Etre “actif” pour un jeune doit-il se réduire à avoir un premier salaire ? Et si l’on est pas actif, une partie de la jeunesse serait-elle “passive” ? Le problème que pose cette expression de “jeune actif” utilisée par tous (publicitaires, politiques, journalistes…) n’est pas dans ce qu’elle définit mais plutôt dans ce qu’elle ne montre pas.
JEUNESSE : ça va les clichés ?
Nous sommes les grands perdants de cette élection présidentielle. Pourquoi ? Non pas que nos candidats soient stupides, non pas qu’ils soient méchants, mais le problème tient dans le fait que nos candidats sont… vieux. Résultat ? Les jeunes sont tentés par l’abstention ou les extrêmes. La campagne ne leur dit absolument rien, et pour cause…
Etre vieux, c’est déjà souvent un problème en soi.
C’est une anecdote, juste comme ça en passant. Mais chacun sait ce que les faits anodins racontent de nous… J’ai 21 ans, je suis en 4ème année dans un Institut d’Etudes Politiques de province. J’habite avec deux amies, qui font partie de ma promo, et mon chat. J’ai un copain qui habite loin alors on essaie de se voir un week-end sur deux. Je rentre aussi de temps en temps chez mes parents, on s’entend bien. Voilà.
Jeunes de France, levez-vous ! Jeunes de France, exprimez-vous ! La crise économique qui frappe le monde et n’épargne pas notre pays est aussi une crise sociale et politique. La jeunesse s’y trouve marginalisée, à la fois socialement, géographiquement et professionnellement. Aujourd’hui en France, le chômage des jeunes a dépassé les 23%. La dette d’un nouveau-né dépasse les 26 000 €.
On peut suivre la politique sans la comprendre. On peut la comprendre, sans la suivre. Mais doit-on forcément tout comprendre, pour se faire entendre ? Trois lycéens témoignent de leur rapport à la politique.
En bonne petite adolescente qui voit le conflit de partout, je répondrai non. Non, non et non. Alors comme cela on ne serait pas capable de réfléchir par nous-mêmes ? On ne ferait que recopier piteusement le modèle de nos parents, sans originalité aucune ? Faux. En effet, dans un premier temps le scrutin peut apparaître comme un moyen de se démarquer, de se rebeller contre des idées trop entendues.
Après avoir longtemps été laudateur et teinté de “jeunisme”, le discours public sur les jeunes s’est progressivement durci. Aujourd’hui, 49 % des Français ont une image négative de la jeunesse. Ils lui reprochent d’être individualiste (70 %), irresponsable (56 %), de ne pas se prendre en main (62 %), de ne pas être solidaire (51%)… C’est dans ce terreau de défiance que certains préjugés sont nés et ont fini par s’imposer.
Cheveux coiffés à la Justin Bieber qui volent au vent. Boutons d’acné qui pullulent sur le nez. Voix en pleine mutation qui ne comprend pas ce qu’elle dit. Voilà aujourd’hui l’image, le cliché qui nous collent, à nous, jeunes.
Le marketing, la publicité, le marché, les médias parfois, défendant leurs intérêts - financiers la plupart du temps -, essaient de nous en convaincre et y arrivent, c’est là le drame : il y a une espèce jeune, qui pense de manière uniforme, qui se comporte de manière uniforme, qui parle de manière uniforme, qui consomme de manière uniforme.








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