Révisez le bac avec la série « Dr House »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la vérité.
L’histoire de la série
Gregory House, docteur irascible, pousse les diagnostics de ses patients à l’extrême, bousculant tout un tas de conventions, pour découvrir la maladie dont ils souffrent. Quitte à jouer avec les notions de la vérité. Pour lui, « tout le monde ment ».
A retenir pour le bac
La vérité ou la réalité ? Rarement une série aura tant joué avec la notion philosophique de la vérité. D’abord par son leitmotiv « Tout le monde ment ». Cela veut dire que, selon Gregory House, on a tous quelque chose à cacher. Pour lui, ses patients ont besoin de sacrifier des éléments de la vérité globale (la manière dont ils ont peut-être attrapé cette maladie) pour garder LEUR vérité (qu’on pourrait résumer par « non, je ne suis pas ce personnage immoral qu’on pourrait croire si le principal élément d’information qu’on a sur moi est cette vérité »).
Sur quels critères repose la vérité ? Le médecin et son équipe tentent alors de comparer la pseudo-vérité à la vérité totale : celle qui se confronte à la théorie et aux expériences (voir la fiche Mentalist). Car la réalité ne va jamais de soi, il faut la confirmer ou l’infirmer pour la définir. Il faut aussi lutter contre le critère premier de la vérité, qui est l’évidence, et qui peut s’avérer trompeuse. Elle l’est d’ailleurs dans quasiment chaque épisode, l’équipe médicale multipliant les hypothèses avant de découvrir au bout de 3 ou 4 tentatives infructueuses, quelle est la vérité.
Quelle valeur a alors la vérité ? Dr House impose une exigence de vérité : celle qui guérira son patient. Alors qu’une vérité partielle, même provisoire, est un terrain d’entente entre les hommes, une convention. Là où son équipe propose « ce pourrait être telle maladie » aux patients, House attend d’avoir la vérité irréfragable, celle qui mettra un point final aux hypothèses.
Dr House saison 8 est diffusé sur TF1 le mardi à 20h50. En savoir plus sur la série sur Review de Presse.
Fiche pratique
Titre : Dr House (Titre original : House M.D.) • Créateur : David Shore • Années : 2004-2012 • Récompenses : Golden Globe meilleur acteur (Hugh Laurie) 2006 et 2007, People’s Choice Awards meilleur drama 2008, Emmy Award du meilleur scénario 2005 et 2008.
Vous avez vu cette série ? Donnez votre avis !
Vous projetez cette série à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la BD « L’économie en bande-dessinée » de Klein et Bauman
Matière : sciences économiques et sociales • Partie du cours à réviser : micro-économie.
Cette bande-dessinée développe les grands principes économiques selon trois parties : l’individu, les interactions entre individus et les interactions sur les marchés. Chaque concept est abordé à l’aide de comparaisons ou d’exemples, avant d’entrer dans le vif du sujet.
La BD peut se lire du début à la fin, ou au hasard des chapitres en fonction des thèmes à réviser : l’offre et la demande, les taxes, l’efficacité de Pareto, la main invisible d’Adam Smith, le partage, etc. Ne pas faire l’impasse sur la conclusion de la BD (en huit pages) qui constitue un excellent résumé de l’histoire de la micro-économie du 18ème siècle à aujourd’hui.
Le regard du prof
Ne vous fiez pas au graphisme un peu naïf et au ton très décalé de cette BD. Si l’approche est ludique, les fondements de la micro-économie sont abordés très sérieusement. L’auteur du scénario est un enseignant américain, spécialiste des questions économiques environnementales. Il passe en revue les principales théories économistes et leur applications dans le quotidien. Son propos est avant tout pédagogique. Au-delà des révisions du bac, cette BD s’avère utile à tous ceux qui suivent des études de sciences économiques ou sociales.
Pour lire un extrait de la bande dessinée : le chapitre sur les jeux simultanés.
Fiche technique
Titre : L’économie en bande-dessinée • Auteurs : Grady Klein et Yoram Bauman (traduction et adaptation française : Christophe Bontemps) • Editeur : Eyrolles • Année : août 2012.
