2012 est a vous

Chômeur, – de 25 ans, sans indemnité… de l’espoir quand même

Comme 25 % des jeunes actifs français de moins de 25 ans, je suis au chômage. Cela dure depuis cinq mois désormais. Même si je suis plutôt de nature optimiste et opportuniste, voici les expériences qu’on peut avoir dans cette situation : l’énervement face au système de Pôle Emploi, la solitude malgré un large temps libre, subir la pression de la société.

Un petit tour par Pôle Emploi et puis rien

Pour être chômeur, tout commence par la case inscription à Pôle Emploi. En fin d’étude depuis septembre, je m’y suis donc inscrit. D’abord par Internet, puis on obtient alors un premier rendez-vous avec une personne qui complète le tout sur place. Comme vous n’avez pas travaillé avant, vous ne touchez aucune rémunération. Ce point me paraît d’ailleurs logique, même si certains collègues de sortie d’études touchent quand même de l’argent pour les mois de stage ou de job d’été réalisés ces deux dernières années (minimum 4 mois si je ne m’abuse). Nous ne partons donc pas tous sur la même lancée, même si personnellement je n’ai pas de soucis de logement car je vis encore chez mes parents, tel un Tanguy forcé.

Pourtant, nous sommes soumis à la même contrainte que ceux qui touchent des indemnités. Et c’est là le plus agaçant. Chaque mois, nous devons réactualiser notre situation et dire si nous sommes toujours en situation de chômage. Et oui, il ne faudrait pas qu’on fraude ! Même si on ne touche pas un Kopeck de l’État ? En fait, le vice va plus loin que l’argent. Car c’est le nombre de chômeurs qui va être embêtant pour les autorités. Si vous n’avez donc pas joué le jeu de l’actualisation de votre situation, vous serez radiés des listes du chômage. Pas bête pour faire baisser le nombre de demandeurs d’emploi, il fallait y penser, l’UMP l’a fait.

Parlons aussi du site Internet de Pôle Emploi. C’est sûrement le site le moins pratique de France. Des détails, bien sûr, mais qui comptent. Il faut batailler pour se connecter. Rien que ça, ça décourage énormément. On reçoit des tas de courriers de convocations, mais on ne peut pas répondre par Internet pour dire qu’on est absent par exemple. Il faut envoyer un courrier avec le coût du timbre en prime ou aller sur place pour remettre le papier. Quel est l’intérêt d’avoir un site Internet alors ? Aucune messagerie possible. Continuons de faire des courriers inutiles, ça ne pose vraiment aucun problème économique et écologique…

Autre contrainte qui n’en est pas vraiment une, le rendez-vous avec votre conseiller tous les mois. En réalité, c’est tous les deux mois car votre conseiller (qui me l’a avoué elle-même) ne peut pas recevoir tout le monde chaque mois. Il y a trop de monde. Mais ceci n’est pas nouveau. Ceci dit, votre conseiller Pôle Emploi ne va pas être là pour être votre conseiller d’orientation. Il va vous indiquer les démarches que vous devez faire pour trouver un travail, en évoquant tout ce qui existe et qui pourrait vous aider (associations, CCI, etc). Dans mon cas (et c’est là le plus drôle), Pôle Emploi ne reçoit pas les annonces d’emplois concernant les métiers de journalistes ou très peu… Vous voyez là que ce service me semble devenu beaucoup moins utile. Je dois donc « travailler mon réseau », équivalent pour moi de « lécher les bottes à d’éventuels employeurs » qui me prendraient, du coup, par piston. Drôle de monde de l’emploi.

Mais que fait un chômeur de ces journées ?

Il y a le bon et le mauvais chômeur. Mais en général, je crois pouvoir affirmer qu’un chômeur a beaucoup de temps et peu d’argent. C’est le contraire du salarié, qui lui a peu de temps mais beaucoup d’argent. C’est là que l’équation sociale devient un peu foireuse où le chômeur veut voir ses amis qui n’ont pas de temps libre (sauf s’ils sont chômeurs) ou alors qui ne peut pas venir à la soirée dans un bar parce qu’il a déjà épuisé ses fonds la semaine passée. Heureusement, quelques verres solidaires permettent parfois d’effacer ces problèmes.

