Les différentes vacances d’été des ados

L’association des parents d’élèves organise régulièrement des débats sur divers thèmes qui tournent toujours autour de la même question : Comment gérer les ados ? Le sujet d’aujourd’hui est : À quoi sert l’été pour les jeunes ? La discussion est conduite par une maman, Madame Hermeline d’Aurignac de Fontane.

Mme d’Aurignac etc. prétend que l’été rend la jeunesse très romantique. Par exemple, les vacances donnent envie d’écrire à sa propre fille Hortense. D’abord, les jours de pluie, elle s’acquitte de quelques corvées : une petite carte aux oncles et tantes puis aux grands-parents. Hortense raffine au-delà des messages simplets dans le style : Je dors bien, je mange bien, tout va bien… En plus, elle tient son journal de l’été. Le soir venu, elle reprend par le menu ses impressions depuis le matin et elle les couche dans un carnet… De surcroît, elle profite du répit estival pour lire, lire et encore lire…

La mère de Gaspard est admirative. Elle a de la chance la maman d’Hortense ! Son grand escogriffe, lui, pense que l’été c’est pour le farniente. Seule la paresse l’intéresse. Il fait le vide dans sa tête et il ne fait que ça durant deux mois. L’an dernier, elle a bien essayé de lui faire lire un roman du programme pour la rentrée suivante. Le gaillard a refermé le bouquin à la sixième page en tranchant net : Zola, c’est chiant, pas question de se pourrir la vie avec ces histoires de boloss … Il ne lit que L’Équipe ; il n’écrit que des SMS, on dirait du chinois !

Fataliste, le père de Jérémie est dans le cas de la dame qui vient de parler. Chez lui, le fiston c’est sea, sun, and sex, pendant que les parents ruminent seuls l’angoisse de la rentrée. C’est la vie. Que celui qui n’a jamais pêché dans les eaux troublantes d’un bain de minuit, jettent la première pierre à Jérémie. On serait très embêté si le gars restait bien sage dans les jupes de sa môman. Toutefois, il ne faut pas que les hormones prennent le dessus sur les neurones. Le père de Jérémie reste persuadé que si son garçon restait amoureux au-delà du 15 août, l’année scolaire suivante risquerait d’être perdue.

Les parents d’Estéban demandent si c’est sérieux ces colos où les jeunes font des devoirs de vacances, des cours de langue, de l’informatique, des maths... pour consolider les bases, combler les lacunes, prendre de l’avance … Ils sont prêts à payer quinze jours de ce genre de colo sans aucune bagarre de polochons mais avec rattrapage scolaire intensif ?

Mme Hermeline d’Aurignac etc. exploite cette bonne idée pour préciser que nombre de familles profitent du resserrement des liens durant la trêve de l’été pour cultiver leurs ados : musées, festivals, monuments, mémoriaux, ossuaires, concerts d’orgues, reconstitutions historiques en costumes, rallyes instructifs sur un personnage célèbre du coin …

Si les parents de Léo imposaient un tel régime à leur cher ange ce serait la crise. Lui et la culture, c’est comme une poule qui trouverait un dentier. Cette année, comme toujours, il aura une bande de copains super-cool avec qui il fera des heures et des heures les vagues infiniment déferlantes. Léo en vacances sur cette plage où il va depuis sa prime enfance oublie même le temps qui passe. Le regard au loin, il scrute la ligne des rouleaux. Peut-être à la marée, elles seront encore plus formées …

Mme d’Aurignac, donne maintenant la parole à la maman de Victoire. Sa fille aura un été très original n’est-ce pas ? Elle fera un stage de découverte de la faune et de la flore du Lot, puis un chantier en Écosse, pour restaurer un château, avec histoire de l’art en anglais et réalisation d’un film sur les travaux… Après, c’est l’Adriatique dans un camp de plongée sous-marine avec des Italiens, des Belges, des Espagnols et des Suédois. Ensuite, si les dates le permettent, Victoire ira recenser quelques marmottes dans les Alpes au profit d’une association de protection de la nature.

Assise à côté de la mère de Victoire, il y a celle de Rosalie. Comme l’an passé, sa fille passera l’été va Californie chez sa correspondante Nancy ! Que fait-on en Californie ? On voit vivre les Californiens. La côte Ouest, c‘est quelque chose ! Le Pacifique, les contreforts de la Sierra Nevada, Los Angeles et ses 18 millions d’habitants, la Baie de San Francisco et la Silicon Valley et même San Diego. En voilà des vacances qui marquent.

La mère de Tom est jalouse des ados des autres. Le sien ne dit rien, il n’a pas d’envie. Quand on lui parle de l’été : silence radio. Une seule chose est sûre, il ne veut venir en camping avec ses frères et sœurs. Pourtant, ça lui plaisait avant. Depuis sa naissance, toute la famille passe trois semaines dans le même mobil-home à Saint-Guigou les flots. Tom n’est pas comme sa sœur ! Elle avale un à un les cahiers de vacances de tous les éditeurs. Les exercices sont terminés en un clin d’œil. Mais que va faire Tom tout cet été ?

