Je dois « aller au rattrapage » !
Le bac est bien avancé, les épreuves se terminent peu à peu et vous vous apprêtez maintenant à attendre les résultats.
Soit vous êtes sûr que tout s’est bien passé et que cette remise des résultats ne sera qu’une simple formalité, soit vous avez un doute et vous pensez que vous aurez peut-être besoin « d’aller au rattrapage ». Que faire dans ce cas-là  ? Lire la suite
Réussir sa vie sans le bac…
En retard cette semaine pour publier mon billet, j’ai soudainement décidé de changer le sujet que je comptais traiter en regardant il y a quelques minutes un reportage au 20 heures de France 2.
76% : c’est le pourcentage de bacheliers d’une classe d’âge. Plus de trois jeunes sur 4 auront donc leur bac cette année.
Mais pour autant, peut-on trouver un emploi, faire une carrière sans le bac ? Je ne devrais peut-être pas le dire en ce moment mais oui, c’est possible !
A quelles conditions ? Dans quelles branches ? Voici quelques éléments dont il faut tenir compte.
Certes, il existe quelques cas de députés, comédiens, animateurs télé qui ont réussi sans le bac. Mais c’est l’exception. Concentrons-nous plutôt sur d’autres parcours plus accessibles et pour lesquels le travail marque plus significativement le parcours que la chance.
Il semble que ce soit dans le bâtiment que l’on puisse réussir le plus facilement sans le bac, voire sans diplôme. Une condition cependant : du courage ! C’est essentiellement sur ce critère qu’un jeune entrant dans une entreprise de bâtiment sera jugé. Courage au travail, obéissance aux plus anciens pour écouter leurs conseils et progresser rapidement. La récompense arrive souvent rapidement : une progression interne rapide vers des postes à responsabilité même si la difficulté du travail demeure.
Envisager de faire carrière sans le bac est également possible avec un CAP. Le reportage présentait même un jeune homme de 30 ans qui avait ouvert son entreprise de menuiserie avec un CAP et ses affaires marchaient bien.
Un certain nombre de CAP permettent ainsi de trouver un emploi rapidement : ce sera aussi le cas pour la plomberie, les plaquistes, la cuisine…
Voilà qui revalorise très nettement les diplômes de niveau V de l’enseignement professionnel.
Pour autant, si vous êtes en train de passer les épreuves du bac, ne relâchez pas les efforts. Votre bac va vous servir, c’est sûr !
Restons zen !
Les épreuves du bac approchent quand elles n’ont pas encore commencé pour certaines options. Peu à peu le stress monte et ce n’est pas anormal à condition qu’il ne devienne pas bloquant pour réviser et partir serein vers la salle d’examen.
Selon un sondage IPSOS / CGI réalisé pour la MAIF, 65% des élèves et 49% des parents seraient stressés pour le bac. Pour 74% des élèves, les parents seraient une source d’encouragement contre 26% pour qui ce serait une source de stress.
On le voit bien à ce genre d’exemples : se mettre à l’abri du stress est quelque chose de très personnel et la manière que chacun trouve pour le combattre est intime. Il n’y a donc pas de remède miracle mais quelques conseils à adapter selon son contexte et sa personnalité.
Vous n’apprendrez pas vos cours de toute l’année en une semaine ! Pour autant, essayez de ne pas faire l’impasse sur des sujets. Faites en sorte d’avoir des connaissances sur tous les chapitres étudiés durant l’année.
Ménagez votre sommeil ! Inutile de passer des nuits blanches à réviser, ça ne sert à rien. Votre mémoire ne fonctionne correctement que si votre corps est reposé.
Ne passez pas, non plus, des nuits blanches à faire la fête pour vous détendre. Vous connaîtriez les mêmes problèmes de mémorisation et de concentration avec le risque en plus des lendemains de fête difficiles.
Evitez également les excitants qui vous donnent l’impression d’avoir plus d’énergie : c’est un leurre ! Ils ne font que vous énervez davantage et donc… vous stressez. En revanche si vous êtes un fumeur, ce ne sera pas le bon moment d’arrêter la cigarette. Idéalement, il faudrait avoir commencé quelques mois auparavant. La cigarette donne l’illusion de stimuler la réflexion mais ce n’est qu’une illusion ! Pire encore, lors d’une épreuve longue, vous risquez de ressentir le manque et ce peut être un facteur de déconcentration (conseil d’ancien fumeur !)
Et je ne parlerai pas des autres « stimulant » ou soit disant décontractants (alcool, joints…) qui diminuent l’attention, affectent la mémoire et troublent la réflexion.