Le chômage pourrait s’apparenter à un glissement de terrain progressif où votre branche de remontée est votre motivation. Autant dire que si vous n’êtes pas sûr de votre choix d’orientation, ça peut vite finir à bosser chez MacDo. La baisse de motivation peut alors s’avérer très dangereuse. Votre chute ne sera que plus rapide en fonction des facteurs économiques qui vous entourent. Vous avez un loyer à payer ? Pente raide. Vous habitez chez vos parents ? Pente douce. Un autre facteur qu’on entend souvent pour les chômeurs, l’heure de levée le matin. Si on se lève avant 9h, c’est que vous êtes encore bien motivé. Après 11h, ça commence à devenir inquiétant à moins d’avoir des activités nocturnes qui finissent tardivement.

La pression de la société

Au final, être chômeur ce n’est pas très gai. Voir dévastateur pour le moral. Vous êtes isolé dans votre recherche d’emploi. Vous ne rencontrez pas grand monde et en plus de ça les gens veulent que vous trouviez un travail le plus rapidement possible. Parce que le chômage, c’est limite la mort à leurs yeux. J’ai déjà largement entendu des potes dirent « tu devrais en profiter pour faire des petits boulots, quitte à gagner un peu d’argent ». Sauf que là, vous n’êtes plus étudiant et vous voulez faire votre métier de vocation. On arrive donc là où le bât blesse. Le moment où vous êtes acculé à travailler dans un métier qui ne vous plaît pas. Vous prendrez ce qui passe, parce que la vie vous rattrape.

J’ai pu en discuter avec des parents lors de mes dernières vacances (oui pour un chômeur ce mot à un sens spécial). Leur fils de mon âge était au chômage pour finalement accepter un autre emploi, qui n’avait rien à voir avec le domaine d’étude. Quelle tristesse ! Durant des années, on nous a dit, promis, que nos études nous serviraient. Et nous voilà à prendre les mauvais choix de vie. Nous nous condamnons à accepter de vivre à moitié épanoui, pour une durée indéterminée. Je n’ai pas encore franchi ce cap car mes convictions sont beaucoup trop fortes pour ça. C’est peut-être aussi ce qui me freine dans ma progression professionnelle. Car aujourd’hui, les valeurs de courage, d’honnêteté et les convictions ne sont pas bien reçues la plupart du temps. Il faut plus être roseau que chêne et je le déplore.

Il ne reste donc plus que l’espoir. Celui de trouver un travail rapidement, celui d’avoir de la chance, celui d’éventuelles actions politiques qui influeraient sur notre situation. Et heureusement, nous savons le faire, car sans espoir, la vie n’a plus de sens. Les chômeurs ne voteront pas pour Nicolas Sarkozy en 2012, c’est une évidence.

Ludovic Chataing, jeune journaliste. Suivez-le sur Twitter @networkludo et Google+

Be Sociable, Share!
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (42 votes, average: 3,19 out of 5)
Loading ... Loading ...

Commentaires

10 Commentaires to “Chômeur, – de 25 ans, sans indemnité… de l’espoir quand même”
  1. sum dit :

    Je comprends tout à fait que le chômage soit une situation affreuse à vivre et que l’on ne peut véritablement en parler qu’en ne l’ayant vécu. Pour ma part ma seule expérience en ce domaine, je la tiens indirectement de mon frère de 30 ans au chômage depuis 2 ans ( mais lui vit paradoxalement très bien cette situation et souhaite y rester le plus longtemps possible pour les allocations… comme quoi il faut de tout pour faire un monde).

    Je comprends aussi que lorsque l’on a fait des études dans un domaine précis, c’est pour exercer un métier qui soit en rapport avec ce que nous avons appris pendant ces années.
    Vous allez me trouver sévère , sûrement, mais finalement j’essaie d’être réaliste.

    Il y a une situation que l’on ne peut ignorer: certaines études bien que passionnantes et épanouissantes ne débouchent que sur des domaines très spécialisés où les places sont chères et peu nombreuses. C’est le cas du journalisme, mais aussi des études à caractère littéraire (histoire de l’art, philosophie, sociologie et autres).
    Mais nous devons choisir notre orientation en prenant en compte ce facteur. Et nous devons nous poser les bonnes questions: dans quels secteurs recrute-on le plus ? Comment concilier mes intérêts, mes passions avec le marché du travail ?

    Aujourd’hui, certains domaines sont plus porteurs que d’autres: informatique, audit, gestion des risques dans les entreprises mais aussi les métiers d’infirmier où l’on manque de bras, ou bien dans le bâtiment.
    En grossissant de façon très caricaturale et simplifiée l’on peut dire aujourd’hui que nous avons le choix entre: la fonction publique, le privé, les professions libérales, l’auto-entreprise.

