Je ne sais pas comment m’habiller pour l’oral de français ?
C’est vrai que pour aller à l’oral du bac, il faut s’habiller différemment ? Je ne vois pas pourquoi, je suis comme je suis, je vais quand même pas m’acheter des fringues pour leur faire plaisir !
Non, en effet, il ne s’agit absolument pas de vous déguiser ou de vous acheter des vêtements pour la circonstance et je pense que vous avez tous quelque chose à vous mettre sur le dos qui vous permette d’avoir une présentation correcte.
C’est vrai qu’il est préférable, lors du passage des oraux, de vous présenter habillé de façon simple et propre, d’éviter short, nombril à l’air ou décolleté très plongeant ainsi que baggy, jean troué, jogging, casquettes, capuches, tee-shirt aux dessins et/ou textes voyants voire surprenants.
De même, évitez les cheveux dans les yeux ou les coiffures extravagantes, la multiplication des boucles…
Pour autant, il ne s’agit pas de vous glisser dans des vêtements dans lesquels vous vous sentiriez plus albatros qu’hirondelle ! Il faut que vous soyez à l’aise dans vos vêtements, cela vous donnera de l’assurance.
A quoi cela sert-il me direz- vous ?
Tout simplement à donner une bonne impression de prime abord.
Que vous le vouliez ou non, dans un oral, votre présentation vestimentaire, votre gestuelle (la façon dont vous bougez, regardez, vous tenez) ont une incidence sur la perception que le jury aura de vous.
Il est bien entendu que c’est votre prestation orale, vos connaissances, votre capacité d’analyse qui sont notées mais « faire bonne impression » prédispose le jury favorablement et ne peut donc vous nuire !
Entraînez-vous pour l’oral de français !
Plus qu’un mois avant le bac de français, je commence à paniquer, pas tellement pour l’écrit, je crois que je peux y arriver mais l’oral , je me demande comment je vais m’en sortir.
Ne soyez pas défaitiste, vous dire que vous n’y arriverez pas, c’est renoncer avant de se battre !
Si l’oral vous inquiète parce qu’en général, vous êtes un peu timide, vous redoutez de vous exprimer devant des personnes que vous ne connaissez pas, peut-être aussi qu’en classe, vous avez des difficultés à prendre la parole, alors le moyen le plus sûr pour faire face est certainement un entraînement répété en vous rappelant que l’objectif des examinateurs n’est pas de vous piéger mais de vous permettre d’exposer un maximum de vos connaissances.
Rappel des objectifs de l’épreuve :
• démontrer votre capacité à analyser un texte littéraire,
• donner votre interprétation du texte en l’étoffant d’exemples,
• garder en tête la question que vous a posée l’examinateur,
o relire attentivement la question qui vous a été donnée par votre examinateur,
o lire tranquillement le texte une première fois en gardant la question à l’esprit. Le relire une seconde fois, un crayon à la main, pour souligner les passages que vous voulez citer lors de votre exposé.
Présentation du texte :
• Faire une introduction qui :
o donne le genre et la structure de l’extrait,
o relève les termes principaux et présente les personnages,
o reprend la question posée et
o annonce le plan de présentation du texte.
• Faire la lecture de votre texte qui doit être :
o expressive (intonation …),
o claire (articulation, respect de la ponctuation, pas trop rapide),
o audible (parlez assez fort pour être entendu et compris sans pour autant faire une représentation théâtrale).
• Développer une explication linéaire (suivant l’ordre du texte) ou méthodique ( en structurant et regroupant vos idées par thèmes)
o Repérez qui parle dans le texte, qui est spectateur.
 Les figures de style :
Allitération : répétition d’une ou de plusieurs consonnes dans un groupe de mots. Allitération en [s] dans Colombine de Verlaine, Fêtes galantes 1869
« Cassandre sous son Capuce »
Anaphore : répétition d’une même expression ou d’un même mot en début de phrase
ou de vers- – Anaphore de « il y a » dans le poème Enfance III, de Rimbaud –
Illuminations 1873-1875
« Au bois il y a un oiseau, son chant vous arrête et vous fait rougir.
Il y a une horloge qui ne sonne pas.
Il y a une fondrière avec un nid de bêtes blanches.
