Souvenons-nous : depuis la Révolution française la solidarité a été un étalon de mesure des Etats modernes. Ce n’est que par un glissement idéologique qu’elle est aujourd’hui uniquement considérée comme une charge publique. Or, aucune société ne peut fonctionner de manière apaisée sans solidarité. Si on coupe les ponts entre les générations, si on trace des frontières imperméables entre les jeunes et les plus anciens, souvent perçus uniquement comme des coûts, il y a un risque de déliquescence d’une certaine forme de contrat social.
ENGAGEMENT : envies d'agir pour qui pour quoi ?
Pour l’entrée en campagne du président de la République, l’Arcadium d’Annecy est plein à ras-bord. 5000 personnes ont fait le déplacement pour voir « Nicolas ». Les « jeunes pop », chauffés à blanc, ont envahi la fosse tandis que le reste de l’assemblée, majoritairement composée de seniors et de chef d’entreprises annéciens, est plus en retrait.
« Il sait qu’il sera bien accueilli ici, la Haute-Savoie est une terre de droite » chuchote une dame placée derrière moi.
A l’heure de l’élection présidentielle et du déferlement médiatique de la parole politique dans l’espace public il faut savoir que seul 13 % de la jeunesse française fait confiance aux partis politiques*. Pourtant certains d’entre eux font tout de même le choix de s’engager politiquement, d’aller tracter le dimanche matin, de traverser la France pour participer à des congrès et de soutenir des candidats qui ne seront sans doute pas élus.
Oui je suis communiste, et oui je suis fier de l’être ! Déjà, ça c’est dit ! Et pourtant je peux vous affirmer qu’aujourd’hui les réactions “anti-bolchéviks” sont pires que jamais. Nous avons eu dernièrement comme exemple Jean-François Copé, qui criait à la montée du “Léninisme” durant la primaire socialiste. Un mot qu’il ne comprend sans doute qu’à moitié, mais qui incarne dans son esprit le MAL.
Dans le cadre de la convention nationale UMP du projet 2012 qui se tenait à Lyon le 29 novembre, nous sommes allées à la rencontre de deux jeunes militants UMP. Marine Courtaut, 20 ans, s’occupe des jeunes UMP du Rhône depuis deux ans. Elle a adhéré à l’UMP en 2008. Florian Maître, 21 ans, est le responsable des jeunes de l’UMP de Savoie. Il adhéré à l’UMP en 2006.
Le 19 novembre 2011 se tenait à Strasbourg le congrès du Mouvement des Jeunes Socialistes auquel s’ajoutait le “festival du changement”, un meeting de campagne de François Hollande.
Trois étudiants de Télésorbonne ont couvert cet évènement. En voici quelques morceaux choisis entre discussions internes du congrès, propos de militants, discours de François Hollande sur la jeunesse et festivités…
Choisis ta France ! Les Jeunes Frontistes font désormais partie de la campagne présidentielle. Au FN, la fédération jeune a été créée pour les élections présidentielles. Nous avons assisté à la première table ronde du FNJ, à Paris, dans le 13ème. Les jeunes se réunissent tous les mercredis soir pour parler d’un sujet et pour apprendre “à déguiser leurs idées”. L’objectif est de former une équipe militante. Nous avons donc essayé de comprendre les idées de ce parti et les motivations des jeunes frontistes.
Henri-Pierre, Martin et Raphaël, trois militants adhérents du Mouvement des Jeunes Socialistes ont accepté de répondre à nos questions. Engagés respectivement depuis 6 ans, 1 an et 6 mois, originaires de Clermont-Ferrand, ils ont fait le déplacement jusqu’à Strasbourg pour participer au Congrès du MJS des 18, 19 et 20 novembre.
A l’âge des premières clopes (même si les jeunes commencent à fumer de plus en plus tôt, mais là n’est pas le débat) et des sorties en cachette avec les copains, à l’âge des premières amours et de l’entrée dans la vie de jeunes adultes sanctionnée notamment par le baccalauréat, les jeunes se politisent et choisissent leur camp.
Au soir du second tour de la primaire socialiste, une équipe vidéo s’est rendue au siège du parti à Solférino et au QG de campagne de François Hollande pour recueillir les premières impressions des militants.
Jérémie Poiroux, Clément Bouquet, Samuel Verrier & Geoffrey Boyer, journalistes jeunes
Spring Team
Le rendez-vous des Jeunes Populaires se tient relativement souvent dans le QG du parti et a pris pour habitude de recevoir une personne politique du gouvernement (rassurez-vous, il ne s’agit pas d’une lapidation d’une personne de gauche). Le 21 septembre, ce fut au tour de Bruno Le Maire, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire, de répondre aux questions des jeunes optimistes à la réélection de Nicolas Sarkozy.
Le meeting politique, c’est tout un concept. L’idée est de renvoyer aux médias l’image d’une salle pleine à craquer de militants qui applaudissent à tout rompre une personnalité politique, quoi qu’elle dise. Le moyen idéal pour booster une équipe en pleine campagne et attirer les journalistes sur un événement bien maîtrisé, souvent sans dérapage… Voici quelques conseils pour journalistes jeunes paniqués…!
En 2007 et 2008, suite aux dernières élections présidentielles, j’ai décidé de m’engager dans un parti politique. Je ne dirai pas duquel il s’agit : cela importe peu, d’autant plus que j’ai de bonnes raisons de croire que ce que je vais critiquer est commun à tous nos grands partis.








(4.57 out of 5)
(3.73 out of 5)