    Il faut choisir son orientation en fonction de ces domaines en essayant de laisser le plus de portes ouvertes.

    Exemple personnel: ma cousine est titulaire d’un double Master2 d’histoire de l’art. C’est formidable, elle a étudié un domaine qui la passionnait depuis toujours. Mais voilà, elle veut travailler dans le privé car elle refuse catégoriquement de devenir fonctionnaire. Moralité ? Aucune entreprise ne l’embauche. Et pour tout dire je trouve quand même cela assez normal. Dans quel service la mettre ? Au RH, au services juridiques, dans la vente, dans l’informatique ? Elle n’a aucune compétence dans ces domaines, donc logiquement elle ne trouve pas de travail dans cette branche. Je répète, je trouve cela normal. Un chef d’entreprise investit dans des salariés. Il ne peut pas se permettre d’embaucher des gens non qualifiés pour une simple et bonne raison: ça ne fait pas augmenter le chiffre d’affaires. Et sans chiffre d’affaire, pas de salaires.

    Voilà, tout cela pour dire que je comprends parfaitement votre situation mais la société, les politiques, ne sont pour rien dans notre orientation. Nous faisons des choix en connaissance de cause et ensuite à nous de les assumer.
    (Je suis une grand passionnée de philosophie mais ne voulant pas être prof’, j’ai renoncé parce que je me suis dit: Et avec ta licence de philo tu comptes trouver du travail où si ce n’est dans l’éducation nationale ? Moralité, je me suis retranchée vers le droit. Cela me passionne moins, certes, mais mes perspectives en matière d’emploi me paraissent moins sombres, voire même complètement éclairées. )

    PS: Pourquoi une référence à NS ?

  2. Mayday dit :

    Je rejoint entièrement le commentaire de Sum tout autant que le témoignage qui me touche particulièrement, ayant choisi la filière littéraire. Je n’aurai rien à redire sauf pour la remarque sur NS et l’UMP. Certes, je sais que tu n’es pas du même bord mais sans être un grand fan de notre président, il est le seul à proposer des idées innovantes sur le plan de l’emploi, à savoir un réel renforcement de la formation qu’il, je l’espère sincèrement, financera avec une degressivité de l’indemnité chômage. En ce qui concerne son bilan, il est clair que 10% de chômage c’est très mauvais mais en Espagne c’est 20% et nous en serions là si NOUS n’avait pas favorisé l’apprentissage ou créer le statut d’auto-entrepreneur. Il ne faut pas oublier la réforme de l’université qui va porter ses fruits sur le long terme tout comme la TVA sociale (si Hollande ne passe pas). Et il faut encore moins oublier les 35H, qui a définitivement coulé la France pendant que l’Allemagne se serrait la ceinture (attention, les « bons » résultats de la gauche avec Jospin ne sont dû qu’à la bulle internet, comparez la croissance française de l’époque avec celles des autres pays). Que propose la gauche? 100.000 emplois-ersatz qui vont coûter une fortune aux contribuables et… c’est tout!

  3. @Sum : La société où chaque individu doit s’adapter au système n’est pas la vision que je souhaite à la France. Cela s’appelle plus communément la droite. A gauche nous souhaitons la réussite collective et donc des mesures collectives qui permettent au plus grand nombre de réussir.

    Pour info, mais juste pour info hein ! Le chômage a augmenté en France tout du long sous Nicolas Sarkozy, mais aussi lorsque l’UMP de Chirac était là. @Mayday parle de l’Espagne, super il y a pire, dis donc quel argument. Je suis sûr qu’en Chine c’est encore pire tiens… Vous êtes juste aveugle de croire qu’un président qui ne se soucie pas de son taux de chômage en France soit un bon président pour le peuple français. D’où ma remarque messieurs.

    Et le chômage n’est pas une situation horrible. Jospin n’a rien à voir avec cet article (et la bulle Internet n’avait aucun poids économique à l’époque en plus, ou alors sortez moi les chiffres).

    Je constate avec étonnement que vous êtes à court d’argument Mayday le sarkozyste. Au moins la gauche abordera le sujet avec plus de sérieux à défaut d’y trouver une vrai solution rapide. Et si vous ouvriez votre vision à la gauche qui est au delà de Hollande ? (10% Mélanchon, 3% Joly, 2% au delà) Ce n’est pas rien.

