La mixité sociale par la loi SRU: une utopie ?
La loi SRU est adoptée sous le gouvernement Jospin le 13 décembre 2000. Elle modifie en profondeur le droit de l’urbanisme et du logement. En particulier, et c’est ce qui m’intéresse ici, l’article 55 qui oblige toute les communes supérieures à 3500 habitants (1500 en Île de France) à disposer de 20% de logements sociaux afin de concourir aux logiques de solidarité nationale et régionale et de favoriser un mélange des populations.
Or, et ce malgré quelques modifications pour rendre cette loi moins rigide, la plupart des villes ne la respectent pas. Ainsi, d’après un article du 27 juin 2008 du journal Libération, 83 sur 181 communes concernées d’Ile de France enfreindraient la législation en vigueur. De même pour 27 sur 36 communes de la région Alpes Maritimes ou encore 20 sur 24 pour le département du Var. Bref, autant dire qu’il s’agit là d’un véritable échec, les villes préférant payer une amende plutôt que recevoir des populations en difficulté.
A l’heure d’un communautarisme culturel et social
Face à ce constat, des associations et des élus marqués à gauche sur l’échiquier politique – je pense ici à José Bové ou encore à Roland Muzeau – souhaitent rendre inéligibles les maires qui refusent d’appliquer la loi SRU car ils entraveraient cette fameuse solidarité, si chère aux hommes politiques actuels. Or, je me demande quel intérêt un ménage aux ressources modestes pourrait retirer de vivre dans une commune pavillonnaire et relativement aisée. Et, ce malgré toute ma bonne volonté, je n’en trouve aucun.
Être stigmatisé par les voisins, lesquels le pointeraient du doigt en raison de sa condition misérable qui entache l’harmonie sociale de la ville ? Dépenser l’essentiel de son revenu dans des produits alimentaires, lesquels resteraient hors de sa portée en raison des logiques économiques qui s’appliquent à cette commune ? Je n’ai pas peur de le dire, mais un smicard n’a rien à faire à Neuilly.
Dans une ville qui compte plus de 50 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, où 60 % des habitants sont diplômés de l’enseignement supérieur et où le revenu imposable par foyer fiscal dépasse les 95 000€, je vois mal comment un ouvrier sans capital culturel équivalent, sans des centres d’intérêts identiques et avec un mode de vie différent pourrait s’intégrer à la population.
En réalité, le communautarisme répond à des logiques naturelles et très anciennes qui régissent les sociétés humaines depuis fort longtemps, tandis que l’idée de mixité sociale est une idée relativement récente et moderne sur laquelle les hommes politiques s’appuient pour recueillir des voix électorales. Les gens se regroupent selon des logiques sociales (j’entends par là le capital économique, social, culturel et symbolique) et culturelles (autrement dit, la langue, l’origine ethnique, la religion, etc.).
Les sociologues Pinçon et Pinçon-Charlot le montrent bien dans leur livre Le Ghetto de Gotha : un groupe social essayera de s’approcher du mieux qu’il peut du groupe supérieur à lui tout en tentant de se distancier de celui qui est inférieur. De même, l’exemple des diasporas prouve bien que les populations se regroupent suivant des liens d’appartenance plus ou moins subjectifs : le quartier chinois de Belleville à Paris, le quartier maghrébin place Arnaud Bernard à Toulouse.
Une belle idée mais une idée imaginaire, idéale et utopique
Il ne sert à rien de contraindre les communes d’œuvrer pour la mixité sociale car les hommes, au fond d’eux, ne veulent pas se mélanger. C’est contre nature de forcer les riches à cohabiter avec les pauvres car cela génère, en grande partie, les violences urbaines. D’ailleurs, est-ce un hasard si les lieux les plus dangereux et les moins sécurisés sont, et ce depuis toujours, les agglomérations et les grandes villes, c’est-à-dire les espaces où les inégalités sociales se rapprochent le plus ? Rome au temps de l’Antiquité entre Praticiens et Plébéiens, les villes face aux campagnes lors de la Restauration jusqu’à la IIIe République, etc.
