Les mots qui font l’actu ( suite) : illettrisme, Daech, phobie administrative, climat etc.

                                                                                        Sérendipité.

Fin août, alors qu’ils recherchaient l’épave de l’avion de la Malaysia Airlines, les scientifiques australiens découvrent un volcan immergé de 2000 mètres.

On en  parla  comme d’un exemple parfait de sérendipité. Il y a quelques semaines Véronique Moulin  découvre les propriétés anti-cancéreuses d’une molécule produite à partir de la carapace des crustacés et des insectes. Heureux hasard ? Avec Horace Walpole on parlera de Sérendipité.

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Ces mots qui font l’actu ( 3)…Fronde, Ice Buckett Challenge, Rainbow loom, Califat.

                                                                              La Fronde.

Les accents de social-libéralisme du gouvernement font réagir une quarantaine de députés socialiste qui contestent cette politique et de fait menacent la majorité à l’Assemblée. A la fin de l’été, Arnaud Montebourg incarne cette « Fronde », nouveau Prince de Condé, il en partagera le sort : l’exil…

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L’Injustice sociale , source d’indignation, voire de révolte.

. De la même façon qu’il eût semblé « injuste » que les dignitaires nazis ne fussent pas condamnés au motif qu’ils n’avaient pu, au moment des faits, transgresser ou violer des lois qui en effet n’existaient pas alors, de la même façon que la morgue d’Eichmann à son procès, réclamant les félicitations de la cour pour avoir été un citoyen respectueux des lois sous lesquelles il vivait ( les lois allemandes, en l’occurrence) nous choque, il nous arrive régulièrement de trouver « injuste » une situation qui pourtant ne relève pas d’une infraction ou d’un délit. Le chômage n’est-il pas « injuste » ? Le licenciement d’un salarié parce qu’il est « trop vieux » et qu’il coûte « trop cher », n’est-ce pas également une « injustice » ?

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Punir…

 

Qu’est-ce qu’une peine ? Assurément une peine est destinée à « faire de la peine »…Ce qui est pénal a vocation étymologique à être pénible. Pourquoi l’Etat aurait-il à administrer  « de la peine » ? Quelle réponse utile donner à la délinquance ?

A-Peine ou Châtiment ?

Le délinquant, par définition, commet un délit, c’est-à-dire une faute, un manquement eu égard aux lois qui dans un lieu donné et en un temps déterminé régissent la vie dans la société. Quand les lois n’existent pas pour condamner un comportement perçu néanmoins par les pouvoirs publics ou par la population comme préjudiciable, il faut attendre que le législateur agisse et décide, par le vote d’un texte, de « pénaliser » ce comportement. Il peut d’ailleurs tout autant « dépénaliser » des actes qui cesseront dès lors d’être des délits. Ainsi la liste des délits est-elle changeante, au gré parfois des fluctuation de l’opinion publique ou des frontières. Fumer dans un lieu public est aujourd’hui pénalisé, demain consommer du cannabis ne le sera peut-être plus. Il paraît nécessaire de donner à la délinquance une réponse, mais de quel ordre ? Autrefois, à la notion de « punition », on préférait celle de « châtiment ». Le mot sonne plus gravement, il associe à la condamnation judiciaire la condamnation morale, voire divine. Mais il est aussi singulièrement plus précis et plus juste. En effet, « châtier » – castigare- c’est « réprimer », « contenir ».Le châtiment est destiné à repousser littéralement la violence de la transgression, le désir de désordre. Ce n’est pas la souffrance qui est recherchée mais le retour au calme, à l’ordre paisible que le délit a menacé. Comment les pouvoirs publics peuvent-ils mener à leur terme cette restauration de l’équilibre social ? par l’usage de la force et l’administration de la souffrance physique et morale ? La punition ne constitue pas une pédagogie, pas plus d’ailleurs que la permission. Alors que faire ? Les obstacles qui détournent les hommes de commettre des délits doivent être d’autant plus forts qu’ils sont contraires au bien public. Il doit donc y avoir une proportion entre les délits et les peines. C’est en 1764 que le marquis de Beccaria formulait ce premier principe sur lequel repose une justice pénale efficace. Mais pour autant Beccaria ne remet pas en question la peine en elle-même.

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L’Ecole en France, veille de rentrée des classes, bilan sombre de Monsieur « Pisa » dans « Le Monde ».

Entretien « cash » avec Andréas Schleicher de l’OCDE qui n’épargne guère le système scolaire français:

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/08/29/andreas-schleicher-ocde-en-france-l-enseignement-n-est-pas-pertinent_4478859_3224.html

 

Le Gouvernement des juges. Spéciale dédicace à mes étudiants de la CPI de l’Ecole Nationale de la Magistrature.

En France, les noms de certains magistrats sont associés à des dossiers « politiques » fortement médiatisés. Ainsi le juge Thierry Jean-Pierre est –il à l’origine de l’affaire Urba en 1991 et du prêt d’un montant d’ un million de francs consenti par Roger-Patrice Pelat à Pierre Bérégovoy, premier ministre d’avril 1992 à mars 1993. Le nom et le visage de Renaud van Ruymbeke sont associés à l’affaire Boulin, au financement occulte du Parti Républicain, à l’affaire des frégates de Taïwan, à Jérôme Kerviel mais surtout au dossier Clearstream et au volet financier de l’affaire Karachi. Mais le plus médiatique des juges fut assurément Eva Joly, nommée au pôle financier du palais de Justice de Paris. Saisie de l’affaire Elf, elle fait incarcérer l’ancien PDG d’Elf, président en exercice de la SNCF. Dans le dossier des frégates de Taïwan, elle n’hésite pas à mettre en examen Roland Dumas, le président du conseil constitutionnel, contraint à la démission. A cette courte liste, on peut encore ajouter le nom du procureur de Montgolfier attaché à l’affaire OM-Valenciennes qui provoqua la chute de Bernard Tapie.

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Notes de lectures : Sept leçons de vie , Comment survivre aux crises. Jacques Attali, 2009.

Jacques Attali décline la crise sous tous ses aspects, passant ainsi la revue de toutes les « catastrophes » qui semblent nous attendre . Crise démographique tout d’abord :
L’évolution la plus certaine – et sans doute la plus bouleversante- de la prochaine décennie est l’augmentation prévisible de la population mondiale : elle passera de 7 à 8 milliards d’individus, soit autant que l’augmentation de la population de la planète entre le début de notre ère et la seconde guerre mondiale.

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