    Allez je vous laisse récupérer votre souffle pour de nouveaux arguments fracassants sur la défense du bilan de notre clown national (sarkozy). Et n’oubliez pas de lui demander un autographe à son prochain meeting.

    Bim !

  4. Karl M-S dit :

    Même si l’article est intéressant, je pense que vous ne vous posez pas les bonnes questions. Au lieu de vouloir attaquer Mr.Sarkozy (dont je ne suis en aucun cas le fervent supporter) , je pense qu’il faudrait plutôt se demander comment faire pour créer des emplois. J’attends vos propositions.

  5. sum dit :

    @Ludovic » A gauche nous souhaitons la réussite collective et donc des mesures collectives qui permettent au plus grand nombre de réussir. »

    Pouvez-vous me citer un exemple de mesure collective permettant la réussite ?

    Par ailleurs vous déclarez que la droite c’est « s’adapter à un système ». Mais les débouchées en matière d’emploi sont presque indépendantes de la couleur politique d’un gouvernement au pouvoir. Ce n’est pas parce que la gauche gouvernera que l’informatique offrira moins de débouchées que les filières dites « intellectuelles ».

    Par ailleurs, pardon mais la réussite n’est ni une question de droite ou de gauche mais plus généralement d’égalité des chances devant les formations, l’emploi. Et dans ce domaine, la droite s’est illustrée avec une solution qui a des inconvénients et qui peut être critiquable mais qui permet à des jeunes défavorisés d’accéder à des cursus excellents: la discrimination positive. Je pense par exemple à la convention ZEP de Science Po, ou encore à la promotion diversité à l’ENA en 2010. De même que des bourses au mérite…

    Mais je reste certaine que la réussite est aussi le résultat de nos efforts personnels. De même que je persiste et signe: la société, le gouvernement (qu’il soit de gauche ou de droite) ne peuvent être tenus responsables des échecs de tous les citoyens, nous avons nous même une responsabilité sur notre vie par les choix que nous faisons. Et heureusement ! Nous ne sommes pas des pantins désarticulés abandonnés au destin sans aucun libre arbitre.

  6. Mayday dit :

    «Pour info, mais juste pour info hein ! Le chômage a augmenté en France tout du long sous Nicolas Sarkozy, mais aussi lorsque l’UMP de Chirac était là.» Ne t’inquiète pas, Mitterand a laissé un bon score aussi. Chirac est un incapable qui n’a rien fait à part supprimer le service militaire. Super! Au début de mandat, Sarkozy a fait tomber le chômage en dessous de 7%, même Jospin n’a pas réussi avec une super conjoncture économique. Le chômage a remonté avec la crise comme dans tout les autres pays, mais moins que les autres.
    «@Mayday parle de l’Espagne, super il y a pire» oui, il y a pire en Espagne à cause de la gouvernance socialiste. Zapatero (le seul chef d’état que Hollande a pu voir, ça promet!) A foutu l’Espagne dans un beau merdier tout comme en Grèce (la situation est entièrement partagée entre les deux parties PASOK et Nouvelle Démocratie, de bons exemples de corruption et de clientelisme), donc le « Sarko, pire président de la V » on peut repasser.

    «Vous êtes juste aveugle de croire qu’un président qui ne se soucie pas de son taux de chômage en France soit un bon président pour le peuple français.» Peut être que les mesures – plus en passant la création de Pôle Emploi – que j’ai énoncée ce n’est pas se préoccuper de l’emploi?

    «Jospin n’a rien à voir avec cet article (et la bulle Internet n’avait aucun poids économique à l’époque en plus, ou alors sortez moi les chiffres)» je n’ai plus internet chez moi et je dois grapiller le peu de réseau de mon voisin avec un portable qui beugue, ça va être dur d’etayer mes arguments. Mais bulle Internet ou pas, la conjoncture économique mondiale était très bonne dont a pu bénéficier le gouvernement socialiste pour embellir son bilan, mais les résultats des autres pays européens sont bien meilleurs à l’exception de l’Allemagne (absorption de la RDA et réformes structurelles). Jospin a un rapport parce qu’il a beaucoup fait campagne sur l’emploi avec les emplois-jeunes et les 35H, ce dernier étant un désastre économique sans précédent pour la France (un ministre allemand disait: «les 35H sont une bonne nouvelle… Pour nous!») Et qui a malheureusement énormément pénalisé les entreprises françaises et leur compétitivité sur le long-terme (vous savez, ces machins qui crée de l’embauche, étonnant non?). La supercherie socialiste ne s’est pas cantonnée à l’emploi, Aubry s’est arrogée les réformes sociales de Juppé (celles qui ont provoqué des manifs en 95′) pour montrer des comptes sociaux à l’équilibre (merci la croissance et Juppé). On comprend mieux pourquoi la dame décrète la croissance pour financer chacune de ses coûteuses et inutiles propositions. Enfin bref, si la France a un taux de chômage plus élevé que l’Allemagne, il faut pas chercher loin, c’est les 35H.

