Focus sur le centenaire de la naissance d’Albert Camus: Paris , option littérature et littérature d’idées

Auteur d’une œuvre également très variée, faite de romans , de pièces de théâtre, de nouvelles et d’essais , Camus reste un écrivain qui a « l’oreille » de nos contemporains, sans doute parce que le monde qu’il décrit n’est pas si différent du nôtre, que la question  posée et toujours reposée de livre en livre du caractère absurde de la condition humaine n’a pas encore reçu de réponse satisfaisante.

Mais c’est aussi un grand écrivain à l’écriture limpide qui demeure accessible au plus grand nombre. Engagé dans la Résistance, journaliste à « Combat » où il prend parti sur les débats de l’époque ( la guerre d’Algérie, le Stalinisme etc.), Camus est d’abord un homme de son temps et c’est ce qu’honore en 1957 son prix Nobel de Littérature. C’est avec le succès du roman La Peste , en 1947, et celui de la pièce de théâtre intitulée Les Justes ( 1949) qu’il obtient la reconnaissance littéraire. Il perd la vie dans un accident de voiture le 4 janvier 1960.

L’œuvre littéraire et le pensée de Camus s’accordent sur l’idée d’une confrontation permanente de l’Homme  avec la condition absurde de son existence. On connaît la formule célèbre prélevée du Mythe de Sisyphe :

L’absurde naît de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde.

Cette requête insatisfaite de sens pousse l’homme à la révolte par laquelle il affirme et pose ses valeurs, notamment son humanité comme valeur. De fait, le Révolté affirme plus fortement qu’il ne refuse .

J’ai choisi la justice, pour rester fidèle à la terre. Je continue à croire que ce monde n’a pas de sens supérieur. Mais je sais que quelque chose en lui a du sens , et c’est l’homme, parce qu’il est le seul être à exiger d’en avoir.

Caligula (première version en 1938), pièce en 4 actes

Noces (1939), recueil d’essais et d’impressions

Le Mythe de Sisyphe (1942), essai sur l’absurde

L’Étranger (1942), roman

Le Malentendu (1944), pièce en 3 actes

La Peste (1947 ; Prix de la critique en 1948), récit

L’État de siège (1948) Spectacle en 3 parties.

Les Justes (1949), pièce en 5 actes

L’Homme révolté (1951), essai

L’Été (1954), essai

La Chute (1956), récit

Réflexions sur la peine capitale (1957), en collaboration avec Arthur KoestlerRéflexions sur la Guillotine de Camus

Article du on Mardi, février 12th, 2013 at 19:36 dans la rubrique Non classé. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

2 commentaires “Focus sur le centenaire de la naissance d’Albert Camus: Paris , option littérature et littérature d’idées”

  1. Clementh dit:

    Bonjour, est-ce vrai que vous enseignez à Sc Po Lille ? Ou n’était-ce que durant une année ?

  2. Charlotte dit:

    Bonjour,

    Avec d’autres étudiants de SciencesPo Paris, nous avons décidé de créer un groupe Facebook qui prodigue des conseils de dernière minute pour les écrits et l’oral, où nous mettons à disposition toutes les fiches qui nous ont aidés à réviser le concours. Je vous invite à le rejoindre !
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