Vous avez lu cette BD ? Donnez votre avis !
Vous faites lire cette BD à vos élèves ? Réagissez !
Que lire au collège et au lycée ?
Le ministère de l’Education vient de mettre à jour une liste de plus de 500 romans à lire de la 6ème à la seconde. On y trouve aussi bien des romans policiers, d’aventures, d’amour, historique, d’apprentissage, que des bandes dessinées ou du théâtre. Tous les genres sont représentés en tenant compte de trois critères :
• la qualité d’écriture ;
• le rapport le plus pertinent possible avec les programmes de chaque niveau : français mais aussi histoire, éducation civique, langues vivantes, sciences de la vie et de la Terre…
• le coût « raisonnable » de ces ouvrages empruntables dans les CDI ou les bibliothèques.
Pour réviser le bac utile, plein de bonnes idées dans cette liste.
Révisez le bac avec la BD « Reportages » de Joe Sacco : « Les indésirables » (Malte)
Matière : géographie • Partie du cours à réviser : les dynamiques de la mondialisation.
L’histoire de la BD
Joe Sacco, journaliste américain qui utilise la bande-dessinée pour donner une voix « à ceux qui souffrent », est originaire de Malte, qui fait l’objet d’un reportage dans ce recueil. Cet archipel de 316 km2 compte 400 000 habitants et fait partie de l’Union européenne. Sa situation au cœur de la Méditerranée, entre la Libye et l’Italie, explique la présence, en août 2009, de 12 500 Africains, en majorité des hommes seuls en provenance des pays subsahariens.
Le reportage de Joe Sacco sur « les indésirables » s’intéresse en particulier au cas de « John », étudiant qui a fui l’Erythrée après plus de trois ans de travaux forcés et service militaire contraint. Son périple dangereux par les filières de passage de l’émigration clandestine à travers le Soudan, puis la Libye, lui a coûté plus de 1 800 dollars. Arrivé à Malte et enfermé dans un centre de détention, il commence de difficiles démarches pour obtenir le statut de réfugié. Les migrants sont rejetés par de nombreux Maltais. L’afflux d’Africains s’impose comme un enjeu politique. Le mouvement Imperium Europa dirigé par le leader Norman Lowell, condamné à deux ans de prison avec sursis pour incitation à la haine raciale, a réuni 4 500 voix aux élections européennes de 2009.
A retenir pour le bac
Ce reportage met en évidence la pression migratoire depuis l’Afrique vers l’Europe, fruit de la misère et des troubles politiques. A Malte, échouent régulièrement des embarcations de clandestins embarqués en Libye. En 2008-2009, 3 500 Africains sont arrivés sur l’archipel. Des centres de rétention fermés, surpeuplés et insalubres, concentrent les immigrants parfois pendant 18 mois. 55 % des demandes d’asile sont acceptées mais seules 4 % donnent droit au statut de réfugié de la Convention de Genève. 51 % des demandes donnent droit à la temporaire protection subsidiaire de l’Union européenne. Les demandeurs, libérés des centres fermés, sont accueillis dans des centres ouverts surpeuplés et reçoivent pendant un an une allocation de 130 euros mensuels pour leurs besoins en nourriture et vêtements. Le centre de Marsa, d’une capacité de 700 lits, accueille 2 500 personnes. Pour les déboutés du droit d’asile échoués à Malte, la seule perspective est celle du travail aléatoire journalier non déclaré.
Le regard du prof
En terminale ES et L, le programme de géographie invite à étudier les mobilités internationales dans le cadre des dynamiques de la mondialisation. « Les indésirables », reportage effectué sur l’île de Malte, décrit un territoire au cœur des migrations internationales.
Fiche pratique
Titre : Reportages • Editeur : éditions Futuropolis • Auteur : Joe Sacco • Année : novembre 2011.
Vous avez lu cette BD ? Donnez votre avis !
Vous faites lire cette BD à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la BD « Reportages » de Joe Sacco : « Kushinagar » (Inde)
Matière : géographie • Partie du cours à réviser : la gestion des ressources terrestres.