Il y a une cathédrale qui descend et un lac qui monte »
Le temps des verbes
 Les mots de coordination
Argumentez vos idées : faites une conclusion, faites le bilan des idées, proposez une réponse personnelle à la question posée. Vous pouvez terminer par une phrase qui ouvre sur un sujet plus vaste. Parlez-en à votre professeur, tous les enseignants ne le conseillent pas.
Maintenant, reprenez vos différents textes et entraînez-vous, révisez en groupe si possible, cela vous permettra de vous entraîner à la lecture orale et d’avoir un vrai auditoire et probablement des remarques judicieuses de vos camarades. Pour autant, cela ne doit pas vous empêcher de vous entraîner à haute voix, au besoin en vous enregistrant.
Réécoutez vos enregistrements et faites vos critiques et améliorez ce qui vous semble devoir l’être.
Ce travail peut vous apparaître fastidieux mais je suis convaincue que c’est un exercice qui vous permettra d’automatiser une pratique qui de ce fait, ne sera plus aussi redoutable. La répétition devrait vous apporter une aisance certaine aussi bien dans la connaissance de vos textes que dans l’aptitude à en parler.
Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage… (Boileau, l’Art poétique, 1674).
Bac de français : organisez vos révisions !
Aïe, j’ai peur pour le français, j’ai l’impression que je ne vais pas y arriver, comment m’y prendre pour les révisions, je crois que je panique un peu …
Je ne vais pas vous rassurer en vous disant que vous n’êtes pas seul(e) à paniquer mais pour essayer de canaliser cette appréhension bien normale, l’une des solutions est de travailler à une organisation ; cela a le mérite de fixer un cadre qui vous rassure même si…
• Commencez vos révisions dès maintenant, vous avez eu un bac blanc il y a peu de temps ou vous en préparez un, vous êtes en principe sur la fin du programme et la difficulté va être de planifier un emploi du temps de révision en plus des cours qui continuent, mais je vous assure que cela est faisable avec évidemment quelques changements de vos temps de loisirs. Par exemple, supprimez quelques soirées et les sorties systématiques de fin de semaine tout en vous gardant quelques temps de détente. Continuez à faire un peu de sport si vous en faites, cela vous aidera à garder une hygiène de vie indispensable en période d’examen.
• En fonction de votre emploi du temps scolaire, fixez-vous des plages dédiées aux révisions de vos épreuves de première et respectez-les.
• Vous avez fait des fiches sur les différents objets d’étude du programme et les œuvres étudiées,
(le personnage de roman, le texte théâtral et sa représentation,  la poésie, la question de l’homme dans les genres de l’argumentation(.
Pour les élèves de L en plus : les réécritures et vers un espace culturel européen : Renaissance et humanisme.
Relisez vos fiches en vous concentrant, il faut qu’à la lecture de votre fiche, vous visualisiez le cours, les explications, vos réflexions propres, les lectures que vous avez faites qui peuvent s’en rapprocher. Au besoin reprenez vos cours et vos devoirs corrigés, relisez les annotations de votre professeur et complétez vos fiches avec ce qui vous semble pertinent et que vous n’auriez pas relevé auparavant. Notez quelques citations, identifiez les erreurs que vous avez faites et si pour vous, cela n’est pas clair, revenez auprès de votre enseignant à la fin d’un cours ; même si vous n’avez pas été un élève modèle, s’il se rend compte que vous êtes impliqué, il prendra probablement le temps de vous aider.
Ne paniquez pas et l’organisation que vous mettez en place vous aidera à maîtriser les contenus à savoir et vous permettra d’acquérir plus d’assurance.
• La fatigue est le principal ennemi de la mémoire alors pensez à adopter une bonne hygiène de vie dès maintenant.
Alternez les périodes de travail intensif et les périodes de détente (oxygénation, sport, sommeil).
Si vous êtes adepte de consommations alcoolisées ou de cannabis, faites l’effort de les arrêter, ces produits altèrent votre mémoire et votre capacité de travail.
Evitez d’avoir recours à des excitants (café ou médicaments).
Couchez-vous et levez-vous à heure fixe.
Privilégiez vos méthodes de mémorisation (visuelle, auditive, kinésique).
Pendant un week-end, refaites un sujet d’examen dans les conditions réelles d’examen (la répétition permet d’être plus à l’aise !).
