Livres

dico3Olivier Talon & Gilles Vervisch

Le Dico des mots qui n’existent pas (et qu’on utilise quand même)

Procrastiner, epsilonesque, clivant, berlusconisation, court-termisme, aéropage, premier-ministrable, volumiser… voici rassemblées ici les définitions de plus de 200 mots que vous entendez (presque) tous les jours et qui ne figurent pourtant dans aucun dictionnaire. Non, omnibuller ne signifie pas  » paresser dans un omnibus  » et le gonogo n’est pas un grand singe intelligent qui préfère faire l’amour que la guerre ! De abracadabrantesque à zlataner, cet abécédaire éclaire, avec drôlerie et érudition, le citoyen désemparé face aux modes vocabulistiques. Les auteurs décryptent les lacunes évidentes, les glissements sémantiques maladroits, les substituts inutiles, les anglicismes, les dérivations mercatiques ou encore les fantaisies médiatiques. Le but ? Aider le lecteur à démêler le vrai du faux. Et montrer que la langue est l’affaire de tous, qu’elle est une matière vivante qui s’invente chaque jour.  » Tout vrai langage est incompréhensible « , disait Antonin Artaud. La preuve par l’humour.

 

elise lucet

Interview de Gilles Vervisch, « les 5 dernières minutes »
dans le JT de 13 h de France du 3 avril 2013

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qqgrammesGilles Vervisch

Quelques grammes de philo dans un monde de pub

Les « créatifs » de pubs ont l’air de nous apprendre à vivre à travers les grands « concepts » de la philosophie, comme le bonheur, la liberté, la nature, le moi ou la religion. Mais combien de grammes de philo dans ce monde de pubs ? C’est la question que pose cet essai, sans oublier de mettre une dose d’humour dans ses ingrédients.

Nuit de la pop_0

Vidéo de la conférence « Philosophie et publicité »
(Nuit de la pop philo)

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Editions Max Milo, 2009, 2011

Editions Max Milo, 2009, 2011

Gilles Vervisch

Comment ai-je pu croire au Père Noël ?

Et autres questions essentielles :

Comment être soi-même dans une soirée où l’on ne connaît personne ? (Le moi existe-t-il ?)

Pourquoi Mamie met-elle une casquette et un pull écossais à son yorkshire ? (Les animaux ont-ils une raison ?)

Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con ? (Ne désirons-nous que des choses que nous estimons bonnes ?)

Etc.

Marabout, 2013

Marabout, 2013

Dans cet ouvrage, nous espérons montrer que la philosophie n’a rien d’ennuyeux, elle permet de comprendre de manière simple des choses complexes, et n’est jamais éloignée de la vie quotidienne.

Elle parle à tout le monde. Elle parle de chacun.

 

 

 

europe12

Interview de Gilles Vervisch sur Europe 1 dans Bienvenue chez Basse, le 15 décembre 2010

 

2 Responses to Livres

  1. Rousseau

    Bonjour, j’ai acheté puis lu avec grand intérêt vos livre sur la route et la voiture au sens large et celui sur le sport et le foot en particulier. Tout ceci après avoir suivi avec la aussi beaucoup d’intérêt un séminaire organisé par la chaîne Canal.
    Juste une précision sur un détail. Vous parlez du prix des places à l’Euro 2000 en utilisant une monnaie qui n’avait pas encore cours. En effet, nous sommes passés aux € au 1er janvier 2002. Petit anachronisme?
    Un grand merci en tout cas pour vos tentatives de démocratisation de la philo pour les Béotiens que nous sommes

  2. ORTEGA Christian

    Bonjour, je viens de recevoir en cadeau « Vous avez dit kafkaïen ? » de Gilles Vervisch & Olivier Talon. j’ai lu avec intérêt l’article relatif à la Clémentine. Pour ma part j’ai une autre version sur quel aurait pu être le nom de ce fruit. Mais lisez plutôt ce conte que j’ai écrit il y a déjà quelques temps :

