Une méthode infaillible pour négocier !

Dans notre précédent article, nous vous encouragions à ne plus avoir peur de négocier et à percevoir la négociation comme un exercice positif et collaboratif, plutôt que comme un moment douloureux et affaiblissant. Avez-vous eu le temps de vous entraîner ? Les quatre étapes que Margaret Neale, Chercheur et Professeur à la Business School de Standford en Californie, décrit sont vraiment des étapes clefs qui vous permettront de vous créer de nombreuses opportunités tout au long de votre carrière, et tout au long de votre vie tout court. 

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NEGOCIATION : LE CAS PARTICULIER DES FEMMES
Pourquoi est-il si important pour les femmes d’apprendre à négocier ? Parce que notre rapport à la négociation traduit notre rapport aux autres. Ne pas négocier, c’est accepter le statu quo. Ne pas demander davantage pour soi même, même si on pense le mériter c’est :
  • Penser devoir se tenir à une situation, plutôt que de regarder comment l’améliorer.
  • Penser que travailler bien et dur suffira à se faire reconnaître et récompenser, plutôt que de vanter vos réalisations.
  • Penser que vous serez invitées vers de nouvelles opportunités professionnelles et attendre votre heure (qui ne viendra pas…ou trop tard), plutôt que d’exprimer vous-même votre intérêt et de décrocher l’opportunité.
Pas très réjouissant non ? Sachez que cette attitude vient d’une hypothèse ancrée chez la plupart des femmes, et due aux puissantes influences sociales intégrées depuis notre naissance : quelqu’un d’autre a le contrôle de la situation. Et ce quelqu’un d’autre, généralement, est un homme.
CHANGER SES ATTENTES POUR CHANGER DE COMPORTEMENT
Petit exemple simple ! En 2006, la Fédération Internationale de Tennis a autorisé pour la première fois les joueurs et joueuses à revisionner leurs coups en vidéo, en cas de doute, lorsqu’ils étaient annoncés faux. Lors de la première compétition qui a suivi ce nouveau règlement, 73 coups ont été contestés par les hommes, et seulement 28 par les femmes. Frappant non ? Les femmes sont en effet souvent moins à l’aise que les hommes lorsqu’il s’agit de demander quelque chose pour elles.
Et pourtant l’enjeu est de taille, car les attentes que vous avez d’une situation façonnent votre comportement. Si vous avez peu d’attentes, vous vous comporterez d’une manière qui vous mènera à une contre-performance.
Alors pour gérer au mieux les situations où vous demandez quelque chose, il faut, comme le conseille Margaret Neale, être attentive à 3 points : Pourquoi suis-je en train de demander quelque chose ? Comment je le demande ? Pour qui je le demande ?
  1. Pourquoi ? la plupart du temps, les femmes sont beaucoup plus efficaces en négociation lorsqu’elles combinent leurs compétences avec un but commun. Vous avez donc tout à gagner à souligner votre soucis pour les autres. Avant de négocier, réfléchissez à la manière dont vos compétences vont aider votre employeur ou votre équipe à faire mieux, et verbalisez votre demande en associant votre besoin propre aux besoins des autres. Cet « objectif commun » mettra toutes les chances de votre côté pour obtenir ce que vous souhaitez, tout en apportant aussi quelque chose à l’autre partie. 
  2. Comment ? Avant de négocier, sachez que toutes les études montrent que les évaluateurs ou recruteurs masculins pénalisent souvent les négociatrices femmes sur un point précis : lorsqu’elles demandent plus d’argent, et ce contrairement aux hommes. Sachez aussi que les femmes évacuatrices /recruteurs pénalisent pour leur part autant les hommes que les femmes sur ce sujet. Alors si vous souhaitez une augmentation de salaire ou une prime, n’oubliez pas de formuler votre demande de sorte que les deux parties impliquées soient satisfaites du résultat, en soulignant que vous êtes engagée à 100% pour aider votre équipe/employeur à faire encore mieux, mais que vous avez besoin d’aide (un salaire supérieur) pour le faire dans les meilleures conditions.
  3. Pour qui ? Toutes les recherches montrent que les hommes sont plus forts en négociation lorsqu’ils négocient pour eux. Par contre, lorsqu’il s’agit de négocier pour un ensemble, ou lorsqu’il s’agit de représenter quelqu’un, les femmes obtiennent de meilleurs résultats que les hommes dans 23 à 40% des cas. Alors pourquoi s’en priver ? Lorsque vous négocier votre salaire, votre promotion ou un emploi du temps plus flexible, formulez votre demande de façon intelligente en soulignant toujours ce que cela va apporter de nouveau à votre équipe/entreprise/ famille/couple/enfants. Verbalisez-le clairement.
Alors allez-y ! Comme nous vous le disions dans notre précédent article, profitez de toutes les situations du quotidien pour créer de la valeur et pour obtenir davantage de choses pour vous, et selon vos envies. Ca vous changera la vie !

