Bac fiction

Révisez le bac avec la BD « Carnets d’Orient » (tomes 9 et 10) de Jacques Ferrandez

mai 7, 2012 by · Leave a Comment
Filed under: Histoire 

Matière : histoire • Partie du cours à réviser : colonisation et décolonisation de l’Algérie.

L’histoire de la BD

Entre 1958 et 1962, l’Algérie sombre dans la violence. Octave et Samia partent vivre au Québec mais reviennent au moment du décès du père d’Octave en janvier 1960. Albert Camus meurt dans un accident de la route. Samia, enceinte, rejoint Paris où vivent Sauveur et Marianne, qui ont fait le choix de quitter l’Algérie. Octave accepte une mission d’intermédiaire entre les combattants FLN et les émissaires du Général de Gaulle. Il est condamné à 10 mois de prison avec sursis après le putsch des généraux à Alger, en avril 1961. Le frère de Sauveur meurt dans les conflits qui opposent les pieds-noirs radicaux et l’armée en mars 1962, quand les accords d’Evian débouchent sur un cessez-le-feu en Algérie. Octave rapatrie sa mère en métropole, le 4 juillet 1962, lendemain de l’indépendance.

A retenir pour le bac


Jacques Ferrandez montre avec habileté les jeux des divers acteurs dans les dernières années du conflit algérien. Les Pieds-noirs considèrent que le Général de Gaulle est au pouvoir grâce à leur action. Beaucoup acceptent mal sa politique. « Européens » et « musulmans » ont voté pour la première fois à égalité pour approuver le projet de constitution de la Ve République.

En octobre 1958, le président propose une « paix des braves » aux combattants indépendantistes puis il annonce, en septembre 1959, le recours au principe d’autodétermination. Cependant la guerre continue et les maquis indépendantistes sont traqués par l’armée qui a toujours massivement recours à la torture. Au sein du FLN, les conflits font rage pour la course au pouvoir.

Quand le général parachutiste Massu est relevé de son commandement en Algérie, en janvier 1960, des émeutes pieds-noirs éclatent à Alger. La coalition des pieds-noirs radicaux et des officiers attachés à l’Algérie française engendre le putsch des généraux d’avril 1961. Son échec précipite les actions terroristes de l’Organisation Armée Secrète qui entend maintenir la présence française en Algérie.

Au moment du cessez-le-feu de mars 1962, un fossé infranchissable sépare les communautés. L’écrasante majorité des pieds-noirs choisit « la valise » plutôt que le « cercueil » et part en métropole. La situation de plus de 150.000 Harkis, Arabes et Berbères, qui ont combattu pour le maintien de la France en Algérie, paraît désespérée.

Fiche pratique

Titre : Carnets d’Orient, Dernière demeure (tome 9) et Terre fatale (tome 10)Auteur : Jacques Ferrandez • Editeur : Casterman • Année : 2007 (tome 9), 2009 (tome 10)


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Révisez le bac avec le roman « Meurtres pour mémoire » de Didier Daeninckx

avril 23, 2012 by · Leave a Comment
Filed under: Histoire 

Matière : histoire • Partie du cours à réviser : indépendance de l’Algérie.


L’histoire du roman

Le 17 octobre 1961, le Front National de Libération qui milite pour l’indépendance de l’Algérie, organise une manifestation pour protester contre le couvre-feu établi par la Préfecture de police de Paris à l’encontre des « Algériens ». Pendant la répression de la manifestation, Roger Thiraud, professeur d’histoire, est assassiné.

En 1982, son fils Bernard, étudiant en histoire, est à son tour assassiné alors qu’il mène des recherches dans les archives de Toulouse. Pendant son enquête, l’inspecteur Cadin découvre que Bernard poursuivait les recherches de son père sur le camp de transit de Drancy, à partir duquel étaient déportés les Juifs de France vers l’extermination pendant la Seconde Guerre mondiale.


A retenir pour le bac

Ce roman, publié 23 ans après les faits, a contribué à la résurgence de la mémoire des événements du 17 octobre 1961, longtemps éclipsée par la répression de la manifestation communiste au métro Charonne, le 8 février 1962.

Le 17 octobre 1961, une manifestation organisée par le FLN (Front de Libération Nationale) contre l’interdiction faite aux Algériens de circuler le soir dans les rues, est réprimée de manière sanglante. Ce couvre-feu, instauré 10 jours auparavant par le préfet de police Maurice Papon, concerne les Algériens de l’agglomération parisienne. Le nombre officiel de 40 victimes est remis en cause par des historiens qui comptent environ 200 victimes algériennes entre octobre et novembre 1961 avec un apogée le 17 octobre 1961.

Le début du roman représente fidèlement une manifestation qui se voulait pacifique. Les travailleurs algériens étaient désarmés et endimanchés. Ils manifestèrent dans le centre de Paris entre Pont de Neuilly et Etoile, le long des Grands Boulevards entre République et Opéra, et dans le quartier du boulevard Saint-Michel. Les manifestants, arrêtés par milliers, sont internés dans des conditions difficiles au Palais des Sports, au parc des Expositions de la porte de Versailles, au stade Pierre de Coubertin et au Centre d’identification de Vincennes.


Le regard du prof

Ce roman dénonce indirectement la carrière de Maurice Papon. En 1942, il était Secrétaire général de la Préfecture de la Gironde et impliqué, à ce titre, dans les rafles et la déportation des Juifs de la région de Bordeaux. En lien avec la Résistance, à partir de 1943, il poursuit sa carrière après la guerre et sert notamment au Maroc et en Algérie. Entre 1958 et 1967, il occupe le poste important de Préfet de police de Paris et dirige la répression sanglante du 17 octobre 1961.

Inculpé en 1983, c’est-à-dire un an avant la publication du roman, pour les faits de 1942, Maurice Papon est jugé à partir de 1997 et condamné, en 1998, pour complicité de crimes contre l’humanité (arrestation et séquestration de 72 Juifs). Il est condamné à 10 ans de prison.


Fiche pratique


Titre
: Meurtres pour mémoire • Auteur : Didier Daeninckx • Année : 1984 • Editeur : première édition « Série noire », Gallimard ; réédition en 2011 avec des illustrations de Jeanne Puchol, FuturopolisRécompenses : prix Paul Vaillant Couturier (1984) ; grand prix de la littérature policière (1985).


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