Afin de garder une certaine paix publique, laissons les hommes libres de s’installer là où ils le désirent et ne brusquons pas les logiques sociales et spontanées de répartition spatiale.
La mixité sociale ? Quelle belle idée ! Mais une idée imaginaire, idéale et utopique qui n’apporte aucune solution au problème donné. C’est pourquoi, j’appelle en 2012 les jeunes Français à voter de façon responsable et pragmatique. Je les appelle à voter pour un candidat et un programme politique réalistes, lesquels ne se contenteront pas de chatouiller les populations dans le sens du poil en énonçant de belles et grandes notions, mais qui agiront, parfois contre leur gré, pour le bien du pays.
Je les appelle à voter en fonction de ce qui leur semble le plus juste (et parfois le plus contraignant et le plus difficile à entendre) et non en fonction de ce qui leur plait simplement parce que cela correspondrait à leurs vœux fabuleux.
Florent Louise








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Ce billet a 18 commentaires
octobre 31st, 2011
J’aimerai savoir sur quoi tu te bases pour affirmer ceci :
“C’est contre nature de forcer les riches à cohabiter avec les pauvres car cela génère, en grande partie, les violences urbaines. D’ailleurs, est-ce un hasard si les lieux les plus dangereux et les moins sécurisés sont, et ce depuis toujours, les agglomérations et les grandes villes (…)”
De Vénissieux (1981) à Villiers-le-Bel, les violences urbaines se sont produites dans des quartiers où il n’y a aucune mixité sociale mais au contraire une forte population au chômage, immigrés de la 2ème ou 3ème génération,…
Par ailleurs, dire que la loi SRU est un échec en se basant sur des chiffres de 2008 relève soit du manque de recherche, soit de la manipulation volontaire. En 2011, Benoit Apparu, Secrétaire d’Etat au logement qualifiait le bilan de “très positif”, avec 42 nouvelles communes sortant du dispositif puisque dépassant les 20%. Par ailleurs, le nombre de communes sanctionnées est en baisse : 395 en 2010 contre 426 en 2009, et même Neuilly sur Seine a été exemptée d’amende car ayant fait des efforts encourageants !
De manière plus générale, je trouve ton propos très étrange ! Laissons les riches entre eux et les pauvres entre eux, et la société vivra en paix ? “Ne brusquons pas les logiques sociales et SPONTANEES de répartition spatiale” ? Crois tu vraiment que les familles d’immigrés arrivées après la fin de la Seconde Guerre mondiale pour participer à la reconstruction se soient installées dans les futurs ghettos urbains que sont devenues certaines banlieues spontanément ? Ne penses tu pas qu’elles n’avaient juste pas le choix.
Enfin, la fin de ton article pue le prosélytisme et nous aurions pu nous en passer. Ton appel final fleure bon la droite, je t’invite donc à réfléchir au fait que même le gouvernement actuel ne remet pas en cause la loi SRU mais la qualifie de succès.
octobre 31st, 2011
“Le bien du pays” = sans mixité sociale? Réfléchis deux minutes à ce que serait notre pays sans celle-ci?
Personnellement, je ne sais pas ou nous en serions sans mixité sociale, sachant qu’il faut compter avec dans la génération d’aujourd’hui qui est loin d’être aussi divisée en “clans” que tu sembles le penser.
Et la non-mixité sociale est loin d’être “spontanée”, elle est causée autant par des gens comme toi que par les immigrés qui soi-disant refusent de s’intégrer…
Puis-je te poser une question personnelle? Bien que “Florent Louise” apparaisse comme bien français pour le coup, as-tu des ancêtres étrangers? Si oui, tu est bel et bien un exemple de mixité sociale, puisque d’ancêtres immigrés tu es passé à français. Si ce n’est pas le cas, cherche autour de toi, tu ne sera pas bien long à découvrir que beaucoup de tes relations y compris proches sont dans le cas que je viens de citer.
