La Famille, une question contemporaine, suite: 2-… qui ne modifie pas vraiment en profondeur sa nature…

2-… qui ne modifie pas vraiment en profondeur sa  nature…

Tout ce qui précède, le lexique, les chiffres, les dates…tout souligne de grands changements intervenus dans le cadre de la famille, notamment en France et en Europe.

On l’a dit : plus de liberté, davantage d’égalité.

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Les mots qui font l’actu (suite) …clivant, zadistes, Philae, décapitation, démondialisation…

 

                                                                                Clivant.

 

De certains hommes ou femmes politiques dont les actes et la personnalité divisent l’opinion on a pris l’habitude de dire qu’ils sont clivants.

A la capacité de rassembler, on oppose désormais celle de cliver. Mais que signifie exactement  ce mot ? Est-il simplement synonyme de « diviser » ? Comme on l’a souvent noté dans ces pages depuis le début de l’année certains termes apparemment usuels sont travaillés par une métaphore originelle venue de leur emploi spécifique. Ainsi en est-il de ce terme qui appartient à deux champs disciplinaires scientifiques. D’une part  la géologie : il s’agira alors en clivant une pierre d’en détacher les lames minérales dont elle est composée. D’autre part à la psychologie pour qui le « clivage » résulte d’une pensée dichotomique et primaire, excessive et émotionnelle. Le choix du mot en réalité se nourrit de l’idée héritée du penseur nazi  Carl Schmitt aux yeux de qui la politique est affrontement, activité consistant ( comme il le dit exactement dans La notion de politique) à désigner l’ennemi public pour ensuite le combattre. C’est renverser la formule de Clausewitz et faire de la politique la « continuation de la guerre mais par d’autres moyens » ! Cette conception belliqueuse de la politique convient aux personnalités « clivantes », celles pour qui la politique est un « combat » . Certes ce sont encore des métaphores mais il faut se méfier des  glissements analogiques ! dans tous les cas on est loin de cette recherche du bonheur collectif qui faisait pour les grecs de la politique un « eudémonisme ».

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