Présidentielle : ces débats qui nous ont été volés !
Dans: CITOYENNETÉ : voter et alors ?
Dans moins d’un mois, nous saurons enfin qui ne présidera pas la France durant les cinq prochaines années. Ce sera là l’aboutissement d’une longue campagne électorale débutée en octobre dernier. Tout juste citoyen, je me préparais alors à suivre cette campagne avec intérêt afin d’accomplir au mieux mon devoir civique. J’imaginais encore que les crises économiques, environnementales et sociales contraindraient les différents candidats à avoir des propositions à long terme et une importante réflexion sur l’orientation à donner à la France.
Mais à cet optimisme a rapidement succédé l’inquiétude car les sujets importants sont abordés trop superficiellement quand ils ne sont pas absents du débat. Oublié le développement durable et responsable de la France. Oubliée l’éducation performante et égalitaire. Oubliés tous ces sujets ancrés dans la réalité plutôt que dans l’idéologie. Oubliés ces sujets qui pourtant contribuent à créer un avenir.
L’environnement : absent de la campagne
Au cours du Sommet de la Terre de Rio en 1992, le réchauffement climatique fut reconnu comme une préoccupation internationale. En réponse, le protocole de Kyoto engage les états à réduire fortement leurs émissions de gaz à effet de serre. Malgré cela, la réduction de notre empreinte carbone n’apparaît nullement comme une préoccupation de ces élections. Les écologistes eux-mêmes ne sont plus audibles sur ce point. Pourtant, outres les enjeux sur la biodiversité et nos conditions de vie, la réorientation vers un développement durable est nécessaire pour l’économie et l’indépendance de la France. Prenons le cas de l’énergie, plus de 50% de notre consommation est importée chaque année principalement sous forme de pétrole et de gaz. Elle représente ainsi plus de 40 milliards d’euros, soit les deux tiers du déficit commercial ou l’équivalent de deux millions de salariés rémunérés au SMIC. Au vu de ces chiffres, l’avenir est-il de perdre nos capitaux dans une énergie sale ou bien de créer des emplois et faire vivre une économie locale ?
En comparaison de 2007 et du pacte écologique de Nicolas Hulot, le développement durable est le grand absent de 2012. Or le réchauffement climatique n’attendra pas que les politiciens se préoccupent de lui pour se manifester, il est donc impératif que la question soit remise au cœur du débat.
Des rustines contre un naufrage de l’éducation !
Mais à ces dangers environnementaux s’en ajoute un autre, celui de l’éducation ou plutôt du naufrage du système éducatif. Le modèle actuel n’a pas été revu depuis 1968, date de l’instauration de la mixité et d’une éducation plus proche de l’enfant. Cependant, en plus de quarante ans, la société a considérablement évolué modifiant nos attentes envers l’éducation. Les compétences requises de nos jours ont dépassé les matières traditionnelles pour englober les nouvelles technologies, les langues étrangères et l’économie mais l’École n’a pas suivi et se trouve ainsi en décalage par rapport à nos besoins. De plus, elle traverse une crise de confiance ; l’éducation n’apparaît plus comme une chance mais comme une contrainte ; en cause, un système basé uniquement sur l’uniformisation de la masse plutôt que sur les capacités de chacun.
L’éducation sombre chaque année un peu plus vite et les quelques rustines comme les réformes du lycée ou des universités ne remplacent et ne remplaceront pas la nécessité d’une révision urgente du système. Car l’éducation c’est l’avenir, le manque de considération des candidats sur ce point est particulièrement consternant : une fois de plus, on nous propose des mesures sous-dimensionnées qui ne résoudront en rien le problème.
Le chômage, la dette, la précarité… on n’en parle plus ?
Comme si ces défis éducatif et environnemental ne suffisaient pas, il faut en plus que nous affrontions des peurs, celle du chômage contre lequel on ne présente pas de solution, celle de la société de consommation qui réduit l’individu au seul consommateur, celle de devoir payer les dettes de nos aînés. Nous pourrions également parler de la précarité dans laquelle vivent de nombreux Français, ou bien de la nécessité d’un système de santé pérenne. Nous devrions certainement nous rappeler que les crises alimentaires ne sont pas du passé mais du présent, que la principale cause des conflits sur le globe n’est pas le pétrole mais l’eau et qu’il n’y a pas de question plus cruciale que celle de l’accès à l’eau potable pour chacun, en tous lieu et en tous temps. Bien que ces questions soient primordiales, elles restent pourtant ignorées de la politique. Jamais dans toute l’histoire de la République le futur n’aura été traité avec autant de désinvolture.
Et demain, après les élections ?
