Mes résultats sont en baisse, que faire?

Ça y est,  le découragement vous gagne ! Vous aviez l’impression en début d’année que tout roulait, que c’était cool la seconde, et puis, plus vous avancez, moins ça va. Aux contrôles, vous partez confiant(e), vous avez même l’impression d’avoir réussi et puis non, vos résultats s’effondrent en histoire, en français et en maths.
Vous vivez mal la course aux notes, la pression avant les fins de trimestre. En anglais, comme vous n’êtes pas très bon(ne), vous êtes dans un groupe faible et, au lieu d’améliorer votre oral, vous perdez le peu d’entraînement que vous aviez en troisième. « Cette année, il n’y a que les bons qui parlent ! », dites-vous.
Vous faites votre mea culpa : « Je me réveille un peu trop tard », « J’aurais dû m’accrocher plus », etc.
Vous sentez bien qu’il n’y aura d’autre perspective pour rester en voie générale que le redoublement.
Vous êtes en colère contre vos enseignants de collège qui vous ont décrit la voie professionnelle comme une voie de garage car vous, vous regrettez sincèrement de ne pas l’avoir choisie ! Vous avez la mauvaise surprise de découvrir que cette seconde indifférenciée est déjà la première marche vers le bac général, ni plus ni moins. Vous ne vous y attendiez pas, en troisième, on vous avait parlé d’enseignements d’exploration pour découvrir des domaines variés, prendre le temps de choisir ce qui vous plaît vraiment. Que nenni, on ne semble vous juger que sur trois matières, toujours les mêmes. Et en plus, pas de quartier, le niveau d’exigence est important. Vous ne vous attendiez pas à ce que ce soit si difficile.
A l’inverse de vous, votre copine Mélanie est une vraie crack en maths, elle pige tout tout de suite ! Mais elle a son caractère et son franc parler ; quand elle n’aime pas un prof, elle peut être insupportable en classe. Résultat, elle a encore été exclue temporairement la semaine dernière. Et, au conseil de classe, c’est elle évidemment qu’on oriente vers la voie professionnelle pour la guérir de son insolence… Mais ce n’est pas du tout son choix, elle veut travailler dans la santé ! Cherchez l’erreur…
Preuve, s’il en est, que la voie professionnelle n’est jamais proposée pour les bonnes raisons. On y envoie de préférence les trublions et vous qui aimez travailler la matière devriez exercer vos talents en dehors des heures de classe ! N’est-ce pas le monde à l’envers ?
Cela mérite d’être entendu dans les hautes sphères. Une suggestion : envoyez votre témoignage, ainsi que celui de Mélanie, au ministre de l’Éducation, (www.education.gouv.fr/vie-lyceenne) cela donnera du grain à moudre à ses conseillers… Peut-être qu’un jour enfin en France on arrêtera de maintenir les élèves dans la voie générale, au risque de les faire échouer.
En attendant, vous avez pris la bonne décision en refusant le redoublement. Vous vous cherchez une formation plus concrète qui vous convient mieux. Quant à Mélanie, elle apprend à se montrer plus docile pour rester dans la voie générale…

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