L’histoire de la BD
Joe Sacco est un journaliste américain qui utilise la bande-dessinée pour donner une voix « à ceux qui souffrent ». Ce recueil rassemble plusieurs reportages dont celui mené en 2010, dans l’Est de l’Etat de l’Uttar Pradesh, au Nord de la Fédération indienne, sur les journaliers agricoles. Ces « musahars », hommes, femmes et enfants, comptent parmi les plus pauvres de l’ancienne caste des « dalits », les intouchables.
L’enquête, dans la région rurale de Kushinagar, est entravée par des « gens importants », les notables locaux propriétaires terriens, et leurs agents, héritiers des hautes castes. Les journaliers agricoles, exclus de la propriété de la terre, ont de moins en moins de travail à cause des progrès de la mécanisation. Ils en sont souvent réduits à récupérer dans les champs les grains que les rats stockent dans les trous pour pouvoir se nourrir. Dominés par les propriétaires fonciers issus des castes dominantes (les anciens « rajahs » qui prétendent descendre du dieu Vishnou), les journaliers sont aussi victimes de la corruption des fonctionnaires et chefs de village qui détournent les aides gouvernementales.
A retenir pour le bac
Ce reportage met en évidence un des problèmes majeurs de l’Inde, la pauvreté extrême d’une part importante de la population rurale dont la sécurité alimentaire n’est pas assurée. En 2005, 830 millions d’Indiens, soit 76 % de la population, vivaient avec moins de deux dollars par jour. En Uttar Pradesh, plus de 50 % des ruraux ne disposaient pas de 2 400 calories par jour et par personne.
L’extrême pauvreté s’inscrit dans un problème de développement. Dans les villages que visite Joe Sacco les paysans ne disposent pas d’électricité ni de toilettes. Les pompes à eau sont manuelles. Peu d’enfants fréquentent l’école. La corruption généralisée des fonctionnaires et des chefs locaux détourne les aides alimentaires et financières. Les paysans pauvres s’endettent auprès d’eux pour se nourrir et accentuent leur dépendance. L’égalité en droits, affirmée depuis l’indépendance de 1947, n’a pas aboli le système des castes dans les régions rurales.
Le regard du prof
En seconde, le programme de géographie invite à étudier la gestion des ressources terrestres par les sociétés humaines dans la perspective du développement durable. La lecture du reportage « Kushinagar » invite à s’interroger sur la sécurité alimentaire de l’Inde, géant démographique dont l’estimation de population, à l’horizon 2025, s’élève à 1.4 milliards d’habitants.
Fiche pratique
Titre : Reportages : Palestine, Irak, Kushinagar, femmes tchétchènes, crimes de guerre, immigrants africains • Editeur : éditions Futuropolis • Auteur : Joe Sacco • Année : novembre 2011.
Vous avez lu cette BD ? Donnez votre avis !
Vous faites lire cette BD à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la série « The Mentalist »
Matière : Philosophie • Partie du cours à réviser : Théorie et expérience.
L’histoire de la série
Patrick Jane est un ancien « medium », en fait très doué pour lire les signes du comportement humain, qui aide le CBI (California Bureau of Investigation) de Sacramento dans ses enquêtes, lui-même étant à la recherche de l’assassin de sa femme et sa fille, l’énigmatique John le Rouge.
A retenir pour le bac
La philosophie définit l’expérience comme une accumulation de savoirs ou de savoirs-faire. Patrick Jane (Simon Baker) est justement un homme qui se base sur ses connaissances hors du commun pour faire ses déductions sur les scènes de crime, ce qui fait de lui un atout hors-pair pour l’équipe de policiers avec qui il travaille.
L’expérience instruit aussi bien par l’échec que par la réussite. Ainsi, Jane suit des raisonnements à partir des indices qui sont à sa disposition sur les scènes de crime. Que ce qu’il suppose soit vrai ou faux, qu’importe, car l’enseignement tiré de sa théorie lui permet de se rapprocher de la vérité.