Bonnes révisions à tous.
Bac blanc : décryptez vos corrections !
Je ne suis pas sûr (e) d’avoir réussi mon bac blanc, je me demande si j’aurai la moyenne et puis ça ne veut rien dire puisque des élèves ont des bonnes notes au bac avec un bac blanc nul… Oui, mais quand même j’aimerai bien avoir une note correcte…
Il est souvent difficile de s’auto-évaluer, et après tout est-ce vraiment nécessaire, l’important est d’analyser votre correction.
Vous appuyer sur la correction de votre devoir est nécessaire pour progresser. Vous avez vos copies entre les mains alors tirez-en profit.
Si vos notes laissent à désirer, c’est le moment d’être attentif aux annotations de votre professeur, ce n’est pas en faisant la politique de l’autruche et en enfouissant votre copie au fond de votre cartable que la situation s’améliorera et vous voulez qu’elle s’améliore n’est-ce pas ?
Suivez la correction avec soin, prenez des notes et n’hésitez pas à poser des questions.
Comparez votre copie avec celle d’un élève qui a obtenu une bonne note, cela vous aidera à comprendre ce qui était attendu, quels étaient les arguments employés que vous n’avez pas su trouver.
Montrez-vous courageux et reprenez dans quelques jours ce devoir après avoir compris la correction ; refaites-le dans les conditions d’examen (sans aide, dans le temps imparti, sans musique etc.)
Demandez à votre professeur s’il veut bien vous donner son avis sur ce nouveau devoir.
Ne pas réussir un bac blanc doit vous aider à progresser pour l’examen, ne prenez pas cet échec comme irréversible, tout est encore possible à condition bien sûr de vous en donner les moyens.
Signification des notes obtenues :
• Si vous avez une bonne note, il va sans dire que comme il est courant de l’entendre que « le bonheur est sans histoire », l’épreuve finale ne devrait pas vous poser de gros problèmes.
Néanmoins, ne relâchez pas vos efforts et ne négligez pas la fin du programme, cela peut vous permettre d’avoir une excellente note qui peut être, pourquoi pas, sera le début d’une mention au bac.
• Si vous avez la moyenne, sans plus, cela prouve que vous êtes sur la bonne voie, vous avez quelques semaines devant vous pour améliorer vos résultats, ne lâchez rien, travaillez régulièrement (nouveaux cours et révisions des précédents).
• Vous n’avez pas la moyenne : essayez de comprendre le pourquoi (problème de méthode, cours non compris…) Reprenez vos cours, les corrections de vos professeurs et au travail !
N ‘hésitez pas à demander des conseils à vos enseignants et surtout ne baissez pas les bras.
Vous avez moins de 8/20 : c’est un résultat faible, il faut réellement vous réveiller et retrousser les manches. Reprenez tous vos cours, oubliez les loisirs jusqu’à l’examen et travaillez… Mais si, vous verrez qu’après tout ce n’est pas le bagne et au bout, ce sont les vacances.
N’oubliez pas que les épreuves de première participent au résultat du bac et que si vous souhaitez vous engager dans une filière sélective après le bac, il est préférable d’obtenir une mention et un dossier correct.
Bon courage à tous.
Un séjour à l’étranger pour progresser en langues
Finalement, j’ai réfléchi, je me dis que la meilleure formule pour progresser en langues, c’est de partir dans le pays ; tout le monde dit que l’immersion, c’est le « must » pour apprendre, alors je crois que je vais essayer !
C’est vrai, pour acquérir une aisance dans une langue, la meilleure technique est de se plonger dans le « monde » de la langue mais cela demande un effort. Il faut partir dans un pays étranger, choisir le temps du séjour, envisager les différentes possibilités d’accueil, faire le bilan des dépenses que cela entraîne… Mais dans le pays, vous captez « l’essence de la langue » et ainsi vous arriverez peut-être, au bout de quelques temps, à penser dans cette langue.
