De la seconde à la terminale : vous avez le droit de changer d’avis !

Le mois de janvier c’est comme un lendemain de fête, vous en sortez avec la gueule de bois.
Le premier trimestre était une partie de plaisir en comparaison. Vous voilà inquiet, stressé. Vous trouvez TOUT plus difficile et dans toutes les matières. En maths, vous peinez, en français, le commentaire composé vous donne un mal de chien, vous avez passé des heures sur le premier et n’êtes pas satisfait, le prof non plus. En histoire, le programme est passionnant mais très lourd. Même en langues, ça se complique ; les exigences sont vraiment un cran au-dessus. Vous avez le moral dans les chaussettes. Pourtant le bulletin du premier trimestre était convenable, vous n’avez pas eu le temps d’en goûter les fruits que déjà on vous parle orientation, filières, baccalauréat, et même études post-bac ! Vous, vous pensez déjà « redoublement », tellement vous perdez confiance.


Vers quelle filière s’engager ?
La seconde offrant un enseignement généraliste, toutes les matières se valent, il faudrait donc être bon en tout pour espérer accéder à la filière S, réputée la meilleure ?
(Oui, cela peut paraître étrange en effet mais, même si vous vous débrouillez aussi bien en sciences humaines et en français qu’en maths et physique, on vous conseillera la filière scientifique ! Très dur de lutter contre cette tendance lourde !)
Avec ce fichu bac qui se profile à l’horizon, vous êtes acculé pour la première fois à des choix qui engagent votre avenir. Aucune décision n’est prise pour votre entrée en première et pourtant cela commence à être au centre de vos préoccupations.
Avoir à choisir est toujours douloureux, car un choix est aussi synonyme de perte (je prends A mais je laisse tomber B). C’est tout cela que vous tournez dans votre tête en ce moment et qui peut entraîner une perte d’estime de soi (je suis nul(le), je n’arriverai à rien) et une sérieuse baisse de moral.
Rester acteur de ses choix
Rien que de très normal. C’est le moment de prendre un peu de recul justement et d’analyser au calme vos potentialités et vos goûts. Qu’est-ce qui vous fait vibrer dans vos études ? Un bon gros problème de maths ? Une analyse de documents ? Un TP de chimie ? Ou vous n’existez qu’au cours d’arts plastiques, une de vos options. Testez-vous.
Vous pouvez également arriver au constat qu’aucun cours ne vous émoustille et que vous faites juste le minimum requis pour ne pas inquiéter vos parents. Vous savez déjà que les études longues, ce n’est pas votre tasse de thé. Qu’à cela ne tienne, documentez-vous sur d’autres voies possibles dans les domaines qui vous branchent vraiment. Ne vous laissez pas surprendre, restez maître de la situation et acteur de votre projet. C’est l’essentiel.
Rien n’est joué encore !
On se calme tout de même, nous ne sommes qu’en janvier et vous avez encore le temps de progresser dans les matières qui vous font peur et de maîtriser les techniques nouvelles.
Si vous êtes hésitant(e) sur votre futur, prenez le temps, refusez la pression et optez pour un cursus généraliste. Car on a le droit de changer d’avis de la Seconde à la Terminale et de ne pas savoir ce qu’on veut faire de sa vie d’adulte à 16-17 ans !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>