Pas de passage en première. Pourquoi pas une année sabbatique ?

Le lycée n’a pas répondu à vos attentes cette année ; on vous a fait croire qu’on vous laissait le temps de choisir votre voie, en réalité, on vous mettait déjà sur orbite. Pas du tout votre tasse de thé ! Vous n’avez pas aimé l’ambiance, la classe de seconde, finalement, ce n’est rien qu’une préparation anticipée au bac. Grosse déception. Et bonjour l’entourloupe ! Comme vous avez commencé à sécher, on se sert de cette absence de motivation de votre part  pour vous refuser le passage en première. Qu’à cela ne tienne, vous préférez changer d’air. Redoubler la seconde, niet. Vos parents ne sont pas paniqués, ils savent qu’un redoublement ne servirait qu’à vous dégoûter un peu plus des études. Sans négliger l’importance du diplôme aujourd’hui, ils vous laissent le temps de mûrir un autre projet et sont prêts à écouter vos propositions quand vous serez prêt(e). Ils savent pertinemment que l’essentiel est de donner du sens à ce que vous faites. Vous avez un mois pour creuser quelques pistes. Là commence la grosse prise de tête ! Vous avez vraiment envie de partir à l’étranger. Comment faire rimer « goût pour l’aventure » avec projet raisonné et raisonnable, vous permettant de raccrocher des études au retour et ne plombant pas le budget familial ?
Plan A : partir au  pair dans un pays de langue anglaise. C’est un défi que vous vous lancez à vous-même, maîtriser parfaitement l’anglais que vous parlez de façon trop approximative.  Mais la traversée de la Manche, ça manque de charme surtout dans un tunnel… Vous avez trouvé beaucoup mieux ! Une visite sur le site du CIDJ ( www.cidj.com ) vous a ouvert des horizons ;  il existe des organismes de placement qui proposent des accueils, par exemple, dans des familles aux États-Unis. Le statut d’au pair vous donne droit à un visa spécial qui vous assure bourse d’études et prise en charge de votre voyage. C’est pas beau ça ! Naturellement, il y a des précautions à prendre sur le sérieux de ces organismes : assurez-vous que vous n’allez pas vous retrouver à la rue, à 6000 km de chez vous si vous ne vous entendez pas avec la famille qui vous accueille.
Encore mieux que l’Amérique, votre idée d’année sabbatique finit par faire le tour de votre entourage et,  grâce à un ami d’un ami de vos parents, vous avez vent d’un organisme consulaire qui s’occupe de placer des jeunes gens et jeunes filles dans des familles australiennes.
Cap sur l’Australie donc ! Un demi-tour du monde, ça ne se refuse pas à votre âge ! On parle bien anglais là-bas ? Vous avez le choix entre le bush au nord du Victoria, à la frontière de la Nouvelle Galles du Sud, dans une famille d’éleveurs de chevaux, vous qui êtes fana d’équitation… et les environs de Sydney au bord de l’océan. Dans ce cas, à vous les plages de surf tous les week-ends ! Le séjour très encadré est prévu pile pour une année scolaire.
Plan B : Les voyages vous tentent et vous avez toujours eu un côté altruiste ; aider les gens c’est votre truc. Ou bien vous aimez faire des choses de vos mains. Allez regarder sur le site www.cotravaux.org, il rassemble des centaines d’associations offrant des missions à de jeunes bénévoles. Notamment l’association Jeunesse et reconstruction propose des chantiers de restauration de lieux. Ainsi, vous pourrez conjuguer votre intérêt pour l’humanitaire avec vos qualités manuelles en allant reconstruire une école en Haïti, par exemple. D’autres catastrophes naturelles ont lieu de par le monde et il peut s’agir d’aider les populations à mieux protéger leur environnement ou à aménager leur territoire contre d’autres risques. L’aventure humaine est double : vous vous retrouvez avec des jeunes venus de partout et vous participez à un projet collectif en direction de personnes qui ont besoin de vous.
Si vous êtes intéressé(e) par l’histoire, vous avez aussi la possibilité de participer à un chantier de fouilles archéologiques, le ministère de la culture recense  sur le site www.culture.gouv.fr/fouilles les différentes missions en cours.
La plupart du temps, il faut avoir entre 14 et 18 ans minimum pour postuler. Préférez les missions longues, elles seront plus faciles à valoriser sur un CV. A savoir : qui dit bénévolat dit absence d’échanges marchands, non seulement vous ne serez pas rémunéré(e) mais vous aurez à payer une pension (hébergement et nourriture) ainsi que votre transport à destination. Sachez que, dans le cadre du service civique, vous pouvez être pris(e) en charge par la CAF et vos frais seront ainsi couverts.
Parions que vos plans « de la mort qui tue » feront pâlir d’envie vos copains et copines qui passent haut la main en première !

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