Cependant, l’immersion totale vous obligera à utiliser la langue tous les jours, dans un contexte réel. Si vous n’avez pas de problèmes financiers, certaines institutions proposent des voyages qui comportent des cours de langues et des activités culturelles et sportives. (www.cidj.com www.unosel.org)…
Une autre solution moins onéreuse consiste à faire du volontariat ou bénévolat (www.experiment-france.org – www.jeuneetbenevole.org – www.jeunesseenaction.fr ) dans le pays, ce qui vous permettra d’être en contact avec des natifs du pays. Sur place, renseignez-vous pour suivre malgré tout des cours, ce qui améliorera votre niveau de langue et trouvez un interlocuteur qui accepte de vous corriger lorsque vous faites des fautes ; (plus difficile pour les moins de 18 ans).
Pensez lors de votre choix à favoriser une région du pays qui n’a pas d’accent trop marqué car sinon vous risquez de prendre un accent qui vous desservira. Je me souviens avoir accueilli en Afrique des coopérants français qui enseignaient le français à de petits Africains ; ils étaient trois, l’un du Nord, un autre du sud Ouest et le dernier des Deux Sèvres, ils avaient des accents et des expressions si différentes (j’en ai moi-même découvert) que je me demandais comment allaient s’exprimer les petits Africains !
Faites le choix de ne pas fréquenter vos compatriotes qui sont souvent là , eux aussi, pour apprendre la langue, or si vous vous retrouvez entre Français, vous parlerez français, penserez français, plaisanterez français, bien sûr c’est confortable mais regardez autour de vous, vous vous apercevrez que l’on peut passer des années dans un pays étranger et ne pas forcément maîtriser la langue, ce n’est pas votre objectif, non ?
Vous pouvez aussi envisager de trouver du baby sitting ou un job d’été (restauration, hôtellerie, vente…) privilégiez celui qui vous apportera le plus de contacts. (www.jobs-ete-europe.com)
Si vous ne partez pas avec un organisme avec lequel tout est planifié, vous pouvez utiliser les sites web de couch surfing (www.couchsurfing.org) qui vous permettront de faire de nouvelles connaissances. Le principe du couch surfing est l’offre d’un hébergement gratuit pour le plaisir de découvrir votre culture et de créer de nouvelles relations.
Vous verrez qu’il est très valorisant de s’exprimer dans une autre langue, vous n’avez pas besoin de passer pour un natif du pays mais de vous faire aisément comprendre dans d’autres domaines que les plus terre à terre (demandez votre route, votre commande dans un restaurant etc.)
Faites des tests (www.anglaisfacile.com -www.carel-royan.fr ). L’important est de progresser à la fois dans votre expression et dans la compréhension de l’autre ; n’hésitez pas à faire reformuler et à demander des précisions à votre interlocuteur si vous avez l’impression de ne pas avoir bien ou tout compris (même si vous pensez que vos questions sont « idiotes ».)
En fait, l’apprentissage d’une langue lorsque vous êtes sorti de l’enfance présente une prise de risques puisque vous pressentez que votre expression n’est pas forcément au top et dire ce que vous souhaitez exprimer peut être un peu laborieux mais il n’y a pas d’autre solution que de vous jeter à l’eau, c’est aussi un apprentissage de l’humilité dans lequel c’est vous qui gagnerez si vous tenez bon !
Apprendre une langue, c’est aussi découvrir une culture différente de la vôtre ; intéressez-vous à vos interlocuteurs, à ce qu’ils font, ce qu’ils aiment (musique, cinéma, lecture, sport, nourriture…), vous verrez qu’ils vous rendront l’intérêt que vous leur portez et plus vous parlerez, plus vous progresserez.
Même si cela n’est pas facile, évitez de parler en traduisant votre phrase du français en langue étrangère ; lancez-vous et tant pis si votre expression n’est pas parfaite, vous ferez mieux la fois suivante.
Je suis sûre qu’après cette expérience, vous vous direz « qu’impossible n’est pas français » !
Je n’accroche pas avec les langues…
Je me souviens, en rentrant au collège, j’étais plutôt content d’apprendre une autre langue, l’attrait du nouveau mais j’ai aujourd’hui l’impression que depuis longtemps, je ne fais plus de progrès, je stagne, je dois avoir le profil français « nul en langues », que puis-je faire ?
Bravo ! Si vous commencez à vous demander ce que vous pouvez faire, vous êtes sur la bonne voie. A partir de là , vous allez pouvoir vous fixer des objectifs pour que « langue » se conjugue avec progrès.