Je ne vais pas commencer un débat sur le bord politique de ton article, mais pour info, c’est malheureusement des opinions comme celle-ci qui alimentent le FN. La seule chose que je peux te dire, c’est que je suis vraiment désolée pour toi qu’à cet âge tu ais déjà peur des autres au point de faire de ce que tu n’arrives pas à comprendre et à intégrer (la mixité sociale) une chose “logique” et “spontanée”.
L’histoire est basée sur la mixité sociale, l’homme est fait de mixité sociale. Cherche dans les grands hommes ou femmes que tu admires un seul dont la famille est installée à l’endroit où il vit depuis que l’Homme existe et dis moi, je serais ravie de le rencontrer^^
Bonne soirée à vous!
PS: je plussoie ton article Sébastien
octobre 31st, 2011
C’est surtout que la loi SRU a favorisée le communautarisme. La vraie mixité sociale c’est à l’école (de moins en moins le cas) et avant au service militaire, Florent a raison, penser qu’un riche voudra vivre dans un quartier populaire c’est inimaginable et le pauvre ne pourra jamais vivre dans un quartier huppé. La vraie mixité c’est celle de l’école qui permet de faire marcher l’ascenseur sociale. Pour finir, la loi SRU reviendrait à que l’état gère presque un logement sur cinq en France, complètement inimaginable sauf en URSS ou autre Corée du Nord.
octobre 31st, 2011
La mixité sociale,et les logements sociaux, en voila un sujet pour se toucher le neurone. Plus sérieusement.
D’un point de vue sémantique il suffit de lire les intertitres pour déterminer un bord idéologique (conscient ou non) à l’article. Le “communautarisme” est un terme trusté par la droite (au sens large), ainsi que les notions d’utopie, de rêve, favorites de tous ces idéologues libéraux qui en appellent à enterrer les espoirs de changement au profits de tambouilles économiques peu efficaces.
Désolé pour les préliminaires trollesques, j’espère qu’ils n’effraieront pas la modération.
Ainsi donc Florent Louise la SRU t’aimes pas ça. Et pour le dire tu construis ton article autour de quelques idées simples:
1-Les pauvres ne veulent pas se mélanger aux riches et vice-versa.
2-Les pauvres et les riches sont FAITS pour vivre séparément.
3-Et la pignole bonus: Votez pour un néolibéral.
On a du te dire en Philo au lycée de ne jamais commencer ta copie par “Depuis la nuit des temps, blablabla…”. Ce n’est pas la lubie de quelques mandarins illuminés, c’est pour essayer d’éloigner les étudiants de réflexions nulles et non avenues sur les pseudo caractéristiques de la nature humaine et de son comportement social. Les riches et les pauvres c’est pas un truc inscris dans la nature, la séparation géographique ou urbaine entre des classes sociales ça l’est encore moins. Dire:
“En réalité, le communautarisme répond à des logiques naturelles et très anciennes qui régissent les sociétés humaines depuis fort longtemps, tandis que l’idée de mixité sociale est une idée relativement récente et moderne sur laquelle les hommes politiques s’appuient pour recueillir des voix électorales.”
C’est bien mais faux. Ce qu’on appelle aujourd’hui “banlieues” en région parisienne (abus de langage journalistique, Neuilly est autant en banlieue que la Courneuve)c’est une construction urbaine qui s’est faite en fonction de l’histoire économique et sociale. Les anciennes zones industrielles, la désagrégation de la classe ouvrière, ça te parles ? Les “pauvres” ne se sont pas regroupés dans certaines banlieues pour le plaisir mais parce qu’il y avait du travail et des logements pour eux la bas. L’idée de base des barres HLM (aujourd’hui compris comme horreur architecturale et sociale) c’était de pouvoir loger le plus grand nombre, c’était une avancée sociale. La ou il y avait plein d’industrie il y avait plein d’ouvriers, des immigrés qui trouvaient l’espoir de travailler et gagner leur vie,etc…
Les tensions dont tu parles ne viennent pas du mélange, mais d’abord de la pauvreté (qui a commencée à la désindustrialisation) et du racisme, de la triple ségrégation: sociale, spatiale, “raciale”. Tout ça ce sont des mécanismes sociaux. Pas des pseudos théories sur la nature humaine.