La mère de Pierre ne le sait que trop ce qu’il va faire le sien. C’est un guique (geek). Elle n’a pas de chance la pauvre ! Jour et nuit, surtout la nuit, Pierre se colle à son ordi et il ne bouge plus… On l’entend qui se marre tout seul avec les écouteurs sur les oreilles. Il baragouine dans les langues avec skype… Mais, Pierre fera au moins deux heures de sport par jour. C’est ça, ou plus d’ordi. Le marché est clair.

Madame Hermeline d’Aurignac de Fontane s’applique à donner la parole à chaque papa ou maman, même à ceux qui ne la veulent pas. Alors, une mère de famille accablée annonce que la période qui arrive sera bien triste chez elle : Lino va redoubler ; il n’a rien fait de l’année.

Un père très sportif affirme que les jeunes d’aujourd’hui c’est mauviette et compagnie. Lui, il envoie ses jumeaux en pleine nature : opération survie, rando intensive, sac à dos et allure commando. À la dure, ça fait des hommes… Sur les chaises, tout autour, les mamans ne désapprouvent pas. Faire des hommes d’accord, mais tout de même l’été pourrait être plus soft ; dans le genre aider les autres, tenir compagnie à des personnes âgées, se rendre utile…

À propos d’utilité, les parents de Léna vont passer une bonne partie du mois d’août à installer leur fille de 17 ans à plus de 450 km de la maison. Elle est reçue au conservatoire. Il va falloir galérer pour trouver une chambre et faire des cartons. C’est un tournant. Le père le négocie d’un air résigné, la mère tristounette explique aux autres mamans le pincement qu’elle a au cœur à cause de ce tournant.

Seul dans la rangée des sièges du fond, il y a un papa timide. Sur les injonctions de Madame d’Aurignac etc., il doit se faire violence et s’y coller : À quoi sert l’été pour les jeunes ? Chez lui, il y a trois garçons : 19, 17 et 15 ans. Le plus jeune aidera les parents au magasin. Les deux autres ont trouvé des boulots, l’aîné sera animateur au centre-aéré de la mairie. Celui du milieu, ira dans un restaurant… Comme ça ils ne traînent pas partout et ils auront de l’argent de poche.

Madame d’Aurignac etc. en reste toute émerveillée. Comme ils sont dégourdis les jeunes toute de même ! Ce sera la conclusion de ce débat intéressant qui fait progresser tous les participants dans leur rôle de parents de grands ados …

Pour des vacances peu ordinaires :

http://www.letudiant.fr/loisirsvie-pratique/bons-plans/envie-de-vacances-intelligentes-et-utiles-10593.html

 

http://www.solidaritesjeunesses.org/

 

http://ressourcesjeunesse.fr/Les-chantiers-de-jeunes-s-ouvrent.html

 

http://www.adosjob.ch/

Travailler l’été

 Le temps de travail des jeunes de moins de 18 ans

 

Le travail est autorisé à partir de 16 ans, parfois même à compter de 14 ans, lorsque le jeune effectue des travaux légers, notamment pendant les vacances scolaires. Cependant, jusqu’à l’âge de 18 ans, le jeune bénéficie de règles protectrices spécifiques qu’il soit salarié ou en stage d’initiation ou d’application en milieu professionnel effectué dans le cadre d’un enseignement alterné ou d’un cursus scolaire. Certains emplois sont interdits aux jeunes de 14 à 16 ans : les emplois dans les débits de boisson ; les emplois aux étalages extérieurs des boutiques et magasins.

La durée journalière du travail ne peut pas dépasser 8 heures. La durée hebdomadaire du travail effectif ne peut dépasser 35 heures. Le repos quotidien est de 12 heures consécutives.

Aucun jeune ne peut travailler avant 16 ans. Toutefois, sur autorisation de l’inspecteur du travail, le travail de 14 à 16 ans pendant les vacances scolaires est possible pour des travaux légers, n’entraînant pas de fatigue anormale, à condition que le contrat ne dépasse pas la moitié des vacances. L’employeur doit demander l’autorisation à l’inspecteur du travail.

Le travail de nuit est totalement interdit pour les jeunes travailleurs de moins de 18 ans ; entre 20 heures et 6 heures pour les moins de 16 ans ; entre 22 heures et 6 heures pour les 16 à 18 ans. Pour les jeunes de 16 à 18 ans (garçons ou filles), il peut être dérogé à ces interdictions pour les établissements commerciaux et ceux du spectacle. Par exemple, dans le secteur de la boulangerie et de la pâtisserie, le travail de nuit peut être autorisé à partir de 4 heures du matin. Dans la restauration et l’hôtellerie le travail est autorisé de 22 heures à 23 h 30. Dans les spectacles et le manifestions sportives etc. jusqu’à 24 heures.

 

Be Sociable, Share!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *