps. / Et le jour et la nuit : tout le temps… / Il y a des choses comme ça / Qu’on préfère coucher sur le papier / Pas d’image, pas de parole, juste des mots sur du papier / Il y a des choses comme ça / Qu’ils ne sauront jamais.

Caroline Miano, élève de terminale au lycée Louis Bertrand-Briey (54), Poésie en liberté, 2000, Hatier. Concours de poésie des lycéens, organisé par le lycée Henri Wallon d’Aubervilliers

Ce lundi matin, rien n’a plus d’importance pour eux, ni le bac, ni les paroles amicales des profs, ni la sonnerie qui entasse les heures sans emporter le malheur qui vient de frapper. Yohan, de terminale 7, ne viendra plus au lycée. Sous le préau, à la récré, un attroupement se forme. Sanglots étouffés. Immense chagrin. Yeux rougis. Une élève tient une longue rose rouge, c’est Héloïse la copine de Yohan. Sur le cellophane de la fleur, ceux qui le veulent scotchent un petit mot écrit sur des bribes de papier arrachées dans un polycop de philo… Les élèves de terminale 7 n’acceptent pas que Yohan se retrouve dans les statistiques sur les accidents mortels de la circulation.

Quand un copain, une copine décède, celui qui reste va éprouver une détresse absolue et un immense sentiment d’injustice qui donne la rage par moment. On arrive très souvent à l’adolescence sans avoir jamais été confronté à la mort. Les grands-parents meurent souvent quand on est adulte et si la mort est très médiatisée et exploitée dans les jeux vidéo, elle n’est pas concrète. Il faut se battre pour surmonter cette épreuve. Surtout, le chagrin et la douleur doivent s’exprimer. Il n’y a pas de honte à laisser sortir ses émotions et si on en ressent le besoin de se retrouver entre amis et de parler du mort, de la morte, de la mort. Par exemple, dire le mot mort est important. Tout comme le fait de choisir ou non d’aller voir la tombe.

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Arrêter les études : une décision à ne pas prendre à la légère

Petite scène de la vie courante dans un lycée

Valentin veut tout lâcher en terminale

Les études, je ne suis pas du tout accroc… Je vais tout larguer. Ma mère et mon père râlent tout le temps contre moi : fais ci, fais pas ça, c’est pas l’hôtel ici ! etc.
Ça ne sert à rien le bac. J’aimerais trouver un job. C’est la seule solution pour ne plus me prendre la tête avec les études. Je ne sais pas si ça va calmer mes parents de me voir stopper tout pour un job. Quand j’étais petit, ils voulaient que je fasse docteur. Je vais faire brancardier !
L’idée de tout plaquer m’a déjà souvent traversé l’esprit en troisième, en seconde, en première … Mais quand je vois le nombre de gens qui font le chemin inverse, j’hésite… Mon cousin, l’école le saoulait. Il a abandonné en première. Aujourd’hui, il recommence des études dans un centre pour adultes. Après des années de petits boulots : cariste, magasinier, veilleur de nuit, téléopérateur… il prend des cours tous les soirs et même le samedi…

Que faire pour ne jamais laisser tomber ses études ? À dix-huit ans, il n’est pas évident de conjuguer son propre futur et de se projeter à l’âge adulte : travail, famille, argent et tout le reste… On n’est pas obligé d’aimer l’école quand on est ado, mais on ne peut pas sacrifier l’avenir parce qu’on n’aime pas les études. C’est une question de respect de soi.
À quoi sert de se massacrer le moral en ressassant sans cesse les galères du passé ? L’ennui en classe, les redoublements, les mauvais résultats, l’orientation forcée, les établissements refusés, parfois quelques tracas administratifs à cause des absences… Il faut effacer les mauvais souvenirs scolaires afin d’éviter d’attacher un boulet à ses pieds.