Pour résumer :
- Ayez un programme précis de révision
- Ménagez-vous des temps de détentes (prendre l’air, lecture, film…)
- Ayez une alimentation équilibrée tout en mangeant des choses que vous aimez et qui vous font plaisir
- Soignez votre sommeil particulièrement les veilles d’épreuves
Et avant le début de chaque épreuve, respirez et gonflez vos poumons à fond 3 ou 4 fois. Cela vous permet d’apporter un maximum d’oxygénation à votre cerveau ; effet relaxant garanti !
Job d’été : il est grand temps d’y penser !
Le troisième trimestre se termine lentement mais sûrement. Qu’allez-vous faire pendant vos vacances ?
Le temps de l’été est souvent le bon moment pour se faire un peu d’argent en trouvant un job pour un mois… ou deux.
Quelques questions à vous poser et quelques réflexes à avoir pour trouver le job qui vous convient et joindre ainsi l’utile à l’agréable.
C’est un juste un job pour vous faire un peu d’argent ou bien vous souhaitez que ça vous apporte aussi quelque chose ? Un épanouissement personnel dans une activité que vous avez vraiment envie de faire par exemple. (Animateur de colonie de vacances, travail en lien avec vos études…)
Souhaitez-vous que ça vous apporte quelque chose de plus dans votre cursus d’études ? Perfectionnement dans un domaine, séjour à l’étranger pour parfaire une langue vivante…
Une fois que vous avez répondu à ces questions (et peut-être à d’autres que vous vous posez), rédigez votre CV en faisant ressortir vos atouts et vos qualités pour les jobs auxquels vous pensez.
Le job d’été est un travail comme un autre et vous n’êtes pas seul à en chercher un. Par conséquent, organisez votre recherche avec le même sérieux que vous le feriez pour décrocher votre stage en entreprise ou votre premier contrat de travail (c’est d’ailleurs une « répétition » intéressante pour votre future recherche d’emploi, plus tard, lorsque vous aurez fini vos études.)
Où trouver des offres ?
Plusieurs possibilités pour cela : les grandes villes organisent au moins une fois par an des forums de recrutement pour l’été dans lesquels sont présents les recruteurs qui recherchent activement : guettez les dates sur le web et présentez-vous dans ces forums avec votre paquet de CV et de lettres de motivation. C’est vraiment le moyen le plus sûr.
Pôle emploi propose aussi une rubrique spéciale « job d’été » dans son moteur de recherche. Vous pouvez tester en cliquant sur le lien suivant : http://www2.pole-emploi.fr/espacecandidat/nicola/InitialiserCriteresPartenaire.do;jsessionid=Ln0FyTfY1C2wnS63rh2tPWg1GKCtRPQCTvC1HvJ5GgztKvmQS0LT!1625880642?mots=jobsete
Gardez bien à l’esprit quelques règles essentielles pour faire respecter vos droits :
- Un job d’été doit faire l’objet d’un contrat de travail (c’est un contrat à durée déterminée)
- En fin de contrat, vous devez signer votre « solde de tout compte » accompagné de votre bulletin de salaire que vous devrez garder précieusement.
- Votre salaire devra être au moins égal au SMIC soit 9,43 euros bruts de l’heure. (vous obtenez votre salaire net en retirant environ 25% de cotisations salariales : soit 9,43 euros – 25% = 7,07 euros)
Enfin deux idées importantes à retenir :
- Evitez le travail au noir qui ne vous apportera que des ennuis et aucune couverture en cas d’accident du travail, par exemple.
- Gardez vos contacts au sein de l’entreprise dans laquelle vous aurez travaillé. Ils pourront vous être utiles plus tard lorsque vous rechercherez votre premier emploi, à condition d’avoir laissé un bon souvenir !
Comment rédiger son rapport de stage ?
Juin approche et c’est bien souvent le mois des stages pour les secondes pro. Vous allez partir en entreprise, observer ce qui s’y passe, participer à son activité. Mais à la fin, le plus important restera à faire : un rapport qui témoignera de ce que vous avez fait, de votre implication et de l’intérêt que vous portez au métier pour lequel vous êtes en formation.
Comment vous y prendre pour rédiger ce rapport ? Voici quelques conseils que vous pourrez enrichir de votre propre expérience.
Un premier principe : penser comment faire son rapport de stage commence avant de partir en stage ! Commencez par penser à  ce qui vous intéresse, ce que vous souhaitez voir plus précisément et aux questions que vous allez poser.