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N’ayez plus peur de négocier !

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Négocier est une démarche collaborative qui vise à résoudre un problème.

Lorsqu’on vous parle de négociation, à quoi pensez-vous ? Que ressentez-vous ? Et si on vous parle plus précisément de négocier votre premier salaire ? votre première demande d’augmentation ? Sachez que lorsque l’on demande aux hommes de décrire un exercice de négociation, la plupart d’entre eux le comparent à une victoire sportive. Lorsque l’on demande la même chose aux femmes, elles choisissent en majorité l’image d’un rendez-vous chez le dentiste. Aïe ! Rien de réjouissant en perspective…

Et pourtant, la négociation est un exercice qui vous ouvrira de nombreuses portes et vous offrira des opportunités tout au long de votre carrière. Petit exemple pratique pour s’en rendre compte en deux secondes.

Imaginez votre entretien d’embauche. Premier poste. Premier salaire. On vous propose 25000 euros annuels. Rappelez-vous que l’écart salarial entre les hommes et les femmes est d’environ 27% donc faites un rapide calcul (votre salaire x 1,27 ) et vous vous rendrez compte que pour un même poste et avec les mêmes qualifications que vous, un homme se serait vu proposer 31750 euros, soit 6750 euros de plus par an. Sur 10 ans, vous allez perdre près de 70000 euros, et sur une carrière de 40 ans, 270000 euros ! Re-Aïe… Convaincues ?

Ne vous inquiétez pas, nous sommes là pour vous aider. Et promis, c’est simple ! Il  faut d’abord que vous changiez votre perception de la négociation, et ensuite, il faut que vous adoptiez la bonne méthode ! Et avec un peu d’entraînement, tout ira bien :-)

NEGOCIER, C’EST RESOUDRE UN PROBLEME

On vous propose donc un premier salaire. Vous êtes soit satisfaite (vous vous attendiez à moins, ou même si vous vous attendiez à plus, finalement, le job vous convient et vous avez la chance qu’on accepte votre candidature), soit insatisfaite (quand même, vous vous attendiez à davantage, les salaires de vos amis sont plus élevés avec les mêmes qualifications). Pourtant, dans les deux cas, vous ne négociez pas. Pourquoi ?

Margaret Neale, Chercheur et Professeur à la Business School de Standford en Californie, nous explique que nous n’aimons pas négocier (femmes et hommes) car nous avons peur que l’autre nous considère comme quelqu’un de trop vénal et de désagréable. Pourtant, négocier, ce n’est pas écraser la partie adverse dans le but d’assouvir ses intérêts. Ce n’est pas non plus avoir peur d’être soi-même écrasée. Négocier, c’est résoudre un problème, c’est une démarche collaborative qui vous permettra d’obtenir plus pour vous, mais aussi d’en offrir davantage à l’autre.