Tu prends l’exemple de Neuilly, c’est justement l’exemple typique de la ségrégation sociale et du refus de la mixité pour raisons en partie politiques. (immobilier, biens de consommation plus chers). En fait tu vois de la nature la ou il n’y a que des constructions, sociales, historiques, économiques, et politiques.
La SRU c’est aussi une loi qui veut permettre au plus grand nombre de se loger décemment.Le logements sociaux c’est avant la mixité sociale des logements a bas prix et accessibles.
En plus de ça, tu passes du coq à l’âne dans la dernière partie de ton article, après avoir vaguement parlé d’utopie, tu te plais à appelle à la “raison” pour 2012, t’adressant à ton troupeau.
Alors parles berger. Nous t’écoutons.
novembre 1st, 2011
Citizen sam, le respect c’est pas du bonus. L’économie aussi, ça s’apprend avant de parler de tambouille. (au passage l’idéologie c’est tout le contraire de l’économie) On pourrait démonter ta critique point par point. Je n’en prendrais qu’un seul: bien sur que la nature humaine n’est pas une cause directe, ni la seule cause de tous nos problèmes. Tu bases toute ta critique sur le fait qu’il existe d’autres raisons à l’échec de la mixité sociale. Mais ça ne veut pas dire que la nature humaine ne s’oppose pas à la mixité sociale. Prouve le et je reconsidèrerais ton pamphlet juste utile à étaler ta supériorité rhétorique.
novembre 1st, 2011
Cher Rémy, si j’avais voulu être irrespectueux je n’aurais pas passé 15 minutes a argumenter ma critique. Ce que tu prends pour des marques d’irrespect ce ne sont que des piques de troll, dans lesquelles apparemment certains tombent.
Tu me demandes de prouver que la nature humaine ne s’oppose pas à la mixité sociale. Et bien je te demande tout simplement de prouver ce QU’EST la nature humaine. Bon courage ça fait plus de deux millénaires que les penseurs politiques se battent sur la question.
L’économie est politique, elle est donc inséparable de l’idéologie, dire le contraire c’est déjà idéologique. C’est prendre position dans le débat autour par exemple de la règle d’or: l’économique soumis au politique ou l’inverse. Tu dois deviner ma position dans ce débat. J’ai cru deviner la tienne et celle de l’auteur de l’article. La ce n’est pas rhétorique que de dire ça, ça s’appelle un débat politique. Par ailleurs il n’y a rien de honteux à la rhétorique. Un débat politique c’est une lutte entre idées, la rhétorique ce n’est qu’une arme dans cette lutte.
novembre 1st, 2011
Je ne crois pas que l’économie soit politique. Justement, la principale incompétence de nombre de politiques est l’économie, qui est pourtant la clé d’un monde libéral et capitaliste. Pour moi, l’idéologie, c’est de dire que les hommes sont fait pour vivre entre eux dans la paix malgré leur différence, ce qui n’a pas pour l’instant été très vérifié. Ça ne veut pas dire que je désespère de l’homme ou quoi que ce soit, je crois qu’il y a des raisons d’espérer malgré tout. Mais je pense que son principal défaut (et qualité dans certaines circonstances), c’est son égoïsme. Personne n’agit pour un autre, on agit d’abord pour soi. Et je crois que c’est la cause, dans notre cas, de la jalousie et du mépris. Ce que certains politiques appellent le sentiment d’injustice causé par le besoin inaliénable d’égalité de l’homme n’est que la jalousie de certains qui n’ont qu’une seule envie, être eux même les dominants et les oppresseurs.
Je suis d’accord pour la rhétorique, mais quand il y a vraiment débat. La rhétorique cache le plus souvent le vide à la place des idées, malheureusement.
