Ces sondages qui font les résultats
Dans: CITOYENNETÉ : voter et alors ?
Alors que les Français se préparent à voter dimanche, l’élection présidentielle est-elle déjà jouée ? C’est la question qu’on peut légitimement se poser depuis quelques semaines. Explications. Rolling IFOP- Fiducial pour Paris Match/ Europe 1, sondages CSA pour BFMTV/ 20 Minutes, TNS Sofres pour i>Télé, BVA pour Orange, OpinionWay pour Le Figaro… 2012 est un très bon cru pour les instituts de sondages.
Certes, ces enquêtes d’opinion donnent une photographie de l’opinion à l’instant T. Leur méthodologie, dans la plupart des cas, n’est pas remise en cause. Pourtant, cette overdose sondagière a certainement des effets pervers. Combien d’électeurs renoncent à voter pour tel candidat plus proche de leurs convictions parce que les sondages montrent qu’il n’a aucune chance d’accéder au second tour ? Les sondages reflètent les dynamiques, mais l’excès de sondages contribue à les fabriquer.
D’autant plus que ces sondages sont abondamment commentés dans les médias. Dans l’émission Des Paroles et Des Actes, où les dix candidats à l’Elysée disposaient du même temps de parole, David Pujadas a cru bon de rappeler le score de chacun de ses interlocuteurs dans les enquêtes d’opinion avant même de leur donner la parole. Les règles strictes du CSA n’y auront donc rien changé, tout contribue à dresser un mur entre petits et grands candidats.
Le malaise vient aussi des politiques eux-mêmes. Quand Nicolas Sarkozy évoque le débat de l’entre-deux-tours avec François Hollande, quand des responsables du MODEM, dont le président de la section de Sciences Po, torpillent la campagne déjà chancelante de leur poulain en appelant à soutenir Hollande, on se dit que le premier tour a déjà eu lieu.
Au jeu de l’excès de confiance, ce sont les socialistes qui battent des records. Les contours du gouvernement de François Hollande sont déjà dessinés à la une du Monde. Les prétendants se placent sans grande discrétion. Pire, quand le président de la région PACA, Michel Vauzelle, interrogé par France 2 à Roissy, déclare : « Je vais au Mexique préparer le G20 pour le futur président », cela ne choque personne. Certes, on peut pointer du doigt le délai – beaucoup trop court en France- entre le second tour et l’investiture, qui oblige à se préparer en amont. Mais le fait que cela transparaisse à ce point dans les médias est troublant.
Le 22 avril, Nicolas Sarkozy et François Hollande (l’ordre importe peu) seront qualifiés pour le second tour. Le 6 mai, François Hollande sera élu président de la République. Circulez, y’a rien à voir. Vraiment, pas besoin d’aller voter.
Nicolas Davila, étudiant et chef du service politique de Sciences Po TV , la télé des élèves. Suivez-le sur Twitter @sciencespotv

















Dimanche environ 50% vont voter pour le candidat PS + le candidat UMP. Que vont voter les autres ? C’est une question digne d’intérêt même si il est sûr et certain que 8 candidats n’auront pas accès à la finale.
Mais que le FN soit à 5% ou 20%, ne crois-tu pas que ça change quelque chose ? De même que Mélenchon soit à 20% ou 5%, cela change tout ! Autre exemple, la candidate écolo qui fera peut-être moins de 5% !
Tu ne peux pas inciter les gens à ne pas voter, ou alors c’est abandonner ses convictions politiques… Encore moins un mec qui a le statut de chef du service politique de sciencs po TV ! Il faut changer ces choses là c’est vrai, les sondages ne sont pas de bons outils de débat ^^
Et bien justement, amusons-nous à les faire mentir ces sondages ! Ce ne sont pas 37 000 journaleux qui détiennent l’ensemble de la souveraineté nationale tout de même ! Ils ont se drapent du manteau de la démocratie, mais au fond ce ne sont que des charognards avides de sensationnalisme.
Alors français de gauche ou de droite le 22 et le 6 on se bouge, on vote !
Quel intérêt d’interdire les sondages 48H avant le vote, pourquoi pas une semaine comme en 2007 ? Pourquoi pas même 1 mois ? Un sondage a un impact sur le suffrage, combien iront voter utile le 22 avril ? Stop aux sondages ! On passe plus de temps à analyser les derniers résultats qu’à débattre des idées.
La dernière phrase est de trop.
C’est clair Jérémie, c’est la petite phrase troll pour inciter les gens à réagir. Attention de ne pas tomber dans le panneau du journaliste intéressé par sa réputation.
En effet, cette phrase est réfléchie et vous voyez, elle m’a fais écrire un commentaire. Mais cet article dit clairement que le vote est inutile.
Après, il faut voir ce qu’est le vote –> CF commentaire de @Ludovic