Révisez le bac avec la BD « Mezek » de Juillard et Yann
Matière : histoire • Partie du cours à réviser : « Proche et le Moyen-Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale ».
L’histoire de la BD
En juin 1948, l’Israeli Air Force, aviation du jeune Etat d’Israël, combat l’aviation égyptienne dans le ciel de Tel Aviv et du Néguev pour défendre la capitale et les Kibboutz, exploitations agricoles socialistes. Beaucoup de pilotes de l’IAF, mais aussi de l’Egypte et de la Syrie, sont des mercenaires allemands, suédois, anglais, américains.
L’équipement des armées se compose d’anciens appareils de la Seconde Guerre mondiale. Les Israéliens combattent sur des Messerschmitt, les « Mezeks », vendus par les Tchécoslovaques. Björn est le pilote d’élite de l’IAF, recruté par son chef, Modi Alon. Son identité officielle suédoise cache un « Yeke », un Allemand juif pilote de Messerschmitt dans la Luftwaffe pendant la Guerre, en quête de rédemption. Il entretient des amours avec Tzipi, jeune femme membre des commandos de choc de la Haganah (armée israélienne) et Oona Kagan, lieutenant féminin à l’Etat-major des forces aériennes.
Modi Alon charge Björn de la mission de couler le cargo Antinéa, affrété par l’Irgoun de Menahem Begin, le 22 juin 1948. Cette organisation de droite concurrente de la Haganah, dirigée par David Ben Gourion, s’apprête à débarquer armes et volontaires en Israël.
A retenir pour le bac
Le contexte de cette bande dessinée est celui de la première guerre entre Israël et les pays arabes. Syrie, Egypte et Jordanie attaquent Israël après la déclaration d’indépendance proclamée, le 14 mai 1948, par le sioniste socialiste David Ben Gourion. En raison d’un embargo international, la Sherout Ha’avir (Armée de l’air d’Israël) éprouve des difficultés pour acheter des armes. Seule la Tchécoslovaquie accepte de livrer à Israël des avions d’origine allemande et assure la formation des pilotes. En raison de ces moyens modestes, toutes les ressources du jeune Etat hébreu sont mobilisées dans la guerre, dont des femmes qui servent dans les unités combattantes.
Cet ouvrage permet d’évoquer par ailleurs les relations complexes entre les organisations sionistes qui défendent la création d’un Etat pour les Juifs en Palestine. L’Irgoun dirigée par Ménahem Begin a lutté contre les Britanniques et les Arabes palestiniens par des actions terroristes. Au lendemain de l’immobilisation du cargo Altanela, les forces de l’Irgoun fusionnent, avec celles de la Haganah, dans Tsahal (Armée de Défense d’Israël).
Enfin le livre, au-delà du paradoxe de l’armement d’Israël par des avions – d’origine nazie -, évoque un drame occulté par l’horreur de la «solution finale». Des Allemands d’origine juive, non identifiés comme tels, combattirent dans la Luftwaffe ; tel le pilote Kurt Heller, qu’incarne Björn, héros de « Mezek ». Seule entorse à la vérité historique, le cargo Altalena (appelé ici Antinéa), bombardé en réalité par l’artillerie, est attaqué dans la bande dessinée par les mercenaires de l’IAF.
Fiche pratique
Titre : Mezek • Editeur : Editions Le Lombard, collection « Signé » • Auteurs : André Juillard et Yann • Année : avril 2011.
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Révisez le bac avec la série « Homeland »
Matière : histoire • Partie du cours à réviser : « le Proche et Moyen Orient, un foyer de conflits depuis la fin de la Première Guerre mondiale » et « Etats-Unis : Religion et Société ».
L’histoire de la série
Nicholas Brody, soldat américain disparu lors d’une mission en Irak, il y a 8 ans, réapparaît, alors que tout le monde le pensait mort. Rapatrié aux États-Unis, il est accueilli en héros par sa famille et le gouvernement. Mais l’agent de la CIA, Carrie Mathison, est persuadée que le héros est devenu un espion à la solde de l’ennemi, préparant la prochaine attaque terroriste sur le sol américain.
