L’abstention, ce n’est peut être pas seulement ne pas prendre une décision, mais c’est peut être bien en prendre une grande. Nous nous lancerons donc ici dans un plaidoyer de l’abstention, cherchant à comprendre quelles sont les raisons qui peuvent nous pousser à nous abstenir, en quoi cela pourrait être favorable à notre nation, à nos intérêts.
On parlait du mois de mars. L’Elysée aura finalement cédé à la pression, en avançant la déclaration de candidature de Nicolas Sarkozy au 15 février. Sur le plateau de Laurence Ferrari, le président-candidat s’est enfin mué en candidat-président. Certes, l’information était éventée, moins parce que l’excellente journaliste Alba Ventura avait annoncé la date et la forme de la déclaration de candidature une semaine auparavant sur RTL que parce que plus personne ne doutait de celle-ci depuis au moins un an.
On trouve souvent dans les commentaires des articles des comparaisons entre l’extrême-droite de Marine Le Pen et le fascisme. Ça ne m’avait pas interpellé jusqu’à ce qu’un militant du Front de Gauche, dans la rue, me dise « venez casser du facho dimanche prochain » (jour de la venue de Mme Le Pen). Peut-on vraiment comparer l’extrême droite française au fascisme ?
Cette semaine, les Jeunes dans la Présidentielle étaient à Marseille pour s’entretenir avec la candidate d’Europe Ecologie-Les Verts, Eva Joly. Pourquoi les Français ont-ils du mal à accepter l’écologie comme un tremplin économique ? Le discours du parti fait-il peur ? Après la dénonciation des problèmes, quelles réelles solutions propose la candidate ?
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L’Islande a tout d’une petite utopie : située au large de l’Europe dans l’océan Atlantique, elle est peuplée par 300.000 habitants à 100% alphabétisés qui se baignent dans des sources chaudes et jouent dès leur plus tendre enfance avec les lutins et les petits pingouins. Ils sont écolos, libéraux écoutent du Björk et s’éclatent toujours autant devant leurs sagas moyenâgeuses, sans compter qu’ils se sont dotés d’une stratégie économique en béton armé qui leur a permis de se hisser, en 2007, en première position en terme de développement humain associé à un PIB/hab de plus de 40.000 $.
Ça y est, N. Sarkozy s’est déclaré candidat, la campagne présidentielle est bel et bien lancée. Et pourtant, il lui manque un élément essentiel. Sous la Vème République, la campagne présidentielle a toujours été avant tout une bataille d’idéologies.
Malheureusement, c’est avec effarement que l’on découvre que ce terme est absent de la campagne actuelle. Le Parti Communiste soutient un candidat qui n’est pas communiste, et le Parti Socialiste investit un prétendant libéral démocrate qui assure au monde de la finance qu’il n’a rien à craindre.
Qu’elle soit source d’espoir, de raillerie ou de critique, l’idée de décroissance a fait éruption dans le débat public en Europe mais aussi aux Etats-Unis, en Amérique Latine et même en Asie. En France, elle n’était portée à ses débuts que par des anciens soixante-huitard barbus aux cheveux longs. Elle a fait son chemin jusqu’à certains économistes costard cravate comme Jean Gadrey dans son ouvrage “Adieu à la croissance, bien vivre dans un monde solidaire” ou l’anglais Tim Jackson (”Prospérité sans croissance”).
À presque un mois du dépôt des candidatures à la présidentielle, le Front National joue les victimes du système et affirme avoir des difficultés pour obtenir les fameux 500 parrainages obligatoires. Mais qu’en est-il vraiment ?
Pour être candidat à la présidentielle il faut avoir 500 signatures parmi les quelques 47 000 élus de France (maires, députés, sénateurs, etc). Le vendredi 10 février, alerte BFM TV, la candidate du FN Marine Le Pen n’aurait que 380 signatures.
Invité de l’émission de Sciences Po TV « Témoins de Campagne », le député vert et ancien candidat à la présidentielle Noël Mamère condamne à sa manière les propos de Claude Guéant sur les civilisations. « Petite crapule », « petite frappe » : les injures fusent et le ministre de l’Intérieur en prend pour son grade.
La requête de Marine Le Pen concernant l’anonymat des parrainages nécessaires pour concourir à l’élection présidentielle pose une question « sérieuse » et « nouvelle », selon le Conseil d’Etat. Le choix des mots peut sembler inégalement pertinent. En effet, « nouvelle », la question ne l’est pas vraiment. Le discours victimaire du Front National quant à ses difficultés à réunir les précieux paraphes ne date pas d’hier. En 1995, en 2002, en 2007, le candidat frontiste a toujours clamé son mal à parvenir au seuil fatidique.
Lors de l’émission Les jeunes dans la présidentielle du samedi 11 février 2012 sur France Inter, François Bayrou, candidat à l’élection présidentielle du Modem, répondait aux questions de trois jeunes : faut-il vraiment préserver la production “made in France” et à quelles conditions ? Quelles propositions originales sur l’éducation ? Et sur le travail ? Quid enfin des énergies et du nucléaire en particulier ? Vos réactions à cet échange musclé…
Comme beaucoup de jeunes de mon âge aujourd’hui, lorsque je songe à l’avenir une vague d’angoisse m’envahit. Mis à part les filières dites élitistes, quel que soit le parcours ou la trajectoire de chacun, l’incertitude règne. Quel avenir professionnel envisager dans cette période de crise, de chômage massif et de précarité salariale ? Quelle place peut-on espérer acquérir dans ces eaux troubles que représentent aujourd’hui le monde du travail ?
Entre nous… Sale temps pour les prétendants à la fonction suprême. Leurs débats envahissent nos discussions. L’hiver s’installe et gèle les conversations. Les flocons tombent mais les arguments se font rares. En cette saison électorale, les combats remplacent nos débats. Il n’y a plus de dialogue, plus d’échange constructif mais plutôt une juxtaposition de monologues inflexibles. Le but n’est pas d’avoir raison sur le sujet mais d’avoir raison sur l’autre.
Le samedi 4 février 2012, il s’est passé quelque chose d’extrêmement grave lors de la séance exceptionnelle du Conseil de Sécurité de l’ONU. Les diplomates chinois et russes, représentants de leurs gouvernements respectifs, ont opposé leur veto à un projet de résolution visant à condamner la répression en Syrie et demandant le départ de Bachar el-Assad, devenu depuis quelques mois l’épine dans le pied de la Ligue Arabe et de la plupart des diplomaties internationales.
Enfin ! Enfin j’avance sur le choix du bulletin que je glisserai dans l’urne en avril. Jusqu’à présent, la seule certitude que j’avais était que jamais je ne voterai pour aucun des deux extrêmes. Mais depuis les derniers propos de Claude Guéant j’en sais un peu plus.
Récupérer les voix des autres partis est une vielle habitude. C’est d’ailleurs l’objectif, mais faire l’apologie de la xénophobie dans ce but, c’est faire comme Maurice et pousser le bouchon un peu trop loin.









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