Entre la fin des épreuves et l’attente des résultats, le temps est suspendu et plus rien n’a d’importance.
C’est un état d’apesanteur, où est provisoirement la chaîne des causes, comme si l’on attendait que les dés retombent pour fixer notre destin.
Un état comparable à un soir d’élections où chacun retient son souffle dans l’attente des trois coups du destin.
Dans cet entre-deux existentiel, on sent la vacuité de l’être, l’absolue contingence de l’existence, l’ouverture de tous les possibles, l’évanouissement des nécessités élémentaires. Tout son être est attente, tendu vers un point aveugle, un trou noir dont tout l’avenir dépend.
L’existentialisme et Heidegger pourraient y voir une figure de la liberté, du souci et de l’angoisse qui font l’essence de l’existence.
Les stoïciens y verront un exercice de volonté et de courage, pour accepter à l’avance le destin et s’en détacher pour éviter d’en souffrir.
Les épicuriens en feront un pur présent pour jouir du plaisir d’un rayon de soleil, en se disant « après moi, le déluge ! »
Les platoniciens en feront l’occasion d’une méditation sur le temps comme image de l’éternité, car ce temps de l’attente nous semble une éternité.
Les spinozistes y verront une illusion du désir, car c’est bien le désir impatient qui veut voir une éternité là où il y a un simple calendrier administratif (corrections, délibérations, publication).
Alors, à votre tour : au lieu de vous ronger les ongles, faites de cette attente un exercice philosophique, seul dans votre journal intime ou oralement entre amis.
Un bon prétexte à une ballade épicurienne dans le jardin ou le parc voisin.


Vas y dégages avec ton article inutile !
On est en train de stresser et tu nous les brise avec ta philo à deux francs !
Plutôt du genre « je stresse donc j’insulte (un prof de philo planqué derrière ton ordi) » que « je pense donc je suis ».
Au lieu de perdre ton temps à lire des billets que tu trouves « inutiles », tu devrais plutôt aller sur un site de conjugaison…
« Dégage » – verbe dégager à l’impératif – ne prend pas de « s ».
Mais « tu nous les brises » – verbe briser au présent de l’indicatif – en prend un.
Cher monsieur Ghrenassia, il ne fait pas assez beau pour aller faire une ballade, mais j’en ai fait une en vous lisant !
L’avenir est un couloir noire: les résultats constitueront une lueur dans cette obscurité mais ce sera tout.
A ce titre, pourquoi accorder tant d’importance à ces résultats dans la mesure où ils ne semblent plus rien signifier aujourd’hui?