Tu doutes, tu redoutes et tu mûris… Continue reading

Les notes ne veulent rien dire (et voilà pourquoi)…

Petite scène de la vie d’un lycée

Le prof d’histoire ne met jamais plus de 14/20. Au-dessus, il estime que le devoir serait parfait alors que la perfection n’existe pas. Il donne quatre devoirs par trimestre et fait la moyenne. Au moment du calcul, des points sont retirés aux élèves qui ne participent pas en classe. Le jour d’une interro, si l’on a une absence, même justifiée par un certificat de maladie, c’est un zéro d’office… Il refuse de donner un sujet de remplacement pour se rattraper. Quinze élèves qui font russe sont partis une semaine à Saint-Pétersbourg avec le lycée. Au retour, ils avaient perdu 3 points à la moyenne du trimestre. Les délégués de classe en ont parlé au CPE. Il a répondu de régler la question avec le prof principal qui nous a dit de se débrouiller avec le prof d’histoire lui-même…

Les professeurs se sentent obligés inconsciemment de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Les enseignants s’arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Cette production artificielle de résultats scolaires médiocres entraîne du découragement et du décrochage en fabriquant de mauvais élèves à partir de jeunes qui sont pourtant intelligents et qui ont des réelles capacités. André Antibi, de l’université de Toulouse, explique… « Quel que soit le niveau réel des élèves, les professeurs se sentent obligés de mettre des mauvaises notes pour être crédibles… Un professeur qui donne de trop bonnes notes est immédiatement pris pour un fumiste… ».

La notation au bac est une véritable loterie. Luc Ferry, ancien ministre de l’Education nationale, a déclaré le 13 juin 2008 dans le journal La Croix : « Comme ministre, on a accès aux enquêtes non publiées et je peux vous dire que les écarts de cinq à six points sont archi-fréquents, malgré les commissions d’harmonisation des notes. J’ai pu voir de mes propres yeux la même copie notée 3 par un correcteur et 17 par un autre ! ».

Interdiction aux professeurs de baisser la note ou de mettre un zéro à un devoir en cas d’absence ou de mauvaise conduite. La règlementation est précise. Un enseignant ne peut pas faire ce qu’il veut. Il n’est pas permis de baisser la note d’un devoir en raison du comportement d’un élève ou d’une absence injustifiée… Les zéros doivent également être proscrits.

La stratégie de défense

Quand de toute évidence un enseignant est particulièrement cruel dans sa manière de noter, les élèves ne peuvent compter que sur eux-mêmes. En général, les collègues du prof restent impuissants. Le plus souvent, le proviseur ne bronche pas de peur que le prof en question crée un conflit qui s’étendrait à tous les autres enseignants.
Il reste les associations de parents d’élèves. Leurs élus peuvent constituer un dossier avec la liste des fautes et autre mesquineries commises par le prof, en insistant sur sa manière de refuser d’appliquer les consignes du ministère. Ensuite, il faut communiquer cette plainte au médiateur de l’académie dont on trouve les coordonnées sur le site du ministère de l’Éducation nationale.

Handicapés au lycée : aménagement des études et du déroulement du bac

Petite scène de la vie courante dans un lycée

Durant la récré, Théo aborde deux filles de première L option théâtre. Un peu hésitant, il leur lance un défi qu’il a concocté avec Léon qui reste à l’écart.
– Avec mon  pote,  on a fait le pari qu’aucune de vous deux ne serait cap de lui  faire un smack…
– C’est gênant de faire un smack sans raison…
– Comment sans raison ? Il faut lutter contre les préjugés. Un smack, c’est pour prouver qu’il n’y a pas de barrière entre une fille valide et un garçon en fauteuil comme Léon…
Théo, fier de l’argument, lorgne vers son pote qui approuve d’un large sourire. Les deux lycéennes tergiversent un instant, puis la réponse tombe. C’est oui ! Aussitôt, Manon, théâtrale, s’approche du fauteuil, se penche vers Léon rouge comme une tomate et lui fait un smack merveilleusement délicat ! C’est le tour de Margot. Elle pose ses deux mains sur les accoudoirs. Et  de deux ! Doux effleurements, lèvres à lèvres, quelques secondes, les yeux fermés… Léon plane.
La fin de la récré sonne. Les demoiselles partent tandis que le fauteuil s’emballe à fond la caisse emportant Léon en cours d’anglais. Théo tout penaud lui court aux trousses.
– C’est pas juste ce pari, j’ai pas eu de smack, moi !