Pendant votre stage, tenez un journal de bord. Prenez un temps chaque soir pour consigner par écrit ce que vous avez fait dans la journée, ce qui vous a intéressé, ce qui vous a surpris, ce qui vous a déçu. Ca vous servira au moment de la rédaction du rapport et ce journal vous apportera une matière inestimable pour faire votre rapport.
Après le stage, n’attendez pas trop longtemps pour faire votre rapport. Profitez d’avoir les idées encore fraîches.
Faites un plan. Idéalement en trois parties.
Il pourrait se composer ainsi :
Introduction
1/ Description de l’entreprise (secteur d’activité, activité principale, année de création, nombre de salariés…)
2/ Votre activité durant votre stage (tâches qui vous ont été confiées, initiatives que vous avez prises…)
3/ Votre avis sur le stage (ce qui vous a plu, ce que vous avez moins aimé, ce que ça vous a appris sur le métier auquel vous vous destinez…)
Conclusion
Vous pouvez éventuellement rajouter des annexes (documents intéressants que vous avez récupérés durant le stage, glossaire des termes techniques utilisés…). Il est cependant important qu’il n’y ait pas plus de pages d’annexe que de pages de rapport !
Enfin, faites attention à l’orthographe et à la syntaxe ! Faites-vous relire par plusieurs personnes ! Même si votre stage s’est bien passé et que votre rapport est bien construit, la clarté du message passe aussi par un écrit dans une langue correcte.
Un stage à l’étranger après le bac ?
Pour ceux qui sont en terminale, dans quelques mois vous aurez votre bac. Vous aurez peut-être envie d’entrer dans le monde du travail mais vous vous dites que sans expérience il sera peut-être difficile d’en trouver.
Et si Léonardo pouvait vous aider ?
Léonardo Da Vinci est le dispositif européen du programme Education et Formation tout au long de la vie. Il permet la mobilité des personnes désireuses d’acquérir une expérience professionnelle en Europe.
Ce programme consiste en une bourse qui vous est versée pour vous permettre d’aller suivre une période de formation en entreprise dans un pays européen. Cette période de formation peut être comprise entre 2 et 26 semaines.
Durant ce stage à l’étranger, vous êtes donc stagiaire sous convention de stage.
Les pôles emploi sont habilités à signer ce type de convention. Il faut donc vous y inscrire.
En effet, après l’obtention de votre bac, c’est le premier réflexe à avoir : se faire inscrire au pôle emploi. Bien sûr, cela ne vous ouvrira aucun droit à indemnité ou rémunération mais vous permettra de rechercher activement un emploi et de demander la signature de ce type de convention si vous souhaitez parfaire vos connaissances et enrichir votre CV.
Profitez-en ; même si vous êtes diplômé depuis moins d’un an, vous avez droit à ce dispositif. C’est une occasion à ne pas manquer avant d’entrer dans la vie active qui vous laissera moins de liberté pour envisager ce type de mobilité.
Je suis invité (e) à mon conseil de classe
C’est une pratique de plus en plus courante dans de nombreux établissements : inviter chaque élève à son conseil de classe, pour la partie qui le concerne, bien évidemment.
Quel est l’intérêt d’une telle démarche tant pour les enseignants que pour l’élève ?
Qu’est-ce que ce temps ne doit pas être ? A quelles conditions est-il intéressant d’y participer ?
Je vous propose que nous y réfléchissions ensemble. Lire la suite
J’ai 15 ans, puis-je travailler sur des machines dangereuses ?
C’est la particularité des lycées professionnels. Evidemment, les règles de l’Education nationale s’y appliquent  mais certaines dispositions du code du travail s’y appliquent aussi, c’est le cas pour l’utilisation des machines dangereuses pour les élèves de moins de 18 ans.
Le code du travail prévoit que l’utilisation des machines dangereuses est interdite pour les mineurs mais pour les élèves de lycées professionnels, cette interdiction peut être levée sous deux conditions :
- si les élèves ont 16 ans
- s’ils suivent une formation technologique ou professionnelle qualifiante (CAP, BEP, Bac pro, BTS…)
Pourtant, de plus en plus d’élèves de moins de 15 ans sont accueillis aujourd’hui en lycée professionnel. Il fallait donc trouver un moyen de leur permettre de suivre des études en utilisant tout le matériel et outillage nécessaire à l’apprentissage du métier.
Dans la mesure où la formation effectuée par les élèves est accompagnée de période de formation en entreprise (stage), ils ne relèvent donc plus de l’obligation scolaire à temps plein mais sont assimilés aux « adolescents » au sens européen du terme. Et comme une directive européenne prévoit que les « adolescents » peuvent bénéficier de dérogation pour travailler sur machines dangereuses, rien ne s’oppose à ce qu’ils puissent intégrer des filières soumises à ces dérogations.