    Légende de la Clémentine

    Pendant longtemps j’ai cru que ce fruit était l’œuvre du Diable.
    Lorsque j’étais enfant, il nous arrivait parfois de recevoir une mandarine pour Noël. C’était pour nous un savoureux cadeau du Père Noël, un don de Dieu.
    Bien plus tard j’appris que ce fruit sans pépin n’était pas vraiment une mandarine, mais plutôt un croisement d’agrumes, en d’autres termes une œuvre du Diable, ce Diable d’homme qui, par ses manipulations en tout genre, veut régenter le monde et bouleverser l’ordre naturel des choses à sa manière.
    OUI ! Des manipulations multiples, génétiques , physiques, chimiques, biologiques, et même psychologiques !
    Mais depuis peu, j’ai appris que ce fruit merveilleux est en fait dû à une « Opération du Saint- Esprit ». Pour tout vous dire ce serait une œuvre de Dieu, selon les croyants, un fruit de la Providence divine, en quelque sorte.
    Pour les éternels dei-sceptiques ce serait plutôt le fait du hasard, qui, comme vous le savez, fait bien les choses.
    Et, pour tous les amateurs de belles histoires, comme moi, c’est, à n’en point douter, le fruit de l’Amour !
    Et, c’est là qu’intervient la magie du Conte de Noël !
    En des temps très anciens, près de l’Oued Misserghin, au sud d’Oran en Algérie, dans une contrée aride, hostile, écrasée par un soleil belliqueux, vivotaient en toute indifférence deux arbrisseaux sauvages, à quelques mètres l’un de l’autre,. Ils étaient armés d’épines longues et acérées, sans doute pour se défendre contre d’éventuels agresseurs. Mais qui aurait pu s’intéresser à des êtres aussi rustres ?
    La plupart du temps ils étaient à l’image de leur environnement, secs et acariâtres et se regardaient à longueur de journée en chiens de faïence.
    L’un avait un port plutôt viril, nous l’appellerons Bigaradier, l’autre plutôt efféminé, nous lui donnerons comme nom, Mandarinier.
    L’un et l’autre produisaient des fruits presque immangeables. Bigaradier donnait des oranges amères, Mandarinier des petits fruits d’un goût âpre et remplis de pépins. Ils ronchonnaient sans cesse et râlaient après tout et n’importe quoi.
    Quand arriva le printemps, qu’ils furent couverts de fleurs au parfum enivrant, Mandarinier commença à aguicher son voisin et, profitant d’une brise favorable, lui envoya ses effluves envoûtantes. Bigaradier regarda Mandarinier d’un œil différent, mais ne pouvant se déplacer pour aller conquérir le cœur de Mandarinier, il attendit patiemment que le vent tourne.
    Ce jour-là arriva enfin. Bigaradier fit intervenir des éléments extérieurs, le doux Zéphyr et la blonde abeille, par lesquels ils fit transporter toute la poudre d’amour contenue sur le pistil et les étamines de ses fleurs épanouies vers les calices tendrement offerts des fleurs de Mandarinier.
    Et l’alchimie fit le reste !
    Des siècles plus tard, un jour de l’an de grâce 1892, le Frère Clément, agronome émérite et Chef Pépiniériste de l’Orphelinat de la Congrégation du Saint-Esprit du village de Misserghin, surprit le petit Moktar, pensionnaire de l’Établissement, en train de se délecter d’un fruit cueilli sur un arbrisseau sauvage poussé au milieu des lentisques, près de l’Oued. Ce n’était ni un oranger, ni un mandarinier. Il goûta le fruit à son tour et le trouva d’un goût subtil, délicieux, juteux à souhait, sucré comme du miel, sans pépin et très facile à éplucher. Idéal pour les petits enfants.
    Le Frère Clément fut tout de suite intéressé. Les fruits étant dépourvus de graines, il était impossible d’en reproduire des plants par semis. Alors, à l’aide de greffons prélevés sur cet arbre inconnu il procéda à des greffes sur des porte-greffes qu’il cultivait dans sa pépinière. A partir de cette opération il lança, à grande échelle, l’exploitation du nouveau fruit, fils naturel de Bigaradier et Mandarinier, qu’on appellera « Clémentine » du nom de son inventeur, et qui inondera le marché mondial.
    J’ajouterai juste un petit bémol à cette fabuleuse histoire pour rendre justice au petit Moktar. Car, même si le Frère Clément a favorisé l’exploitation de ce fruit, je pense que son véritable révélateur ne peut être que Moktar. Il est temps de rendre à Moktar ce qui lui appartient en renommant ce fruit : la MOKTARINE.

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