A force de vous dire que vous n’y arrivez pas et que vous êtes nul, vous avez fini par le croire et comme vous êtes « nul », peut-être n’avez-vous pas réellement travaillé comme il l’aurait fallu, mais rien n’est perdu puisque vous venez de le réaliser.
• Pour commencer : évaluez-vous (des tests d’auto-évaluation existent sur internet ), ils vous permettront probablement de vous apercevoir que tout en étant pas au top, vous avez finalement malgré tout des connaissances.
Ensuite pour progresser, il faut explorer différentes solutions :
• Vous pouvez demander à vos professeurs s’ils veulent bien vous aider en vous donnant et corrigeant des exercices que vous feriez en plus (notamment pour améliorer et réviser la grammaire)
• Regardez des films ou des séries en V.O. (sous-titrés ou non)*
• Ecoutez la radio dans la langue (même si vous ne comprenez pas tout, cela vous permettra de vous familiariser avec les sons, les accents de la langue ; plus souvent vous écouterez, mieux vous comprendrez.)
• Apprenez des paroles de chansons.
• Participez en classe ; faites l’effort de répondre lorsqu’une question est posée, même si votre accent n’est pas génial et même si vous vous trompez. Faire des erreurs fait partie de l’apprentissage (souvent on s’en souvient).
• Travaillez via internet avec des sites gratuits ou peu onéreux :
o www.babbel.com
o www.lapasserelle.com
o www.busuu.com
o www.babelmonde.fr
o www.anglaisfacile.com : existe pour d’autres langues, souvent ces sites sont attractifs voire ludiques.
• Lisez un journal tel que Vocable (voir au CDI ou en ligne )
• Regardez sur le site www.letudiant.fr , la rubrique « Booster son niveau en langues ».
• Faites un stage à l’étranger ; soit un stage dans lequel vous êtes hébergé chez l’habitant et suivez des cours sur une partie de votre séjour (cette solution demande des moyens financiers) ; ou trouvez un job pour l’été dans un pays correspondant à la langue que vous voulez améliorer.
Etre immergé dans la langue est évidemment une excellente formule pour apprendre à condition toutefois de vous interdire de fréquenter des Français sur place et de demander à vos interlocuteurs de vous corriger lorsque vous faites des fautes.
Si vous vous mettez au travail sérieusement maintenant, je suis sûre que vous pourrez avoir un niveau satisfaisant au moment du bac. J’ai pu constater dans ce domaine des progressions spectaculaires : des élèves avec un niveau de 6ème , 5ème rattraper le niveau de terminale et avoir des résultats tout à fait corrects au bac.
J’aimerais trouver un job pour cet été
Je voudrais bien travailler pendant les vacances, enfin au moins un mois cet été, cela me permettrait d’avoir un peu d’argent, sans toujours demander aux parents ou peut-être même partir huit jours avec les potes… mais je n’ai jamais cherché avant, je ne sais pas bien comment m’y prendre !
Eh bien oui, cela peut être une bonne idée de trouver un job cet été, cela vous permettra :
• de renflouer vos finances;
Déterminez si, à travers ce job, vous privilégiez l’argent ou l’expérience.
Si le montant gagné est prioritaire , il faut trouver un job même s’il ne correspond pas forcément à ce que vous aimeriez découvrir en terme d’expérience et de compétences, il faut que vous obteniez un vrai contrat à durée déterminée qui est soumis au même droit du travail qu’un autre emploi et donc rémunéré au moins comme le SMIC, soit 9,43€/heure et 1430,22€/mois brut.
• de rédiger un curriculum vitae car il en faut un même pour un job d’été;
Le curriculum vitae est le reflet de ce que vous êtes et de ce que vous avez fait.
Pour vous, si vous n’avez jamais travaillé, il faut que vous mettiez en valeur vos qualités personnelles à travers vos études et parfois le rôle que vous avez eu dans votre classe (délégué, responsable d’une activité..) dans une association ou dans un milieu sportif etc…
N’oubliez pas de préciser les langues que vous parlez, les logiciels que vous connaissez, indiquez brièvement ce que vous aimez, les voyages que vous avez fait.
Votre CV doit être présenté de façon aéré, si possible originale et sans fautes d’orthographe ; faites-le relire par vos proches.