Le but d’une négociation n’est donc pas d’arriver à ce que l’autre soit d’accord avec ce que vous avez en tête (obtenir absolument 3000 euros de plus sur votre salaire annuel par exemple) , mais d’arriver à faire une bonne affaire. Et pour cela, il vous faut 3 informations :
  1. Quelles sont vos alternatives ? En gros, qu’est-ce qui nous arrivera si la négociation échoue ? Allez-vous décider de tout de même accepter l’offre ? De prendre l’autre job pour lequel vous passez des entretiens en parallèle ? D’accepter mais de continuer à chercher un autre job pendant votre période d’essai? Sachez que dans une négociation, celui qui a les meilleures alternatives est aussi celui qui a le plus de cartes en main, et qui sera donc le plus à l’aise.
  2. Quel est votre prix de réserve ? c’est-à-dire jusqu’où pouvez-vous aller ? A quel moment de la négociation allez-vous être finalement indifférente à accepter l’offre ou à refuser et basculer vers une alternative ?
  3. Qu’attendez-vous vraiment de cette négociation ? Quelle est votre vision (réaliste) de la meilleure façon dont peut se terminer la négociation ? 

Et c’est à vous de jouer !

OBTENIR DAVANTAGE POUR SOI ET PRESERVER LES INTERETS DE L’AUTRE

Avant votre entretien, il faudra donc bien vous préparer.

  1. Demandez vous si vous avez les moyens de faire changer les choses pour obtenir une meilleure offre : d’autres entretiens en parallèle ? du temps car pas de pression financière pour le moment ? Vous devez bien mettre en balance ce que vous pourrez tirer de cette négociation et ce que vous pourriez y perdre en cas d’échec (le recruteur m’engagera-t-il quand même à son prix où décidera-t-il de ne pas m’engager du tout), et être réaliste.
  2. Préparez-vous en vous demandant quels sont vos intérêts  et ceux de l’autre partie? Qu’attendez-vous vraiment de cette négociation ? L’entreprise qui souhaite m’engager est-elle face à une urgence ou se donne-t-elle le temps de choisir parmi des dizaines de candidats ?
  3. Lancez-vous ! C’est le moment de demander et de sortir vos cartes. Le recruteur vous a convoquée à cet entretien parce que vous avez des qualités uniques que d’autres n’ont pas. Mettez-les en avant, et faites jouer vos alternatives. Le recruteur fera bien entendu aussi jouer ses intérêts, et c’est là que vous devrez avoir bien en tête votre prix de réserve. Jusqu’où souhaitez-vous aller ?
  4. Faites une demande globale ! Négocier point par point est une mauvaise stratégie.Vous prenez le risque de perdre à chaque fois. Utilisez plutôt une stratégie de type « Si je vous donne ceci, je souhaite obtenir cela »

 S’ENTRAINER REGULIEREMENT

Et vous n’avez pas besoins d’attendre votre premier entretien pour vous entraîner ! La vie quotidienne offre des dizaines d’occasions, même futiles, de négocier. Dans un magasin de chaussures pendant les soldes par exemple. Vous avez repéré une paire de chaussures depuis longtemps et vous la voulez absolument. Aujourd’hui elle est soldée à 35%, vous allez l’acheter. Et puis vous en voyez une autre qui vous plaît beaucoup mais qui n’est pas soldée. Vous savez que vous pouvez vous offrir les deux aux prix affichés, mais pourquoi ne pas tenter de négocier pour obtenir un meilleur prix ? « Je vous achète cette paire soldée mais j’adore la paire non soldée et j’aimerais vraiment pouvoir m’offrir les deux. Si je prends les deux aujourd’hui, alors pouvez-vous me faire 50% sur la première paire plutôt que 35% ? ». Qu’est-ce que vous avez à perdre ? Au pire, le vendeur/ la vendeuse refuse et vous prenez la paire soldée à 35% que vous vouliez au départ. Mais s’il/elle accepte, vous aurez tout gagné !

Alors lancez-vous, et dans chaque situation du quotidien, demandez-vous quelles sont vos alternatives, vos limites et vos attentes. Vous vous rendrez compte petit à petit que les choses que l’on vous propose ne sont qu’une proposition. A vous de jouer pour qu’elles tournent à votre avantage ! Et restez connectées pour découvrir des astuces pour négocier de manière encore plus efficace, car tous les chiffres montrent que les hommes négocient mieux que nous. La suite dans notre prochain article !