Les politiciens nous disent que la jeunesse est leur priorité. Mais que font-ils depuis toutes ces années ? Que réaliseront-ils durant ce futur quinquennat ? Bien peu, cela ne rapporte pas de voix et effraye une population trop peu concernée. Alors demandons-leur : “Et demain : y pensez-vous ?”. Car, si pour eux demain ce sera au mieux la retraite, pour nous ce sera la vie. Alors qu’ils arrêtent de penser “on verra plus tard”, car plus tard ce sera déjà trop tard. Et ce sera nous, les jeunes d’aujourd’hui et ceux à venir, qui en subirons les conséquences. Reprenons en main cet avenir que d’autres n’ont pas su nous préserver et ne le craignons plus.
C’est de notre engagement que naîtra le futur alors agissons, en n’oubliant jamais qu’il y a un demain et que nos actes ont toujours des conséquences. Et si d’aventure vous croisez un de ces politiciens que seul intéresse son présent politique, conseillez-lui de méditer à cette phrase de Saint-Exupéry, “Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants”.
Flavien Mabire, 18 ans, étudiant















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bonjour
j’ai 60 ans et je suis un peu déçu par les nouvelles générations qui paraissent de plus en plus formattés ,ils vont votés pour les meme partis que leurs grand péres ou péres,ils vont finir dans les memes chantiers,dans les memes usines,dans les memes bureaux avec les memes uniformes costard cravates.
c’est une génération googoliser,facebookiser qui va droit vers la pensée unique.
le formatage est encore plus visible avc les jeunes animateurs radio ou tv,tous le meme style bien propre sur eux,meme langage
Il y a justement une lettre ouverte à François hollande du club acsb qui circule sur le net en ce moment et qui suscite le débat
Je n’ai malheureusement plus votre âge … Mais comme je vous comprends ! Votre démarche n’est si loin de la mienne dans mon journal d’une citoyenne indécise… Allez encore quelques jours !
Arrêtons de se voiler la face…
J’ai 24 ans, et je n’ai pas peur de bosser 50 heures par semaine pour une multi-nationale…Pour gagner de l’argent et avoir du travail…il faut travailler..!
Une politique sociale ne pourra jamais nous permettre d’améliorer le système économique…
Et il est à noter pour les supporters de notre cher J-L Mel. qu’il faudra toujours des patrons pour qu’il y ait du travail et des employés…
A bon entendeur..
@Benjamin : et vous profitez de la vie – et de votre argent durement acquis – à quel moment ? Et puis, à 24 ans, quand on fait un travail qui nous plaît, en étant célibataire, ça va c’est facile de travailler 50 h/sem. Mais vous verrez dans 20-30 ans et deux enfants plus tard que ce sera différent. Et mettez-vous à la place de ceux qui ont un travail physique difficile…
Connaissez-vous l’auto-gestion ? Les professions libérales ? Pas de patron, et pourtant il y a du travail.
De plus, il ne faut pas croire que Mélenchon est anti-patronat, il veut juste rétablir un meilleur équilibre, plus d’égalité entre les patrons et les salariés. Vous qui ressortez le « travailler plus pour gagner plus », pensez-vous qu’un patron qui gagne 100 fois plus que les ouvriers de son usine travaille 100 fois plus longtemps ?
A méditer…
Autre grand thème complètement absent de la présidentielle, et dont tout le monde a l’air de se foutre : LA DETTE NATIONALE.
La faute à qui?
Aux français bien sûr en premier lieu. Parlez-leur endettement national, et vous êtes le rabat-joie de service… Aux politiques aussi en second lieu, qui ne voudraient surtout pas contrarier leurs électeurs. C’est circulez y’a rien à voir!!
Mélenchon, Artaud, Poutou : « Les riches paieront » – tellement simple!
Hollande : « Ré-enchantons le rêve français! » – à coup d’impôts sans aucune mesure d’économie.
Sarkozy : « non remplacement d’un fonctionnaire sur deux » – Ils sont donc responsables de tous nos maux… tellement insuffisant!
Le Pen : « Immigration zéro, sortir de l’Europe » – politique d’un autre âge.
Seul Bayrou en parle, ce qui le mène tout droit au rôle de quatrième voire cinquième homme de la présidentielle. On a les politiques que l’on mérite.
Je ressens un peu la même chose, une certaine déception sur la globalité de cette campagne…
Oui, les média aux ordre cachent le fait que la France est vendue à Bruxelles :
-75% des lois sont imposées aux parlementaires
-3 des plus importants dirigeant européens sont aux ordre de Goldman Sachs : Draghi, Monty et Papademos
-Le MES voté par la droite avec la complice abstention de la gauche nous retiré le droit de voter nos budgets
Si les citoyens avaient été informés Marine aurait fait 30 au lieu de 18.
Ce n’est que partie remise !
Ressortez ces archives dans 2 ans et vous rirez jaunes.
J’ai vraiment apprécié cet article même si c’est dommage que vous ne parlez pas de la dette (pourtant en accord avec la citation de Saint-Exupéry). J’ai une question à posée à tous: quelles sont selon vous les principales mesures à mettre en oeuvre pour baisser le chômage? Si vous avez des idées originales n’hésitez surtout pas!