Les mots qui ont fait cette rentrée 2015…

Proactif.

Depuis quelques années, le discours dominant dans le monde du management use et abuse de l’adjectif « proactif ». On attend assurément ainsi dans l’entreprise d’un collaborateur qu’il soit proactif.

Etre proactif, c’est prendre en mains, anticiper (pro), prévenir un risque notamment. L’attentiste ne fait rien…comme son nom l’indique, il attend. Le conformiste n’agit qu’en conformité avec une action antérieure…Le réactif n’a pas d’initiative, il ne fait que répondre. Bref, seul le proactif se projette et manifeste une réelle capacité d’innovation et d’initiative.

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Les mots qui font l’actu…( suite): Drone, french celebrating, clown, catastrophe…

                                                                      French  celebrating.

 

Au mois de novembre 2015, Manuel Valls, devant des chefs d’entreprise  français, donnait au « french bashing »  son antonyme : le « french  celebrating. »

Le bashing , commençons par lui car c’est bien de lui que tout dépend, c’est une « raclée ». Il s’agit de frapper violemment ( au sens figuré)  celui ou celle que l’on cherche à dénigrer, humilier…Le french bashing  prend la forme aux Etats-Unis assez régulièrement  d’un lynchage médiatique de la France, des français, de leur politique, leur culture etc. Des hebdomadaires prestigieux vont ainsi s’interroger sur « La chute de la France », « Le déclin de la Culture française » ou encore : « Comment le pays du coq est-il devenu celui du mouton ? ».

La violence de certains propos étonne  mais est-ce bien nouveau ?

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Les mots qui font l’actu (suite): Synode, ovocyte, celebgate…Ebola.

 Ebola.

En décembre 2013 débute une épidémie de la maladie à virus Ebola qui alarme aujourd’hui particulièrement les occidentaux, à la suite de cas individuels identifiés aux Etats-Unis ou encore en Espagne.

Ce virus est appelé Ebola en référence à une rivière qui passe près de Yambuku ( République Démocratique du Congo), ville où fut localisé un premier cas de fièvre hémorragique. Il n’ ya pas de traitement attesté pour cette maladie dont le taux de létalité peut atteindre 90% pour l’homme. A ce jour, Ebola a officiellement tué 3 439 personnes en Afrique de l’Ouest.

Assurément les grandes épidémies ont marqué profondément notre mémoire collective, par l’ampleur des ravages qu’elles provoquaient. La peste noire du xive siècle a fait en Europe environ 25 millions de victimes. Beaucoup plus récemment, la grippe espagnole a tué, selon les estimations de l’Institut pasteur, 30 millions de malades en une année (1918-1919).

Ainsi l’apparition d’un mal inconnu, d’un virus au nom inquiétant suffit à laisser revenir le refoulé. La précarité sanitaire serait en effet le véritable signe de l’effondrement et de l’échec de notre civilisation. Ce qui se révèle être notre hantise, comme en témoigne l’abondance de ces fictions où quelques survivants résistent héroïquement à un mystérieux virus qui transforme l’humanité en morts-vivants (Walking Dead, World War Z,  etc.).

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