La loi du 11 février 2005 affirme le droit pour tout jeune handicapé à une place en milieu scolaire ordinaire, au plus près de son domicile. ULIS (unité localisée pour l’inclusion scolaire) est le nom que l’on donne à l’organisation des études pour les élèves en situation de handicap dans un établissement ordinaire. Chaque lycéen d’ULIS suit les cours en classe avec tout le monde sauf pour quelques matières s’il a besoin d’un aménagement d’emploi du temps. En cas de besoin, un AVS (auxiliaire de vie scolaire) aide concrètement  l’élève pour la prise de notes, les repas, les sorties hors du lycée… Continue reading

Test : Qu’est-ce qu’un « bon » prof ?

Petite scène de la vie d’un lycée

Dans le hall se déroule une cérémonie en l’honneur d’un ancien prof de lettres du lycée qui est décédé il y a quelques mois. Les membres de l’amicale des anciens élèves ont tenu à lui rendre hommage. Le président, un homme d’environ quarante ans, prononce un discours…
Il est des enseignants que nous gardons au cœur. Des années après le bac, nous en parlons encore. C’est le cas pour Monsieur Lamarche… Ce n’était pas un prof standard, un peu bohème au contraire. C’était sa manière d’avoir de la classe. Sa cravate, seule concession aux convenances, pendouillait sans jamais serrer le cou. Un livre dépassait sempiternellement de sa veste aux poches élargies. Il avait une dégaine d’intello pas coquet, mais cet homme était un souffle de liberté.
Il savait nous parler et nous buvions ses paroles. Sa pédagogie était celle du fruit défendu. S’il nous expliquait qu’un livre était sulfureux, on dévalisait la librairie voisine. Inutile de dire que nous avons énormément lu parce qu’on croyait que c’était interdit ! En toute simplicité, Monsieur Lamarche était un bon prof.

On peut facilement imaginer que ce professeur d’éducation physique aussi fut un bon professeur !

Au vu de multiples études produites par d’innombrables commentateurs, on peut repérer les qualités d’un enseignant. Le questionnaire ci-dessous est conçu à partir de nombreuses informations, enquêtes, réflexions que l’on peut trouver éparpillées sur Internet. Il suffit de compléter les cases en se souvenant des façons de faire et de la manière d’être d’un(e) professeur (e) … pour savoir quelle appréciation on peut porter sur lui (elle)…

Souvenez-vous des façons de faire et de la manière d’être d’un professeur afin de répondre aux dix questions ci-dessous par oui ou non

1 – Adaptait-t-il (elle) ses méthodes aux élèves (repérait-il et aidait-il les élèves qui ne suivaient pas sans les juger ?) ?

2 – Attirait-il le respect, la considération et l’estime des élèves (obtenait-il le travail des élèves sans menaces ni sanctions ? Notait-il avec objectivité ?) ?

3 – Faisait-il des cours vivants (intéressants) tout en tenant compte du programme (savait-il fixer l’attention des élèves ?) ?

4 – S’intéressait-il aux élèves, retenait-il leur nom, se souvenait-il de leur travail, de leurs notes… (était-il concerné par les études des élèves, leur orientation, le métier qu’ils voulaient avoir ?) ?

5 – Savait-il cadrer les élèves, avait-il de l’autorité, contrôlait-il la classe, obtenait-il le calme (neutralisait-il les mauvaises ambiances, le bruit et le chahut ?) ?

6 – Se passionnait-il pour sa matière, était-il en pointe dans sa spécialité (paraissait-il motivé et informé sur l’actualité dans son domaine ?) ?

7 – Préparait-il à l’examen en faisant des cours (limitait-il l’apprentissage « par cœur », le bachotage et la distribution de photocopies ?) ?

8 – Motivait-il les élèves et poussait-il à leur réussite (évitait-il de les décourager, de les démoraliser ?) ?

9 – Cherchait-il à être bien compris des élèves (demandait-il souvent si les élèves suivaient ? Faisait-il son cours pour tout le monde ?) ?

10 – Disait-il sincèrement ce qu’il pensait sur les élèves et sur la classe face aux intéressés (tenait-il compte de l’opinion des délégués ? Laissait-il les élèves s’exprimer ? Évitait-il de faire des discours en parlant sans cesse de lui ?) ?

À présent, comptez les oui et reportez-vous aux résultats ci-dessous :

De 8 à 10 oui : Très bien et bien – Félicitations !