Audrey Ghozael Ragonnaud – Co-fondatrice et Directrice Générale de Women Tomorrow

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Début de carrière ! Les conseils de Géraldine Le Meur, entrepreneure et co-fondatrice de LeWeb

Nous avons rencontré Géraldine Le Meurco-fondatrice de la célèbre conférence LeWeb , qui chaque année à Paris, réunit 5000 entrepreneurs, marques, geeks, investisseurs et journalistes venus de 80 pays. Généreuse et inspirante, Géraldine n’a pas manqué notre rendez-vous « Début de carrière » et vous livre ici ses meilleurs conseils pour commencer votre vie professionnelle avec les meilleurs atouts.

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Géraldine Le Meur, Co-fondatrice de la conférence LeWeb Paris et Londres

WoTo : Géraldine, quels conseils donnerais-tu aux étudiantes et aux jeunes femmes qui débutent tout juste leur carrière, pour qu’elles aient tous les atouts en main ?

Géraldine :

1. CONFIANCE ET REACTIVITE « Je pense que le plus important est d’avoir confiance en soi ! Il n’y a pas de chemin tout droit, rien n’est tracé d’avance. Il y a ce qu’on pense et il y a ce qui arrive. Donc il faut savoir s’adapter, c’est très important. Les objectifs sont faits pour être revus en permanence, parce que certaines fois, les circonstances le demandent, que ce soit du point de vue personnel que professionnel. Donc soyez persévérantes, sachez vous adapter et ayez confiance en vous. »

2. AVOIR DE L’AMBITION « Il ne faut pas penser petit. Ne croyez surtout pas que, parce qu’on vient d’une ville de province, ou parce qu’on a fait telle ou telle université ou telle ou telle école,  on n’y arrivera pas. Il faut éliminer ce sentiment d’échec dès le départ, il faut y aller et foncer, persévérer. J’ai vraiment envie de dire que tout est possible. Après c’est une question de s’en donner les moyens, une question d’échelle et de persévérance. Et de confiance en soi comme je le disais plus haut. »

3. NE PAS AVOIR PEUR DE L’ECHEC « Dites vous bien que l’échec, ce n’est pas grave ! On se rélève et on fait mieux ou différent. Alors forcément sur le moment ce n’est pas agréable, et le prend comme un uppercut en pleine face mais il faut persévérer. Alors j’y reviens encore : ayez confiance en vous, relevez-vous, apprenez de cet échec et faites mieux à la prochaine étape. »

Merci beaucoup Géraldine ! Pour en savoir davantage et connaître tous ses conseils carrières, rendez-vous sur Women Tomorrow, où vous pourrez lire l’intégralité de son interview. A bientôt !

 

Audrey Ghozael Ragonnaud – Co-fondatrice et Directrice Générale de Women Tomorrow

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Début de carrière ! Catherine Barba, serial-entrepreneure et co-fondatrice de la Journée de la Femme Digitale, vous livre ses meilleurs conseils

C’est avec un immense plaisir que nous avons interviewé Catherine Barba la semaine dernière. Serial entrepreneureadministratrice et investisseure dans plusieurs start-ups françaises, auteure et aujourd’hui Présidente du groupe de consulting CB Group, elle se présente avec humour sur Twitter  comme la « Mamie du (French)web ».

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Catherine Barba

Catherine Barba était présente vendredi 7 mars  à la seconde édition de la Journée de la Femme Digitale, qu’elle organise avec une autre wonderwoman que vous connaissez bien chez WoTo puisqu’elle est Mentor pour notre réseau : Delphine Rémy-Boutang.

Si vous y étiez, vous êtes certainement ressortie de cette journée en ayant envie envie d’entreprendre, mais aussi d’intraprendre, de faire bouger les lignes, d’innover, de changer le futur et d’être heureuse au travail. Et si vous souhaitez encore être inspirée par Catherine, voici ses meilleurs conseils pour vous permettre de débuter votre carrière avec tous les atouts en main!

A écouter en boucle et bien entendu, à appliquer ! :-)

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Cliquer pour entendre les conseils de Catherine Barba

En savoir plus sur Catherine Barba

Sortie diplômée en 1996 de ESCP Europe, Catherine Barba fonde et dirige OMD Interactive (groupe Omnicom) puis rejoint iFrance en tant que Directeur Général de Marc Simoncini entre 1999 et 2003. En 2004, elle crée le portail de shopping Cashstore.fr, revendu en novembre 2010 au groupe Plebicom, puis le Cabinet de Conseil en e-business Malinea, revendu en juin 2011 aux fondateurs de vente-privee.com.