Quant à ma sensibilité politique, je ne sais pas moi-même. J’ai récemment été intéressé par les idées du parti libéral démocrate alors que j’avais toujours été plus ou moins de gauche. Le PS m’a beaucoup déçu par son incapacité à, de mon point vue, proposer des solutions concrètes pour résoudre la crise. Pour autant, le programme du parti libéral démocrate m’a fait émettre certaines réserves. Ce qui m’a plus chez eux est sans doute leur capacité à émettre des solutions claires et détaillées, mais aussi leurs réponses économiques. Il me semble que leurs compétences dans ce domaine, pour l’avoir un peu étudié en autodidacte, sont largement supérieures aux autres.
novembre 1st, 2011
“Justement, la principale incompétence de nombre de politiques est l’économie, qui est pourtant la clé d’un monde libéral et capitaliste.” Le libéralisme et le capitalisme sont des idéologies, tu viens donc de prouver que l’économie EST politique.
“ce qui n’a pas pour l’instant été très vérifié”
La c’est un jugement de valeur, déterminer des lois intrinsèques de soit disant lignes directrices de l’histoire n’a que peu de bien fondé scientifique si tu veux jouer sur ce terrain.
Tu dis que selon toi l’homme est égoïste par nature, et je n’en crois pas un mot. Non pas que je pense que l’homme est bon par nature. Je pense que l’on ne connait pas la nature de l’homme, et ma vision de la politique ne se fonde pas sur une supposée nature humaine. Tu dis que la domination et le pouvoir sont profondément humains et naturels à l’humain, je ne me rappelle plus quel philosophe avait expliqué qu’on ne peut affirmer que l’homme est supérieur à la femme parce que l’on a jamais observé une société ou H et F étaient à égalité. C’est un peu le même principe, tu ne peux définir une nature humaine puisque tu ne peux observer l’évolution d’un H vierge de toutes influences ou interactions.
Quand à tes opinions politiques tu as au moins le mérite (que je salue) d’en avoir.
Pour ma part je considère que l’économie doit être soumise au politique, justement parce que c’est devenu un critère trop important d’organisation générale des sociétés. Moi aussi le PS m’a déçu, depuis longtemps, sauf que de mon côté je me suis tourné vers des mouvements qui me semblaient vraiment à gauche.(sachant que je suis non encarté)
novembre 1st, 2011
Je ne considère le capitalisme et le libéralisme que dans leur application réelle et non pas dans leur ambition humaniste. Puisqu’ils ont une application, c’est donc qu’on ne peut pas considérer cette application comme une idéologie. Dès lors, l’économie dans sa réalité devient l’affaire d’économistes en non plus de politiques.
Sur le point de l’égoïsme de l’homme, nous avons deux points de vue différents, et je crains qu’il soit difficile d’argumenter. Je ne te demanderais qu’une chose: cite moi une seule action que l’homme ne fait pas d’abord pour lui même.
De plus, une société qui n’est pas basée sur la nature humaine (si nous ne la connaissons pas, elle ne peut servir de base à la société) n’est de mon point de vue pas viable. Donc, du moment qu’une société est viable, c’est qu’elle est basée sur la nature humaine qu’on peut alors déduire. Capitalisme et libéralisme APPLIQUÉS me semblent viables, et basés sur un certain égoïsme de l’homme. C’est ce que je pense en tout cas.
novembre 1st, 2011
“De plus, une société qui n’est pas basée sur la nature humaine (si nous ne la connaissons pas, elle ne peut servir de base à la société) n’est de mon point de vue pas viable. Donc, du moment qu’une société est viable, c’est qu’elle est basée sur la nature humaine qu’on peut alors déduire. Capitalisme et libéralisme APPLIQUÉS me semblent viables, et basés sur un certain égoïsme de l’homme. C’est ce que je pense en tout cas.”
Oui mais ça c’est un choix idéologique de ta part. Donc le débat reste le le même.
Quand à l’application du liberalisme et du capitalisme?. Il me semble qu’actuellement les fondements du capitalisme sont parfaitement compris et appliqués, il en va de même du néoliberalisme, on peut donc parler d’idéologie, d’autant que je trouve assez dangereux de vouloir séparer absolument technique et théorie dans des débats aussi politiques.
novembre 1st, 2011
Nous sommes dans un système capitaliste en effet mais c’est le seul système que nous avons connu avec une parenthèse communiste au XXieme siècle mais ne croyez pas qu’il est entièrement libéral: si c’était le cas il n’ aurai aucune taxe, aucun impôt et aucun droit de douanes. les USA n’aurait jamais encouragé les ménages à emprunter et les banques à emprunter, et les marchés n’accepteraient ni une recapitalisation des banques et encore moins une restructuration de la dette.
novembre 1st, 2011
On s’éloigne totalement du débat.