• d’écrire une lettre de motivation qui accompagnera votre CV;
Elle doit exprimer les raisons motivant votre demande. Mentionnez ce que vous recherchez, emploi d’été ou stage, indiquez pourquoi le secteur de l’entreprise à laquelle vous vous adressez vous intéresse.
Montrez vos points forts pour l’emploi sollicité, comme dans votre CV soyez attentif à l’orthographe, faites des phrases courtes, relisez-vous.
• d’effectuer des recherches;
Commencez par votre réseau (parents, proches, amis, relations). Vous pouvez aussi vous adresser à votre mairie, au CROUS, aux commerçants de votre quartier, explorer les sites internet (en tapant « job étudiant », vous trouverez un grand nombre d’informations).
• enfin de réaliser un entretien;
C’est un exercice auquel il vaut mieux vous préparer, faites des simulations avec vos proches, vous pouvez aussi vous enregistrer, préparez ce que répondriez si votre employeur potentiel vous pose une question assez traditionnelle comme « Parlez-moi de vous » ou « Dites-moi ce qui vous intéresse dans la vie » ; soyez spontané et franc mais ne partez pas dans de grands discours comme vous pourriez le faire avec des amis. Regardez la personne qui vous reçoit, parlez clairement avec des phrases courtes, faites attention à votre vocabulaire (vous n’êtes plus dans la cour du lycée !).
Prenez soin de vous habiller correctement, évitez les gestes de nervosité et restez toujours poli, n’hésitez pas à poser une question sur une intervention de votre interlocuteur pour avoir des précisions. L’objectif de l’entretien est de mettre en valeur votre motivation et les atouts que vous avez pour satisfaire au poste proposé.
Tout cela peut vous paraître compliqué pour un simple job d’été mais dites-vous que c’est un excellent entraînement pour vos futures recherches et cette expérience vous servira dans l’avenir.
J’ai connu beaucoup d’étudiants, qui après avoir donné satisfaction dans un premier job, étaient repris s’ils le souhaitaient les années suivantes. Un employeur ne cherche pas à vous piéger mais il souhaite avant tout trouver une fiabilité dans son personnel (motivation, ponctualité etc.). Commencez dès maintenant !
L’oral me stresse
C’est fou, je panique dès qu’un professeur m’appelle au tableau, j’ai horreur de ça, je ne peux pas parler devant toute la classe ; je me demande ce que ça va donner au bac, comment je vais faire à l’oral ?
Aïe, le stress qu’on peut assimiler à la peur qui paralyse et empêche vos neurones de fonctionner normalement, d’où vient-il ? Pourquoi vous et pas les autres, pourquoi l’éprouvez-vous et comment faire pour qu’il ne vous fasse pas perdre vos moyens ?
Essayez d’abord de décrypter les raisons de votre stress car , il peut atteindre n’importe qui de façon ponctuelle en réaction à un même phénomène ou de façon quotidienne et là il correspond à des réactions de l’ organisme lorsque vous subissez un changement brutal de situation ; votre corps réagit à ce qu’il ressent comme une agression. Les origines du stress peuvent être très diverses, elles vont de la prédisposition héréditaire au vécu dans un environnement favorisant l’anxiété (milieu familial perturbé, trop d’attente des parents par rapport à vos résultats scolaires …).
En fait, le stress provoque une montée d’adrénaline qui peut parfois « booster », dans ce cas c’est plutôt positif mais si, au contraire, il vous donne l’impression de paniquer, si vous avez l’impression de ne plus vous souvenir de rien, alors il est temps de prendre la situation au sérieux.
Bien souvent le stress du « tableau » est lié à un manque d’assurance de votre part qui lui-même peut provenir d’une certaine timidité. Ne pas être à l’aise « sous les feux de la rampe » est un phénomène fréquent que l’on peut souvent surmonter avec un bon apprentissage des cours, voire un entraînement à vous exprimer à haute voix sur différents sujets en vous enregistrant ou devant des familiers qui peuvent intervenir en vous posant des questions.