De 7 à 5 oui : Assez bien et passable – Encouragements

De 4 à 0 oui : Réorientation conseillée – Avertissement

Homophobie au lycée : à qui parler

Monsieur le proviseur,

Je vous écris parce que mon fils Ronan (17 ans) souhaiterait s’inscrire dans votre établissement. Il a été exclu de son ancien lycée il y a trois semaines pour un baiser. Ce baiser a fait scandale. Les deux fautifs ont eu huit jours de mise à pied.
À leur retour, ils se sont fait discrets, mais pas assez sans doute, puisque un surveillant les a surpris main dans la main dans le parc de l’établissement. Cette fois, il y a eu un conseil de discipline et exclusion définitive des deux coupables.
Dans le règlement intérieur, il n’est pas interdit aux élèves de s’embrasser ou de se tenir par la main. Les autres lycéens ne sont jamais punis pour ce motif. En fait, Ronan et Grégoire ont été exclus parce que ce sont des garçons.
Quelques uns de leurs camarades de classe les ont soutenus, ont crié à l’injustice et ont réclamé une grâce au proviseur… en vain.
Les enseignants, eux, sont restés passifs, même si l’un d’eux a déploré de perdre deux très bons élèves qui auraient pu, en juin prochain, obtenir une mention au bac et contribuer ainsi à la bonne image de l’établissement.
Je vous prie, Monsieur le proviseur… etc.

Les manifestations d’homophobie qui existent en milieu scolaire peuvent entraîner pour ceux qui en sont victimes, mésestime de soi, difficultés scolaires, tentations suicidaires. Lutter contre ce type de discrimination est un enjeu de citoyenneté, de réussite scolaire et de santé publique.

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Test : votre lycée offre-t-il de bonnes conditions pour étudier ?

Petites scènes de la vie courante dans un lycée

Il  y a, quelque part  en France, un établissement qui est un
véritable cauchemar… Peut-on trouver pire ?  

     Au premier étage, un tronçon de quinze mètres de couloir est interdit aux élèves. Pour passer du labo de langues à la salle de sciences, ils doivent descendre dans la cour par l’escalier A, longer le préau, puis remonter par le B, en franchissant quatre portes coupe-feu. Motif : ils feraient trop de bruit s’ils passaient
devant la salle des profs qui se trouve justement sur le tronçon de couloir défendu.

     Autre exemple : Zoé s’est fait punir pour une histoire de toilettes. L’élève avait trouvé une astuce pour entrer en douce dans les seules du lycée absolument impeccables, du côté des bureaux de l’administration. Le nettoyage est garanti trois fois par jour, c’est propre et parfumé. Mais Zoé s’est fait surprendre en flagrant délit. Ce sont les toilettes réservées au personnel ! Depuis ce jour maudit, l’intendant
à fait placer un cadenas… Alors Zoé utilise de nouveau les W-C des élèves, sales, sans papier, puantes et avec des portes qui ne ferment pas !

En 2009, une enquête d’un ancien enseignant sur le moral des professeurs, Georges Fotinos, a montré que 17 % d’entre eux étaient en train de craquer tandis que 31% avaient envie de quitter le métier. En revanche, aucune étude sérieuse n’a été menée sur la démoralisation des lycéens. Les locaux, l’ambiance dans l’établissement, le règlement intérieur, l’organisation de la vie scolaire, le type de relation entre les adultes et les élèves, la façon de noter des profs, leurs appréciations dans le dossier scolaire, les propos tenus sur les élèves, etc. engendrent-ils une exaspération chez certains lycéens ? On ne sait pas…. Pour savoir si votre lycée offre une qualité de vie et de bonnes conditions d’études,
faites ce test.


Observez la vie, l’ambiance, le quotidien dans votre lycée puis posez-vous les
vingt questions ci-dessous et répondez par oui ou non

 (Abstention possible si vous n’avez pas d’avis sur la question)

1 – Dans le lycée, il existe des espaces de repos, des lieux de travail personnel, des endroits aménagés pour la détente : oui/non ;

2  – Les journées de classe ne dépassent jamais six heures de cours : oui/non ;

3 – Les élèves ont fréquemment une heure, voire plus, de trous dans la journée : oui/non ;

4 – La sonnerie est plutôt douce (n’est pas une sirène stridente ou assourdissante) : oui/non  ;