Le débat de base part des postulats de l’article de Florent:
-Question de la nature humaine
-Vision du capitalisme néolibéral comme seul paradigme valable et “raisonnable”.
Ce sont ces deux points la que je voulais discuter.
Pour parler franchement et simplement: Florent est un jeune de droite qui utilise des notions profondément idéologiques et politiques sans s’en rendre compte et apparemment il n’est pas le seul.
Donc je résume ma critique:
-Article basé sur la notion de nature humaine qui n’a aucun sens sociologiquement.
-”Le capitalisme néoliberal c’est la bonne et seule voie, on ne peut faire que des aménagements, le reste c’est de l’utopie”=> discours typique d’un manque d’imagination et d’ouverture politique, résulte d’une surexposition à C dans l’air et aux analyses politiques de Jean Michel Appathie.
novembre 1st, 2011
Vous n’êtes pas obligé de mettre le préfixe “néo” devant “libéral” à chaque fois.
L’article est abstrait et je trouve ça dommage surtout sur une loi aussi concrète, j’aurai préféré débattre sur le bilan (qu’il soit bon ou mauvais) de la loi SRU et les alternatives mais je vois que vous préférez critiquer la vision idéologique de l’article.
Apparemment vous ne remettez pas en cause le système capitaliste mais sa variante libérale, pourtant il n’est pas libéral comme vous le pensez. Prouvez moi que notre système capitaliste est libéral et si c’est le cas parlez moi des autres voies.
Pour la question de la nature humaine je n’arrive pas à comprendre où tu veux en venir. Qu’un riche ne veuille pas vivre dans un HLM me semble normal, donc l’auteur a raison. Là où il a tord et où tu as raison, c’est de penser que la loi SRU devait contribuer à la mixité sociale alors qu’elle devait permettre l’accès aux logements de tous.
Le capitalisme est un système et le libéralisme une idéologie.
novembre 1st, 2011
Je crois qu’il existe une évolution du capitalisme actuel qui est la preuve que le capitalisme n’est pas un bloc et que des idées très novatrices peuvent y fleurir. J’ai toujours du mal à comprendre que l’APPLICATION d’une idée qui marche puisse être taxée d’idéologie. Quel système novateur est aujourd’hui proposé par la classe politique? aucun. Absolument aucun. Tout ce qui est proposé à déjà été testé sans succès, et personne n’a aujourd’hui une capacité de conception sans modèle assez forte pour créer un NOUVEAU système de toutes pièces. C’est pour cela que le capitalisme est non pas le seul système réaliste, mais tout simplement le SEUL système tout court.