Pensez fort que vous êtes sur une scène et que vous avez un rôle à jouer (c’est ce que font vos enseignants tous les jours et pas forcément sans stress) ; apprenez à poser votre voix, ne parlez pas trop vite, prenez le temps de respirer, mettez de l’intonation, balayez votre auditoire du regard sans fixer précisément quelqu’un en particulier, ne restez pas statique, ne mettez pas les mains dans vos poches ; souriez, le sourire vous fera paraître serein, au besoin entraînez-vous devant une glace.
Profitez des exposés (vous en avez sûrement à faire) car ainsi vous allez parler d’un sujet que vous aurez vraiment travaillé et que vous maîtriserez bien, en principe mieux que ceux qui vous écoutent et vous verrez qu’alors vous prendrez de l’assurance. Plus vous connaîtrez vos sujets, moins vous serez sensible au stress.
Ne pensez pas que vos auditeurs sont là pour vous piéger, ils ne cherchent pas la faille, ils se montrent en général plutôt bienveillants et à plus forte raison lors de l’oral au baccalauréat (cela fait partie des instructions données aux jurys).
Ayez une bonne hygiène de vie (sommeil suffisant, alimentation régulière, sport..), prenez l’habitude de hiérarchiser votre travail en réalisant un planning, cela vous aidera à maîtriser la situation.
Si malgré cet entraînement, vous n’arrivez pas à vaincre ce stress qui devient alors un handicap, vous pouvez éventuellement exploiter diverses pistes pour trouver une aide (relaxation, sophrologie, acupuncture, homéopathie, phytothérapie, psychothérapie etc.).
Courage !
Je suis en L mais on me dit qu’il n’y a pas de débouchés ?
Quelle angoisse ce fichu bac ! On n’arrête pas de me dire qu’avec le bac L, je ne peux rien faire, qu’il n’y a pas de débouchés, que ce bac est celui des « nuls » alors que moi, je l’ai choisi parce que j’aime le français et les langues et c’est vrai que je n’ai jamais supporté les maths.
Eh oui, c’est vrai que c’est un discours récurrent, pour tout vous dire il est même parfois tenu par les CIO, voire par certains professeurs , mais pour autant, ce n’est pas le moment de vous mettre martel en tête, d’autant plus que je ne pense pas que vous souhaitiez un changement d’orientation au niveau du bac ?
Employez plutôt votre énergie à avoir votre bac L avec brio et réfléchissez à ce que vous aimeriez faire de façon à voir si, pour cela, vous devrez éventuellement faire une année préparatoire pour entreprendre les études de votre choix.
Néanmoins, le bac L vous offre un éventail assez large des possibilités de réussite en fac, dans les domaines des arts, lettres, langues qui vous offrent des débouchés dans les métiers de l’enseignement, la communication, la documentation, l’édition, la culture, l’information, la traduction.
Vous pouvez aussi intégrer des études dans le droit, les sciences humaines, le social ce qui peut vous conduire vers le journalisme, les relations publiques, l’urbanisme, les métiers du social, l’aménagement et tous les métiers qu’offrent le droit (greffier, huissier, avocat, magistrat, police).
Certains élèves se dirigent même vers l’économie et la gestion et y réussissent. Cette voie vous ouvre des opportunités dans les métiers de la gestion, ressources humaines, assurance ou banque ; la licence AES (licence générale d’administration économique et sociale) est la plus adaptée aux bacheliers littéraires.
Il est aussi possible d’accéder à des BTS (brevet de technicien supérieur) dont les spécialités les plus adéquates sont : assurance, communication, notariat, tourisme, ainsi qu’aux DUT (diplôme universitaire de technologies) dont les spécialités les plus adaptées sont les carrières juridiques, sociales, information, communication, techniques de commercialisation. Dans ces deux cursus, vous avez le choix entre la forme scolaire avec stages en milieu professionnel ou l’alternance (partage entre scolarité et entreprise).
Vous pouvez aussi intégrer des écoles spécialisées (préparation en 3 ou 5 ans permettant d’obtenir un diplôme professionnel d’Etat, dans les domaines artistiques, paramédical, social, juridique, commercial…).
De même, vous pouvez vous inscrire en classes préparatoires en vue de réussir le concours d’entrée dans une école normale supérieure après 2 ou 3 ans.