Elle a publié en 2011 le rapport prospectif sur l’avenir du e-commerce commandé par la Fevad et le Ministère de Bercy « 2020, la fin du e-commerce ? », est l’auteur du guide (Ed. Carnets de l’Info) «Shopping en ligne, même pas peur », et du blog malineaconseil.com qui a reçu le prix du meilleur blog e-commerce en 2010.
Elle a créé en 2010 le Lab e-commerce, un laboratoire de veille active pour tester les start-up et solutions e-commerce innovantes, soutenue par La Poste, vente-privee.com et Euratechnologies.
Administrateur / investisseur dans plusieurs start-up innovantes, dont Leetchi.com Sojeans.com et le media de référence de l’écosystème digital FrenchWeb.fr, elle est aussi chroniqueuse sur BFM dans l’émission de Philippe Bloch L’entreprise BFM. Impliquée auprès des jeunes et de l’emploi, Catherine est marraine de l’Association « Nos quartiers ont des Talents » et de Joséphine pour la beauté des femmes, ainsi que membre de 100 000 Entrepreneurs.
Catherine a été élue Femme en Or d’Entreprise en 2011 et Alumni ESCP Europe of the year en 2012.

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Même si pour nous c’est tous les jours, nous vous souhaitons une belle Journée de la Femme

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Trophée Excellencia : Tentez votre chance dans la catégorie « Etudiante scientifique » et gagnez le financement de vos études d’ingénieur

Vous avez toujours rêvé de devenir une pro du numérique ? Les carrières d’ingénieurs vous tentent mais vous n’osez peut-être pas sauter le pas ? Et bien voici encore une bonne raison de foncer !

La Commission Femmes du Numérique, et l’école d’ingénieurs EPITA, qui figure au top 5 des écoles d’ingénieurs, lancent le Trophée Excellencia. Leur objectif ? Promouvoir le secteur du numérique auprès des jeunes femmes, faire tomber les stéréotypes et démontrer l’attractivité des métiers des nouvelles technologies . Les étudiantes ont toutes leurs chances dans ce trophée, car une catégorie leur est spécialement dédiée : l’Etudiante Scientifique.

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Participez au Trophée Excellencia et gagnez le financement de vos études d’ingénieur

 

Comment participer ? Le dossier de candidature est à compléter en ligne sur www.excellencia.org avant le 30 avril 2014

Peuvent concourir les personnes répondant cumulativement à ces critères :

  • Etre une femme
  • Etre  majeure ou mineure disposant d’une autorisation parentale
  • Etre  actuellement en Terminale ou en Bac + 2
  • Avoir satisfait aux conditions et/ou épreuves d’admission à l’Epita

Nous vous invitons à en apprendre davantage ici, et on croise les doigts pour vous ! C’est une belle opportunité !

 

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Les étudiantes reçoivent les conseils carrière en or de Françoise Gri, CEO du Groupe Pierre et Vacances – Center Parcs

Après avoir occupé la Présidence d’IBM France, puis de ManpowerGroup France et Europe du Sud, Françoise Gri devient Directrice Générale du Groupe Pierre & Vacances – Center Parcs, début 2013. Elle y a rapidement décliné des objectifs forts au sein d’une stratégie « WIN 2016″  très commentée et applaudie sur les marchés. Elle n’oublie pas son engagement pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, et c’est heureuse de transmettre son expérience et ses conseils carrière qu’elle a répondu à nos questions.

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Françoise Gri figure parmi les 50 femmes d’affaires les plus influentes au monde du classement réalisé par le magazine américain Fortune « The Global Power 50 »

WoTo : Vous dites être frappée, lorsque vous discutez avec de plus jeunes femmes, de bien trop souvent observer une certaine ignorance ou naïveté par rapport à la réalité de ce fameux plafond de verre que l’on rencontre un peu plus tard dans sa carrière. Il semblerait que pour beaucoup d’entre elles, le sujet de l’inégalité femmes-hommes au travail soit un sujet d’une autre génération.