novembre 2nd, 2011
J’invite Citizen a bien lire les articles qu’il critique et à employer des mots dont il connaît le sens avant de se manifester. M’accuser de parler de néolibéralisme n’a aucun sens car c’est un terme purement économique alors que j’évoquais un problème strictement sociale. Relever dans ma contribution des notions de “capitalisme néolibéral” me laisse à croire que tu n’as pas du tout cerner le sens de mon texte. Je ne suis pas contre la mixité sociale, je dis simplement que les hommes, pour le moment, ne veulent pas se mélanger. Ce n’est pas parce que certains comme toi le désire, que tous les autres le veulent. Peut-être qu’un jour, les moeurs changeront et que les populations se mélangeront, mais ce n’est pas le cas actuellement, et cela ne sert à rien de brusquer les choses. Une ville, et une agglomération plus largement, homogène socialement, vit plus en paix qu’une autre hétérogène et ce parce que les gens sont différents, qu’il y a des pauvres, des riches, des cultures diverses, etc. En bref, c’est un peu “le choc des civilisations” en miniature. Je prends un exemple. Il existe des villes américaines catholiques très pratiquantes, aucune autre religion n’y est représentée. Mets de force (par l’intermédiaire d’une loi) un groupe de 100 hindouistes. Crois-tu vraiment que ce groupe va s’intégrer, que les deux cultures auront des intérêts à partager ? Peut-être deux ou trois, mais en soi, ce groupe minoritaire va être stigmatisé, on va lui tourner le dos, s’en distinguer et finalement le rejeter plus ou moins. Ne pas admettre cela relève de la malhonnêté intellectuelle. Un autre exemple, le groupe d’amis. Malgré quelques exceptions (l’exception ne fait-elle pas la règle ?), ton groupe d’amis est plutôt homogène. Si tu fréquente un lycée ou un établissement du supérieur aisé, si ta situation sociale l’est également, la situation de tes amis le sera aussi plus ou moins. Ton groupe d’amis est une sorte de reflet de ta propre personne. Un élève de Normal Sup qui vit dans le 5e arrondissement de Paris, dans un 100m² et dont les parents sont professeur d’université et chirurgien ne sera pas ami avec une personne en échec scolaire de Nanterre dans une cité miteuse et où les parents sont eux-même en echec professionnel. Et s’il doit l’être, quel intérêt de forcer le cours des choses? Cela se fera tout seul, librement et naturellement.
Je répond à Jeanne en lui disant que ma mère est française et mon père mauritien. Pour autant, je ne me sens pas vraiment être le fruit d’une mixité sociale forcée mais d’un consentement libre : on ne les a pas contraint à se rencontrer et à me concevoir, je suis le résultat de leur volonté. Il se peut que des hommes différents s’aiment et se réunissent mais c’est justement par une logique naturelle et spontanée. Quant à qualifier mes idées d’extrêmes, lesquelles alimenteraient le FN, je trouve cela fort déplorable. Ce n’est pas parce qu’on perçoit en ce moment des logiques communautaires qu’on vote Extrême, de même ce n’est pas parce qu’on veut plus de sécurité que l’on est forcément de droite (pour faire allusion à un billet de ce blog).
Enfin, mon prosélytisme, comme le dit si bien Simon, est simplement un appel pour que les gens ne votent pas en fonction de ce qui leur fait plaisir mais en fonction de ce qui leur semble juste et réaliste. C’est un avertissement contre la démagogie dont les hommes politiques, avec l’aide de leur communicants, savent faire si subtilement. Je veux juste que nous raisonions et soyons attentifs à leurs beaux proprammes qui nous embobinent. Après, que vous votiez à gauche ou à droite, je ne peux que vous féliciter, si pour vous les idées de tel ou de tel candidat vous semblent effectivement valables.
novembre 2nd, 2011
Déja merci de ta réponse Florent. Ensuite je vais reprendre ton accusation: tu n’as pas lu mon commentaire: sinon tu comprendrais que selon moi:
L’économique et le social n’ont pas à être séparés. Ils font partie du politique.
A vrai dire tu n’as pas répondu à une de mes premières critiques: Prouves moi en sortant des “idées communément admises” et autres “bon sens” que les gens ne VEULENT PAS se mélanger. Je t’ai expliqué que les séparations géographiques entre classes sociales étaient majoritairement dues à une histiore politique, économique, sociale, la encore tu n’as pas répondu. J’attends toujours. Et autre chose que “les gens finiront pas se mélanger, ca marche comme par magie à la fin”.
novembre 2nd, 2011
*EDIT: *en ne sortant PAS des “idées communément admises”…*
janvier 12th, 2012
Salut,
Je suis tout à fait d’accord avec cet article.
La nature de l’homme est ainsi faites, qu’il a toujours soif de pouvoir et d’avoir plus que l’autre. Par ce fait, il est évident qu’il ne pourrait en aucune façon y avoir entente entre deux familles aux revenus financiers diffèrents: Les premiers dédaignant les seconds; tandis que ceux ci les jalousent.
Par ailleurs, comme le dit l’auteur de ce texte, le niveau intellectuel des classes aisés est souvent supérieur à celui des plus défavorisés (études, entourage plus érudi).
Et comme dit le dicton: “Qui se ressemble, s’assemble”.
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