La convention d’investiture de François Hollande qui s’est tenue à la fin du mois d’octobre a été l’occasion d’une grande réunion socialiste. Tour d’horizon. Samedi 22 octobre, deux mille socialistes et sympathisants se sont réunis à la Halle Freyssinet, à Paris, pour officialiser et proclamer ensemble la candidature de François Hollande à l’élection présidentielle.

Pour applaudir le vainqueur des primaires socialistes, dont le deuxième tour avait eu lieu moins d’une semaine auparavant, tous ses pairs étaient présents. Au premier rang, hormis les cinq candidats perdants, on retrouvait entre autres Jack Lang, ancien ministre populaire parmi l’électorat de gauche, Élisabeth Guigou, figure politique féminine, Bertrand Delanoë, maire PS de la ville de Paris, ou encore Stéphane Hessel, auteur du best-seller “Indignez-vous”, qui a inspiré plus d’un socialiste.

Les discours se sont succédés devant un parterre de militants surexcités, et de drapeaux flottants à l’effigie du candidat, du parti, mais aussi de l’Europe et de la France. Le mot d’ordre est resté le même que depuis des mois : rassemblement. Les militants, d’abord, ne semblent former plus qu’un groupe homogène lorsqu’ils crient en chœur « Tous ensemble ! Tous ensemble ! Socialistes ! ». Une jeune militante malheureuse se fait même reprendre par son camarade lorsqu’elle se passionne un peu trop pour “Martine”. Le rassemblement se fera, même s’il faut un peu forcer les sentiments.

Ce sont surtout les représentants qui s’efforcent de faire l’unité en affirmant leur soutien à celui qui, il y a encore deux semaines, était leur adversaire. Tour à tour, ils rappellent les valeurs de la gauche, et affirment fermement que “François” est le meilleur d’entre eux pour être à la tête de l’État. Les militants prennent le relais, à coups de “François Président” ou encore “En 2012, la France à gauche !”. Les temps de paroles sont entrecoupés de vidéos émouvantes et historiques, qui rappellent les actions historiques de la gauche, comme la suppression de la peine de mort.

En dépit des aspirations personnelles, et des divergences de point de vue sur certains sujets, François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, Manuel Valls et Jean-Michel Baylet ont en commun d’être amoureux de la gauche, de la France et de désirer une rupture avec l’ère Sarkozy. C’est en tous cas ce qui transparait de leurs discours. Le leitmotiv de l’après-midi est le bilan désastreux du Président sortant. D’abord, les candidats fustigent Nicolas Sarkozy pour ce qu’il est, pour sa présidence personnelle, le non respect de ses promesses. Pour eux, il n’a jamais été Président mais a toujours été candidat. Le Président parade et fait de la figuration, pendant que l’opposition prépare l’offensive.

Cette offensive se jouera sur le terrain économique. François Hollande proclame : “La droite compte sur la crise pour se sauver, je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver”. C’est une après-midi effervescente et pleine d’espoir.

Ingrid Falquy, étudiante

Source photo : Flickr partisocialiste

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