Alors s’il fallait leur donner un conseil pour leur permettre d’anticiper ces challenges et de se donner toutes les chances de réussir, lequel choisiriez-vous ? 

Françoise Gri : « Dans cette question, il y a en fait trois sujets qui ne se présentent pas tout à fait au même moment, et plusieurs conseils à la clef.

D’abord, choisir sa carrière. Les femmes sont encore en minorité dans la plupart des secteurs professionnels. Je leur suggèrerais donc vraiment de choisir des secteurs où elles sont en effet en minorité, c’est-à-dire finalement, le chemin difficile. Car lorsqu’on est en minorité dans un secteur masculin, on a la chance de la différence, et il faut savoir la jouer car c’est une vraie chance. Il y a aujourd’hui de plus en plus de groupes qui mettent en place des actions pour avoir plus de femmes dans les postes de direction, donc logiquement, si vous êtes en minorité, vous avez plus de chances. Ce sera donc mon premier conseil : se challenger sur les secteurs que l’on rejoint et se dire de façon assez réaliste que l’on aura peut-être plus de chances dans des métiers dans lesquels les femmes sont en minorité.

Ensuite, assumer ses choix. Une fois que l’on a fait le choix d’un chemin où l’on est minoritaire, il est bien entendu plus difficile à assumer, et il faut savoir le gérer dans la durée. Je conseille donc d’essayer très vite de faire deux choses. Tout d’abord, identifier des sponsors et des mentors. Personnellement, j’en ai eu tout au long de ma carrière. Il y a plein de gens dans une entreprise qui ont envie d’être le mentor d’un talent, d’aider et de transmettre. C’est un conseil précieux pour les femmes, car c’est une façon de comprendre quels sont les codes dans l’entreprise, et donc comment elle fonctionne. Et c’est finalement quelque chose que les femmes font assez peu. Au risque d’être provocatrice, je les trouve très scolaires dans leur façon de commencer à travailler. « Je vais faire bien, comme à l’école, et du coup, je vais être repérée et je vais progresser ». Alors bien sûr, délivrer un bon travail et avoir des résultats c’est une clef majeure, mais ça ne suffit pas. L’entreprise, ce n’est pas l’école, et comprendre comment l’entreprise fonctionne, en connaître la culture, c’est important pour se positionner et jouer avec les bonnes cartes à l’intérieur d’un groupe qui a forcément ses usages et sa façon de repérer les talents et de les promouvoir.

Enfin, investir massivement dans la logistique. Et c’est essentiel au moment de créer sa famille. Les femmes essaient de se conformer à des standards sur ce qu’est une mère et une bonne épouse, qui ne sont pas nécessairement les leurs mais ceux hérités de leurs mères ou grand-mères. Il faut donc qu’elles se créent leurs propres standards et qu’elles se fassent aider logistiquement parce qu’il y a honnêtement trop de choses à gérer. Et quand on veut faire une carrière, il y a des moments clefs, où il est certainement plus important de dépenser son argent à avoir une formidable nounou tout terrain et très disponible, plutôt que d’investir dans une belle voiture ou dans un appartement. Sur le long terme, c’est l’investissement logistique au moment de créer sa famille qui va compter. C’est la garantie d’avoir l’esprit libre et de pouvoir gérer au mieux les contraintes d’une vie personnelle et professionnelle. »

WoTo : Aujourd’hui encore, la France manque de femmes ingénieurs et plusieurs études montrent que dès le lycée, les filles osent moins que les garçons s’engager dans les filières scientifiques. Que leur dites-vous pour les y encourager ?