A retenir pour le bac
20 ans après la Guerre du Golfe, les Etats-Unis continuent de considérer cette zone comme un échec militaire devenu un traumatisme social. Entre les Etats-Unis et de nombreux pays comme l’Irak ou l’Afghanistan, les relations politiques sont difficiles et la confiance est impossible. Des affrontements se sont succédés, entre pays du Moyen-Orient et du Proche Orient, ou bien avec des intervenants extérieurs. A ce titre, la situation géopolitique semble sans issue pour cette région du globe. Les Etats-Unis, victimes de cet échec d’action et de négociation, n’ont toujours pas digéré de ne pas réussir leur entreprise. Amertume supplémentaire pour les citoyens américains : ceux qui l’ont payé le plus cher, ce sont les soldats et leurs familles. Le tout a ébranlé la confiance d’un peuple et d’une nation habituellement fiers, devenus craintifs.
Mais plus qu’un simple constat des ingérences belliqueuses, Homeland apporte un œil nouveau sur les soldats revenus de la guerre : certains ont finalement compris et adopté le point de vue du pays qu’ils étaient venus « conquérir », se convertissant à l’Islam, d’autres ont carrément adhéré à l’idéologie de l’ennemi. La conversion à l’Islam d’un des personnages principaux – priant depuis le sol américain – aborde le débat des musulmans aux Etats-Unis, et de la place de toutes les religions non chrétiennes dans un pays qui définit une grande part de son identité par la chretienneté.
Et ce qui ne correspond pas à cette norme historique chrétienne, qu’elle vienne de l’extérieur ou qu’elle soit intégrée par ses habitants, constitue une menace, psychologique, trop vite traduite par certains comme un possible terrorisme. Homeland appuie sur les blessures post-11 septembre du peuple américain, en présentant tous les dysfonctionnements idéologiques, quels que soient leur nature : politique, religieuse ou sociale.
Plus d’infos sur la série sur ReviewdePresse.com.
Fiche pratique
Titre : Homeland • Créateur : Howard Gordon et Alex Gansa, d’après la série télévisée israëlienne, Hatufim (Kidnapped), créée par Gideon Raff • Année : depuis 2011 (la série est diffusée sur Canal+ depuis le 13 septembre) • Récompenses : Emmy Award 2012 du meilleur drama, du meilleur acteur et de la meilleure actrice (Damian Lewis, Claire Danes), et du meilleur scénario. Meilleure série télévisée dramatique aux Golden Globes 2012.
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Révisez le bac avec la BD « Les meilleurs ennemis » de Jean-Pierre Filiu et David B.
Matière : histoire • Partie du cours à réviser : les relations internationales.
L’histoire de la BD
Ecrite par un professeur d’université, Jean-Pierre Filiu, cette bande dessinée est avant tout un livre d’histoire, et non une fiction. Elle montre que les premières guerres internationales menées par les jeunes Etats-Unis, indépendants depuis 1783, se déroulent en Méditerranée, entre 1796 et 1815.
A cette époque, les pirates musulmans basés au Maroc, à Alger, Tunis et Tripoli, attaquent des navires américains. Entre 1796 et 1805, la marine américaine lance plusieurs expéditions et réalise un blocus du port de Tripoli. Une guerre contre le bey d’Alger se déroule en 1815. Une politique active des Etats-Unis au Moyen-Orient reprend au moment de la Seconde Guerre mondiale. Franklin D. Roosevelt passe un accord d’alliance avec Ibn Saoud d’Arabie qui assure aux Etats-Unis une présence militaire et un approvisionnement pétrolier. Les Etats-Unis, par l’intermédiaire de la CIA et de l’agent Kermit Roosevelt, neveu du défunt président Franklin Delano Roosevelt, lancent l’opération « Ajax » qui débouche sur un coup d’Etat, en 1953, contre le premier ministre iranien, Mohammed Mossadegh. Ce dernier était partisan d’une nationalisation de l’Anglo Iranian Oil Company, qui exploitait le pétrole iranien.
A retenir pour le bac
Cette bande dessinée est une mine d’informations intéressantes. On y apprend des faits peu connus. En 1844, par exemple, le révérend George Bush, ancêtre des présidents, professeur d’Hébreu à l’université de New York, prône la restauration d’Israël en Palestine. On apprend aussi que l’expression « Moyen-Orient » a été inventée par un officier américain, Alfred Mahan, théoricien de la projection de puissance.
Le regard du prof
Ce livre ne s’inscrit pas rigoureusement dans l’amplitude chronologique du nouveau programme de première, mais il permet de mettre en perspective « les nouvelles conflictualités du monde contemporain ». Il éclaire, pour les terminales, les questions sur le Moyen-Orient dans le cadre de la guerre froide puis de « la recherche d’un nouvel ordre international ».
Fiche pratique
Titre : Les meilleurs ennemis, une histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient •Editeur : Futuropolis • Auteurs : Jean-Pierre Filiu et David B. • Année : août 2011.
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