5 – Les intercours sont assez longs pour se déplacer sans précipitation entre deux salles et ne rognent pas les récréations: oui/non ;

6 – La pause repas dure au moins une heure (sans compter le temps d’attente dans la queue du self) : oui/non ;

7 – Tout lycéen qui le souhaite est aidé pour changer d’orientation, de filière, de voie et d’option, sans complication, sans répression, sans redoublement, dans son intérêt exclusif : oui/non ;

8  – Les élèves qui en ont besoin peuvent recevoir un soutien scolaire (aide, accompagnement, tutorat) ; dans leur établissement avec maintien dans leur classe, sans réorientation ou changement de lycée : oui/non ;

9 – Les adultes du lycée écoutent les élèves sans porter un jugement, en acceptant les échanges et la discussion : oui/non ;

10 – L’établissement traite tous les élèves de manière égale quelque soit leur sexe, leur âge, leur origine, leur milieu social, la situation de leurs parents ou leurs résultats scolaires : oui/non ;

11 – Globalement, les professeurs et les autres adultes rassurent les élèves, leur évitent le stress, n’exercent pas de pression excessive, favorisent des études sérieuses et paisibles : oui/non ;

12 – Les élèves qui ont besoin d’un certificat de scolarité, d’un document ou d’un renseignement administratif l’obtiennent dans des délais raisonnables : oui/non ;

13 – Des casiers ou un système de consigne permet de mettre à l’abri les affaires personnelles (livres, casques, vêtements de sport…) : oui/non ;

14 – Durant les conseils de classe, les délégués sont écoutés. Un professeur les aide à préparer le conseil avec leurs camarades. Un professeur leur donne la possibilité de faire un compte rendu par la suite à la classe : oui/non ;

15 – Les élèves ont un véritable droit d’affichage à des endroits visibles et bien aménagés : oui/non ;

16 – Les élus des élèves (délégués) disposent d’un local (d’un bureau) : oui/non ;

17 – Un élève non délégué peut obtenir rapidement un rendez-vous avec le proviseur sans que plusieurs personnes veuillent connaître le motif ou tentent de le dissuader : oui/non ;

18 – Les déplacements pour se rendre en EPS sont d’une durée acceptable. Les équipements sportifs sont propres et en bon état (vestiaires et douches compris) : oui/non ;

19 – Il y a une infirmerie. Le personnel y est accueillant et efficace : oui/non ;

20 – Les élèves peuvent entrer leur vélo, scooter et autres deux-roues dans le lycée durant les cours, dans un endroit sécurisé et abrité de la pluie : oui/non ;

Comptez les oui et reportez-vous aux résultats ci-dessous :

Entre 16 et 20 oui : Lycée offrant un excellent niveau de qualité et des conditions d’études très bonnes.

Entre 15 et 11 oui : Lycée offrant une bonne ou assez bonne qualité de vie et des conditions d’études acceptables.

Entre 10 et 6 oui : Lycée proposant une qualité de vie médiocre et faisant suivre des études dans des conditions désagréables.

Moins de 6 oui : Lycée imposant une mauvaise de qualité de vie et faisant faire des études dans de très mauvaises conditions.


Fonds social lycéen, aide régionale pour la demi-pension, caisse de solidarité : les aides financières aux élèves

Petite scène de la vie courante dans un lycée

Il faudrait que Lino paie la totalité du montant pour le voyage à Rome organisé par le prof d’histoire… À moins qu’il fasse semblant d’oublier et il sera  éliminé  automatiquement… Ça l’arrangerait… Le père de Lino cherche du travail. La mère  fait quelques ménages au noir. Le budget est serré à la maison. Tout devient un problème. La petite sœur Emma doit changer de lunettes… La Sécurité sociale ne remboursera presque rien. D’habitude, Lino peut compter sur les grands parents, mais il ne veut pas leur demander de l’argent pour aller se balader à Rome, puisqu’ils vont déjà aider pour les lunettes d’Emma…

Tous les lycées publics disposent de moyens financiers appelés fonds social. Cet argent est destiné à aider les élèves qui  traversent des situations difficiles. Les sommes peuvent  être attribuées pour l’achat de fournitures et de livres, le paiement de cours  par correspondance pour une option non assurée dans le lycée, la prise en charge de tout ou partie de frais de voyages scolaires… Continue reading