Françoise Gri : « Et bien je leur dis tout d’abord que les métiers d’ingénieurs sont de beaux métiers et il y a des choses très intéressantes à faire dans des métiers techniques. Ensuite, comme je l’expliquais plus haut, il faut qu’elles réalisent qu’elles seront en minorité, et qu’elles auront alors une chance à saisir. Ce ne sera pas un inconvénient. Quand les entreprises du CAC 40 cherchent des femmes ingénieurs et qu’elles se battent toutes sur les 15% qui sortent des grandes écoles, forcément, cela crée des opportunités. Mais il faudra aussi savoir les saisir ! »

WoTo : A l’annonce de votre interview auprès de notre réseau, nous avons reçu 127 questions en deux jours et en avons sélectionné deux.
Marie, étudiante en commerce : « L’écart salarial entre les hommes et les femmes est encore très important et je sais que je ne dois pas rater ma négociation salariale pour mon premier poste pour ne pas débuter ma carrière avec un écart ensuite difficile à rattraper. Quels sont vos conseils pour que j’y parvienne ? »
Françoise Gri : « Tout dépend sur quelles entreprises Marie se positionne. Il est tout de même aujourd’hui extrêmement rare que les grandes entreprises discriminent sur le salaire à l’embauche. Mais il est vrai que l’écart se creuse très vite après. Pourquoi ? Parce que les femmes réclament moins, parce qu’elles bougent moins et qu’elles progressent finalement beaucoup moins que les hommes. 
Maintenant, si elle se positionne sur des entreprises qui sont discriminatoires à l’embauche, autant dire que c’est un très mauvais présage pour la suite. Donc méfiance ! Alors il faut enquêter, chercher à connaître quelles propositions sont faites aux hommes et aux femmes dans l’entreprise visée. Et ça se fait en networkant. Les réseaux sociaux servent notamment à ça, pour rentrer en contact avec des gens qu’on ne connaît pas. Il faut en tout cas absolument être proactif pour se renseigner et avoir des informations avant embauche. »
Julie, ingénieur : « Qu’est-ce que les jeunes femmes doivent concrètement faire dès leur début de carrière pour montrer à leurs managers / leur entreprise qu’elles souhaitent avoir davantage de responsabilités ? »

Françoise Gri : « Il faut le dire ! Il faut vraiment l’exprimer clairement. Je raconte souvent l’histoire qui va suivre, car elle est très révélatrice. J’étais à l’époque Présidente d’IBM France et j’avais un poste qui venait de se libérer dans mon comité de Direction. Il s’est trouvé que tout le monde a rapidement appris que ce poste s’était libéré, et dans le processus de remplacement établi par l’entreprise, il y avait une femme sur la liste des candidats potentiels, et de plus, une femme à laquelle je pensais justement pour ce poste. Dans la semaine qui a suivi l’information de la disponibilité du poste, j’ai reçu plusieurs messages d’hommes, qui n’étaient absolument pas positionnés pour le poste, mais qui m’expliquaient pourquoi ils étaient les meilleurs candidats pour le job. En revanche, la femme en question ne m’a pas écrit, et quand moi je l’ai convoquée pour lui proposer le poste, elle a commencé par me lister tous les problèmes qu’il faudrait résoudre pour qu’elle puisse l’occuper : la difficulté de la remplacer sur son poste précédent, ce pourquoi elle n’était pas tout à fait prête, etc, etc… Et par la suite bien évidemment, elle a réfléchi, pris le poste, et elle y a réussi. J’ai trouvé cette histoire très représentative de la façon dont les hommes et les femmes gèrent leur carrière. Et je me suis dit ce jour là, que si elle avait eu un homme en face d’elle, avec donc des critères différents, elle n’aurait pas été jugée prête, et ce serait fait sortir de l’opportunité de poste rapidement.

Donc il faut véritablement exprimer clairement ce que l’on souhaite, décrire la manière dont on voit sa progression.  Et il faut savoir que lorsqu’un patron ouvre un poste où qu’il réfléchit à des tables de remplacement, il s’attend à ce que les uns et les autres lui disent qu’ils ont envie du poste. Et à ce jeu là, souvent, les femmes ne sont pas présentes. »

 