A chaque début d’année, le Proviseur du lycée communiquera :
- l’autorisation du (ou des) professeurs incluant la liste des élèves concernés,
- la liste des machines et équipements, par classe ou par groupe d’élèves
- la liste des travaux dangereux indispensables à la formation du groupe
- l’avis médical délivré par le médecin de l’Education nationale.
Plus rien n’empêche donc les élèves de moins de 16 ans de choisir le parcours de formation qui les attire.
Ai-je intérêt à bachoter ?
Le second trimestre va bientôt s’achever et pour ceux qui sont en terminale, le début du troisième trimestre va aussi marquer l’approche des épreuves du bac.
Comment organiser cette période pour finir de se préparer au mieux à l’examen ? Faut-il céder au bachotage pour se rassurer ? Est-il risqué de faire des « impasses » ?
Si vous avez peu travaillé pendant l’année, le temps presse et vous vous dites qu’il faut trouver une solution pour rattraper le retard et disposer des connaissances minimum.
Eh oui ! Vous allez donc bachoter… Mais attention le bachotage comporte des risques. Il faut les connaître pour pouvoir les déjouer et n’utiliser cette technique que de façon très exceptionnelle.
Le premier risque du bachotage est d’apprendre sans comprendre. Dans ce cas, apprendre ne sert à rien car vous n’arriverez pas à remobiliser vos compétences le moment venu.
Bachoter augmente également le stress en période d’examen. Tout d’abord parce que le temps d’apprentissage se passe sur un temps réduit et maintient le cerveau en perpétuelle « ébullition ». La peur de ne pas être au point au moment de l’examen peut également jouer un rôle consciemment ou inconsciemment.
Plus vous vous y prendrez tôt pour réviser en vue de l’examen de fin d’année, plus vous aurez des chances de rendre ce temps de révisions utile.
En effet, quoi que vous fassiez, vous ne pourrez rendre l’apprentissage efficace qu’en repassant plusieurs fois sur ce que vous devez apprendre. Bachoter une semaine avant l’examen ne peut pas fonctionner. Autant vous y prendre dès maintenant pour ménager votre cerveau et le mobiliser au moment où vous en aurez le plus besoin.
Prenez donc le temps d’emmagasiner ce qui est nécessaire au fur et à mesure. Certaines choses prennent du temps, il faut l’accepter.
Je suis « dys », puis-je faire des études supérieures ?
Depuis le début de votre scolarité, vous avez du mal à lire, à écrire ou peut-être à compter.
On vous a peut-être souvent répété « qu’il fallait faire un effort » et malgré tous les efforts, vous ne voyiez pas comment vous y prendre pour surmonter vos difficultés…
Un jour, quelqu’un a compris que le problème était ailleurs : on vous a découvert une dyslexie ou une dyscalculie ou une autre « dys »…
Depuis vous vous posez beaucoup de questions : comment poursuivre vos études, obtenir votre bac, continuer dans le supérieur ?…
Il faut d’abord savoir que si vous êtes dans ce cas, vous n’êtes pas seul : on estime, en effet à 10 à 15 % le nombre de personnes à souffrir de l’un des ces troubles de l’apprentissage. La dyslexie est sans doute le trouble le plus répandu. Il toucherait 8 % des élèves d’une même tranche d’âge.
Pourtant, ces élèves poursuivent pour certains, des études et même si le chemin à emprunter peut se révéler plus long et demander plus d’efforts, beaucoup d’entre eux aboutissent.
Renseignez-vous tout d’abord sur vos droits : en particulier, le quart temps aux examens.
En effet, selon le niveau de votre handicap et si vous l’avez fait reconnaître, vous avez droit à un quart de temps supplémentaire au moment de vos examens mais aussi de vos devoirs en classe…
Demandez à ce que des épreuves spécifiques soient organisées pour vous.
Acceptez de prendre du temps. Votre cursus d’études sera peut-être plus long que pour d’autres mais inutile de vouloir aller aussi vite que les autres si ça doit vous faire arriver dans une impasse.
Il existe plusieurs chemins pour arriver à un diplôme, si votre « dys… » vous demande plus de temps de travail qu’à d’autres, n’hésitez pas à emprunter un chemin moins direct qui vous laissera le temps de faire les choses à votre rythme.
Personne ne vous demandera à quel âge vous avez obtenu votre diplôme. En revanche, on vous demandera certainement d’avoir le diplôme nécessaire au poste que vous visez !