    «Mayday le sarkozyste» je défend le moins pire.

    «Au moins la gauche abordera le sujet avec plus de sérieux à défaut d’y trouver une vrai solution rapide.» Justement, j’ai déjà exposé des mesures du quinquennat de Sarkozy plus ses propositions pour un prochain. J’attend que vous me montrer que j’ai tord et que la gauche a des solutions. Et je ne suis pas le seul à attendre si j’en crois les posts de Karl M-S et Sum.

    «Et si vous ouvriez votre vision à la gauche qui est au delà de Hollande ? (10% Mélanchon, 3% Joly, 2% au delà) Ce n’est pas rien.» Mais il me semble que j’ai parlé des 32H, mesure (stupide) d’Eva Joly. Je n’ai pas osé parler des propositions du NPA, LO et compagnie dans le souci de ne pas les prendre au sérieux. Quant à Melanchon, j’avoue n’avoir entendu aucune proposition venant de lui à part de faire partir les employeurs de France avec un racke.. Excusez moi, un impôt de 100% (avec la CSG ça fait 115%-120%). Mais il est certain que Mélanchon va faire un carton, ce qui implique que les autres vont faire un énorme bide (surtout l’ecolo’ bobo).

    «notre clown national (sarkozy).» C’est l’hôpital qui se fout de la charité! Ce n’est pas un peu osé de comparer Sarkozy à un clown quand on soutient Melanchon? J’aimerais bien le voir en train de négocier entre la Russie ou la Géorgie ou au G20, tient!

    «Et n’oubliez pas de lui demander un autographe à son prochain meeting.» J’ai tant l’air que ça d’être un jeune pop’?!

    «Bim !» Bam Boum

  7. Karl M-S dit :

    Ahahaha excellent Mayday.

  8. Max dit :

    Ludovic, je peste souvent tes commentaires déplacés mais cet article m’a touché.

    Tu es bien plus intéressant quand tu présente les faits. Bon article, je vote pour ;-)

  9. isabelle dit :

    excellent article, à la fois agréable à lire mais aussi très juste et pudique sur la réalité quotidienne de « ces fainéants de chômeurs  » ! bonne chance pour la recherche d’emploi.

  10. Benjamin dit :

    Bonjour Ludovic,

    Ton billet est interessant et sonne juste si je puis dire. Je connais cette situation pour l’avoir vécue et l’a vivre encore aujourd’hui…

    Le chômage touche encore trop de jeunes en France et ce n’est pas une fatalité. Les politiques sont sensibilisés à la question, car les chiffres et la crise sont incontournables.

    Je me reconnais assez dans ces journées du néant, où l’on ne sait plus très bien vers qui s’orienter, où l’on tourne en rond et se sent éloigné de « la France qui se lève tôt ». Du monde actif, de la bien pensance qui fait son devoir. Il est vrai que Pôle Emploi est parfaitement débordé aujourd’hui, trop de demandeurs d’emplois, trop de personnes à réorienter, remettre sur des voies professionnelles…un systeme kafkaïen !

    Dans ta situation, il faut peut être persévérer en te faisant connaître davantage via justement un réseau pro et social, pour être journaliste.

    Autrement, on peut « sombrer » sous une certaine pression sociale et accepter, au rabais les petits boulots, dans l’idée de gagner un peu d’argent avant de passer à autre chose.

    Enfin, je prends l’image d’un salon de l’emploi, ce qui montre que nous sommes dans une société scélorosée: Beaucoup de jeunes cherchent du travail entre 18 et 30 ans (pour être large), de l’autre coté, on peut côtoyer les 40-50 ans qui sont au chômage. Soit les jeunes et les seniors, ce qui fait état d’un manque de cohérence du systeme et de sa précarité majeure.

    En France, on peut croire qu’il vaut mieux être fonctionnaire ou gagner de l’argent sur le dos des autres ! Sinon, c’est le salariat où l’on récolte des miettes en disant « amen ».

    Bon courage à toi !

    Benjamin

Laisser un commentaire