Vous voyez donc qu’il ne faut pas vous fier aux défaitistes ou détracteurs du bac L. Il semblerait même qu’aujourd’hui un certain nombre d’entreprises (Renault, Coca, Siemens, Société Générale et d’autres multinationales) privilégient la diversité des profils dans leur recrutement, estimant que c’est une richesse pour l’entreprise.
On reconnaît aux littéraires d’être plutôt travailleurs et de cumuler des qualités comme la capacité de concentration, l’esprit de synthèse, la rigueur, qui développent de bonnes facultés d’adaptation.
Alors au travail, n’oubliez pas que vos épreuves de première comptent pour le bac !
Je m’ennuie en cours…
Ouf, enfin les vacances, dire que je ne vais pas les voir passer alors que mes semaines de cours sont interminables; je m’ennuie, heureusement que j’ai le rêve, le dessin et mon mobile !
L’ennui en cours atteint un certain nombre d’élèves. Il est parfois difficile d’en trouver les raisons profondes. Elles sont multiples, et cela mérite d’essayer de trouver les motifs de cet ennui si ce n’est déjà fait parce que « les profs ne savent pas nous intéresser » est une explication un peu simplette même si évidemment cela peut être vrai avec certains.
Vous vous ennuyez depuis toujours parce que vous comprenez tout rapidement et que l’école est faite de répétitions ? C’est bien sûr possible mais même si vous avez un QI supérieur à la moyenne, dites-vous que vous avez plutôt de la chance alors ne la gâchez pas car même avec des capacités importantes, à un moment il vous faudra vous mettre au travail et il est difficile de le faire quand on en a pas l’habitude.Peut-être qu’en vous intéressant aux difficultés des autres élèves, vous pourriez en aider certains et y trouver des satisfactions.
A l’inverse, vous n’êtes pas arrivé à vous mettre au travail et vous vous sentez maintenant un peu perdu dans les cours. Vous savez bien qu’il faudrait reprendre tout ça mais cela vous paraît insurmontable. Si pour le moment vos notes restent acceptables, une seule solution : retroussez vos manches, faites le nécessaire pour faire beaucoup mieux, vous en êtes capable et vous serez fier de vous être lancé dans ce défi.
Vous vous ennuyez depuis déjà un certain temps, vous n’avez pas de bons résultats voire mauvais et aimeriez être ailleurs, faire autre chose, ne pas rester assis en classe toute la journée, alors là aussi la solution est de vous prendre en main pour changer les choses. Penchez-vous sur les possibilités pouvant vous offrir une alternative ; pourquoi ne pas envisager des études en alternance ? Vous pourriez avoir un autre rythme, d’autres contacts (entreprise/école), une autre façon de travailler mais ne vous trompez pas, l’alternance est une voie qui peut être riche d’enseignement mais qui est difficile, vous avez plus le rythme d’un salarié qui étudie que d’une étudiant qui travaille ! (l’alternance existe aujourd’hui dans de nombreuses professions, pas seulement des métiers manuels)
Si cela ne vous tente pas, pourquoi ne pas envisager un « break » et chercher ce que vous voulez faire en vivant différentes expériences ou en partant à l’étranger ce qui vous permettrait d’être bilingue ou pour le moins d’acquérir une aisance certaine dans une autre langue. Bien souvent, cela vous permet aussi d’apprendre à vous assumer et vous permet de développer les aptitudes d’autonomie loin du cocon familial.
D’autres raisons, peuvent bien entendu faire que l’ennui prend le dessus, raisons personnelles, difficultés familiales et il est alors difficile de rester attentif à ce qui se passe en classe d’autant plus que dans ces moments là , il est assez courant de se demander « à quoi ça sert ? ».
Ne gardez pas tout pour vous, pensez à vous faire aider, parlez-en à une personne en qui vous avez confiance car à tout problème, il existe au moins une solution, mais nous sommes mal armés pour la trouver quand nous restons seul(e) avec nos problèmes.
Par ailleurs, posez à plat les différents éléments de réflexion, vous êtes en première, c’est-à -dire en fin de parcours pour le bac ; si vous arrivez à passer par-dessus vos difficultés actuelles, il sera plus facile d’entreprendre autre chose une fois le bac en poche, que ce soit recherche d’orientation, expérience professionnelle, départ à l’étranger mais évidemment tout ça vous le savez, non ?













