J’ai passé un après-midi avec… Arnaud Montebourg
Ce samedi 1er octobre, à une semaine de la fin des primaires socialistes, le candidat à l’élection présidentielle Arnaud Montebourg, apôtre de la démondialisation, est allé à la rencontre de la population lyonnaise, tout d’abord sur la place des Terreaux puis lors d’un débat public. Nous y étions !
Ce « petit plus » que les autres candidats n’auraient pas…
Au cœur de Lyon, la place des Terreaux avec ses terrasses de café, ses magasins, ses promeneurs, est toujours très animée. Et les Lyonnais, en ce samedi très ensoleillé ont eu la surprise d’y rencontrer le candidat à la primaire socialiste Arnaud Montebourg, au centre de la place, un micro à la main.
« Dans la bataille des primaires, je défends des orientations politiques et des solutions nouvelles [...] car nous sommes en face de périls considérables », annonce-t-il immédiatement. Autour de lui, une petite foule se forme peu à peu, l’écoutant attentivement. Un micro circule, le public pose ses questions, Arnaud Montebourg y répond. Un peu comme un stand-up. Arthur Courty, membre de la caravane d’Arnaud Montebourg, me dit : « On a ce petit plus que les autres candidats n’ont pas, c’est tout simplement de venir, de se poser dans une place, devant un café, d’aller à la rencontre des citoyens et de parler pendant une heure ».
Il pousse plus à gauche que les autres
Autour d’Arnaud Montebourg, les publics sont assez divers : jeunes, moins jeunes, passants arrivés par hasard, citoyens prévenus de sa présence. L’un d’entre eux, un sexagénaire, me confie qu’il a appris la présence du candidat par la presse locale : Montebourg l’intéresse, car il pousse plus à gauche que les autres, peut-être va-t-il d’ailleurs aller voter à la primaire, il ne sait pas encore. Un autre homme reconnaît le courage politique de Montebourg. Un auditoire plutôt conquis, donc…
Ce qui frappe quand on écoute le discours d’Arnaud Montebourg, c’est la différence qu’il marque avec ses camarades du PS sur des questions fondamentales, notamment sur le libéralisme et la mondialisation, qu’il considère comme causes de tous les maux alors que les autres candidats tendraient à se contenter de cette mondialisation libérale. D’où ma question à Thomas Germano, militant auprès de Montebourg : « Vous sentez-vous plus proche de Manuel Valls ou de Mélenchon ? » ; sa réponse, franche, ne me surprend qu’à moitié : « Personnellement, je me sens plus proche des idées de Mélenchon parce qu’il est quand même plus à gauche que Manuel Valls qui, pour moi, n’est pas exactement à sa place au parti socialiste ».
Petit devenu grand
Paradoxe, donc, du processus des primaires citoyennes ! Rechercher un candidat pour unir implique de montrer au grand jour les différences colossales entre les courants de pensée du PS : dur, tout de même, d’imaginer des hommes politiques aussi différents que Valls, Hollande ou Montebourg faire campagne puis gouverner ensemble !
Mais finalement à une semaine de l’élection à la primaire socialiste, quel est le bilan de cette campagne ? « Excellent, me dit Arnaud Courty, quand on a vu les débats qui se sont déroulés sur France 2 et I>télé, j’ai vraiment envie de dire que le PS a d’ores et déjà gagné ces primaires ». Seulement, une fois la caméra éteinte, un militant me glisse qu’il ne se fait pas d’illusions : Arnaud Montebourg ne va pas être nommé à l’investiture. L’enjeu est plus de gagner en popularité auprès du grand public. Mission réussie semble-t-il, en tous cas selon Arthur Courty : « Je me souviens, les premières villes qu’on a faites, quand on réunissait 20 ou 30 personnes, on était contents. Là, quand on voit une place remplie [NDLR, ce qui n'était pas tout à fait le cas !] on est ravi. [...] Cette campagne, c’était dur de la faire prendre. Je vais pas vous mentir, au mois d’août, avant la Rochelle, on galérait. Et là, ça a pris après le premier débat et le débat d’I>télé. On est presque dépassés par les événements ! » Le même militant résume : « Arnaud Montebourg, un candidat qui était petit mais qui devient grand. »
Raphaël Gautier, lycéen, rédacteur en chef de “L’Oeil du Dragon”, Lycée Edouard Herriot, Lyon.


















J’ai appris aujourd’hui que ma grand-mère voulait voter pour lui… Je croyais qu’il plaisait plus aux jeunes. J’ai hâte de voir les résultats dimanche soir (ou lundi matin).
Il a vendu ses voix au second tour des primaires. MLP est bien plus proche de la démondialisation que Hollande.
J’ai suivi l’emission interview d’A Montebourg sur FR3 aujourd’hui et il me semble qu’il a omis de rappeler 2 choses
sur la mort des 2 otages français la responsabilité des militaires français.
sur la tva dite sociale (en fait anti sociale) ne vise qu’à réduire les cotisations patronales, (ce qu’ils appellent « les charges » patronales avec un trémolo dans la voix…) mais pas les cotisations salariales qui elles, sont remises -sine die- à plus tard!