Un peu d’histoire…

150 ans des Papeteries Clairefontaine

C’est au cœur des Vosges en France, qu’en 1858, Jean-Baptiste Bichelberger fonde à Etival les Papeteries Clairefontaine.

Son fils Paul Bichelberger aidé par Émile Champon introduit l’utilisation du bois comme matière première pour le papier et lance la fabrication des enveloppes, mais surtout des cahiers, jusqu’alors essentiellement produits par les imprimeurs.

Les deux guerres mondiales ralentissent considérablement la production, et ce n’est qu’avec Charles Nusse que la marque Clairefontaine va réellement prendre son essor. En 1950, il prend la responsabilité des Papeteries, et dès 1951, met sur le marché le célèbre cahier Clairefontaine, inimitable avec sa couverture vernie et sa réglure violette. C’est également lui qui dote la marque de son logo à la verseuse, synonyme de qualité aussi bien pour les écoliers que pour les professionnels. Il équipe également l’usine de machines à papier ultra-modernes.

Aujourd’hui, avec Jean-Marie Nusse à sa tête depuis 1971, la société fait partie du groupe Exacompta-Clairefontaine qui regroupe une cinquantaine de sociétés et emploie plus de 3 500 personnes.

Le papier vélin velouté 90 g/m2 qui a fait le succès du cahier d’écolier n’est pas le seul à être fabriqué par Clairefontaine, ni le seul à arborer le fameux logo. Les Papeteries de Clairefontaine produisent également de nombreux autres types de papiers destinés à divers usages : des papiers pour la correspondance, la bureautique, le classement, les loisirs créatifs, les Beaux-arts, …

 

Clairefontaine : une marque de référence pour les papiers des Beaux-arts

Suite au rachat en 1998 de l’usine néerlandaise de Schut, le groupe Exacompta-Clairefontaine est devenu en moins de dix ans un acteur de référence dans les papiers pour le dessin et les Beaux-arts. Spécialisée dans les papiers les plus techniques, notamment ceux pour l’aquarelle, l’usine de Schut existe depuis 1618 et fabrique aujourd’hui environ 3 000 tonnes de papier par an, d’un rendu parfait grâce à l’emploi de coton et de cellulose d’excellente qualité et d’une eau très pure. Mais l’offre de Papiers Clairefontaine pour le dessin et les beaux-arts est beaucoup plus vaste pour répondre à toutes les techniques employées et à toutes les exigences des artistes, quel que soit leur niveau.

Elle se compose en premier lieu d’une gamme scolaire de pochettes et de blocs de papiers dessin (blancs, couleurs), de papier pour le dessin technique (bristol, vélin millimétré, calque), de ramettes de papier dessin.

Une large palette de papiers de couleur, parfaitement résistants à la lumière, fabriqués dans l’usine de Mandeure, viennent compléter l’offre de papiers pour artistes.

Viennent ensuite toutes les références destinées aux artistes, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Ces produits se répartissent entre ceux conçus pour les techniques sèches et ceux pour les techniques humides. Dans les techniques sèches, on trouve les blocs et les carnets pour croquis et esquisses, les papiers à grain ou vergés pour le dessin au crayon, au fusain ou au pastel (pochettes, feuilles, blocs) … Les conditionnements sont adaptés aux étudiants tout comme aux dessinateurs occasionnels. Dans les techniques humides, ce sont bien sûr les papiers pour l’aquarelle qui tiennent le haut du pavé. L’offre est très variée avec une multiplicité de propositions dans différents grammages et différents grains pour s’adapter aux attentes des aquarellistes. Les présentations sont évidemment très variées: blocs encollés ou spiralés, feuilles, rouleaux, albums… Relevant également des techniques humides, il faut citer les papiers spéciaux pour l’acrylique et l’huile qui doivent permettre les effets de matière ou d’épaisseur ainsi que l’usage d’huile ou de medium, comme sur de la toile. Par ailleurs, Clairefontaine fabrique dans son usine de Claircell une large gamme de cartons à dessin pour transporter et présenter les œuvres.

Enfin, Clairefontaine a été pionnière en matière de respect de l’environnement en proposant dès 2000 dans sa gamme Beaux-arts, le ZAP BOOK, un carnet de croquis entièrement recyclé (papier et couverture), fabriqué dans son usine d’Everbal.

Revenons aux techniques sèches avec une mention spéciale pour le Pastelmat. Lancé en janvier 2007, ce papier conçu pour les pastels secs n’a pour l’heure aucun équivalent sur le marché. Il a été développé en tenant compte des souhaits spécifiques des pastellistes. Son surfaçage unique et original ainsi que le caractère « fixant » de cette surface autorisent des effets de superposition sans qu’il y ait saturation et permettent la réalisation de glacis, de détails précis ou de voiles délicats et transparents. De plus, l’usage du fixatif n’est plus nécessaire entre deux couches de pastel. Le Pastelmat sublime véritablement cette pratique. « La mise au point de ce papier démontre la capacité d’innovation de Clairefontaine sur un marché très empreint de tradition. »

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