Nous remercions chaleureusement Françoise Gri de nous avoir accordé cette interview très riche en conseils pour les plus jeunes, et nous vous invitons à découvrir la totalité de ses conseils sur Women Tomorrow. La CEO du Groupe Pierre et Vacances – Center Parcs nous délivre les secrets de son management, nous parle de la place des femmes au sein de son Groupe, et nous donne une méthode simple et claire pour aider les entreprises et les organisations à atteindre la parité. Et si vous voulez aussi avoir la chance de recevoir les conseils carrière de leaders, role models et experts, c’est simple ! Rejoignez le réseau Women Tomorrow en 3 clics. En plus c’est gratuit ;-)

Alors à bientôt

Audrey Ghozael Ragonnaud – Co-fondatrice et Directrice Générale de Women Tomorrow

 

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A vos stylos, tablettes et vidéos ! Participez au grand concours égalité homme-femme organisé pour les jeunes par le Ministère des Droits des Femmes

Vous avez entre 16 et 25 ans ? Vous voulez vous faire entendre et permettre à l’égalité entre les femmes et les hommes de réellement progresser ? Et bien ce concours est pour vous ! Vous avez jusqu’au 26 février pour vous inscrire alors foncez !

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Concours Egalité 2014 lancé par le Ministère des Droits des Femmes

En vue de la prochaine journée internationale des Droits des femmes le 8 mars 2014, le ministère des Droits des femmes lance le premier concours officiel à destination des jeunes, sur le thème de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Vous pouvez filmer, dessiner, ou raconter ce que représente pour vous l’égalité femmes-hommes en 2014. Laissez parler votre imagination ! Toutes les formes sont permises : sketch, chanson, interview, dessin, poème…

La remise des prix se fera le vendredi 7 mars par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, et en présence des #sogreat  membres du Jury  : Pierre Arditi-comédien, Pénélope Bagieu-dessinatrice BD, Laura Flessel-escrimeuse, Cloé Korman-romancière, André Manoukian-auteur compositeur, Riad Sattouf-dessinateur BD et réalisateur.

Les 3 prix à remporter vont certainement en convaincre plus d’une, ou plus d’un ! Parce-que Mesdames, n’oubliez pas, pour faire avancer l’égalité homme-femme, il faut prendre le temps d’aller secouer un peu ses potes pour qu’ils s’engagent à vos côtés pour faire bouger les choses !

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En savoir + sur les prix du concours égalité ici

Pour en savoir davantage sur le concours et avoir accès au formulaire d’inscription, c’est par ici – clic -

 

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Ma #Mentor, ma #Carrière : « N’attendez pas pour vous lancer dans vos passions »

Notes 2, page 7

 

Et retrouvez tous les conseils de Delphine Rémy-Boutang en vidéo ici – clic -

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Lu sur le web : les écoles de Journalisme refusent de former leurs élèves à l’égalité des sexes

La nouvelle loi sur l’égalité homme-femme votée le 28 janvier demande à toutes les écoles un «enseignement sur l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples». Les écoles de journalisme s’insurgent. Et vous, vous en pensez quoi ?

 

Extrait de l’article paru sur Le Figaro / Etudiant

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« Les écoles de journalisme sont «consternées». En cause, le projet de loi de la ministre Najat Vallaud-Belkacem sur l’égalité hommes-femmes ,voté ce 28 janvier en seconde lecture à l’assemblée nationale. «L’Assemblée nationale veut dicter aux formations au journalisme ce qu’elles doivent enseigner», s’insurge la conférence des écoles de journalisme (CEJ) qui regroupe 14 formations inscrites à la convention nationale des journalistes, du Celsa au Cuej, en passant par le CFJ ou Sciences Po.

L’article 16 bis introduit dans le projet 24 janvier leur impose en effet un «enseignement sur l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les stéréotypes, les préjugés sexistes, les images dégradantes, les violences faites aux femmes et les violences commises au sein des couples». «Il nous manque juste le nombre d’heures et les intervenants», ironise Hervé Demailly, président de la CEJ. Va-t-on nous proposer à terme un listing de toutes les questions que nous devons traiter?», poursuit-il opposant à cela un traitement global de «l’ensemble des questions déontologiques» et dénonçant une «ingérence du pouvoir». «Ce genre d’obligation est malvenu au sein d’écoles qui entendent former des esprits indépendants», conclut-il ajoutant que les écoles de journalisme sont féminisées à hauteur de 70%… »

 

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