Sa pratique s’oppose au comportement humain classique, qui se base sur les « évidences », et qui constituent un obstacle à la mentalité scientifique, déclarant qu’une chose est sûre, sans même l’avoir vérifiée. En jeu : le risque permanent d’une tromperie par les sens. Le raisonnement le plus loufoque, le plus surprenant, que Jane propose, est donc une gymnastique mentale indispensable pour ne pas se laisser enfermer dans des déductions logiquement impeccables mais qui parfois ne correspondent pas à ce qui se passe dans la nature.
Jane applique donc la théorie (postulat, déductions, correspondance) puis l’expérimente en la faisant suivre un chemin, logique ou pas, qui permet la vérification de l’hypothèse. Pour se rapprocher, d’une vérité. Mais ça, c’est une autre notion philosophique…
Fiche pratique
Titre : The Mentalist • Créateur : Bruno Heller • Année : depuis 2008 • Récompenses : People’s Choice Awards de la meilleure nouvelle série en 2009.
The Mentalist Saison 4 est diffusé sur TF1 le mardi à 20h50.
En savoir plus sur la série sur Review de Presse.
Vous avez vu cette série ? Donnez votre avis !
Vous projetez cette série à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la série « Lost »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la conscience.
L’histoire de la série
A la suite d’un crash d’avion, 151 âmes perdues se retrouvent sur une île, ou les mystères et la quête de souvenirs vont s’emmêler. Chaque personnage va voir un élément de sa vie passée ressurgir, et il est évident que les héros sont sur cette île pour une raison, mais laquelle ? Et quel est cet endroit ?
Impossible de philosopher sur Lost sans « spoiler » la fin : les héros sont bien au purgatoire, sous la représentation visuelle de cette île perdue.
Ainsi, pendant les 6 saisons de la série, on voit ces hommes et ces femmes définir la conscience : savoir qui on est. Avant de passer en enfer ou au paradis, ils vont devoir réfléchir sur ce qu’ils sont, et se baser sur leur condition d’être « une chose qui doute, qui connaît, affirme, nie, veut, ne veut pas, imagine » soit la définition de la conscience selon Kant.
Mais se pose aussi la question, puisque le lieu n’est pas réel, de l’enveloppe corporelle en opposition à l’âme. La conscience est justement cette capacité à se « représenter soi-même ». Comment alors savoir ce qu’on est réellement ?
Le purgatoire imposé à Juliet, Sawyer, Locke, Jin, Linus, Charlie, Hurley et Jack sert de tribunal humain : conscients de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont, les disparus ressentent alors la souffrance de leurs actes, mais aussi la liberté, les deux limites les plus extrêmes de leur conscience.
Pendant plusieurs saisons, le téléspectateur s’est interrogé sur le lieu emblématique, l’île, qui gardait le mystère du devenir des personnages, de la réalité ou non de la situation. La révélation finale, de savoir que ce lieu est imaginaire mais a une fonction pour ces « survivants », fait référence à Descartes : « maintenant je sais avec certitude que je suis, et en même temps, qu’il se peut que toutes ces images et généralement que tout ce qui est rapporté à la nature du corps ne soient rien que des rêves ». En effet, c’était un rêve, mais commun à tous les personnages. Utile pour leur imposer les différentes images d’eux-mêmes, qu’ils en aient jusque-là eu conscience ou pas.
L’anecdote : Lost et la philosophie sont décidément liés, puisque de nombreux personnages portent des noms de philosophes connus : John Locke, Rousseau, Alpert, Carlyle…
Fiche Pratique
Titre : Lost • Créateur : Damien Lindelof, Jeffrey Lieber, J.J. Abrams • Années : 2004-2010 • Récompenses : Emmy Award de la meilleure série dramatique en 2005.
Vous avez vu cette série ? Donnez votre avis !
Vous projetez cette série à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec « James Bond »
Matière : histoire • Partie du cours à réviser : la Guerre Froide.
L’histoire des films
James Bond, alias 007, fait partie des services secrets britanniques. Nombre de ses missions, dans tous les coins du monde, le conduisent à affronter des ennemis – symboliquement les pays communistes dont l’URSS -. La série compte aujourd’hui 23 films (le dernier en date étant Skyfall, sur les écrans depuis le 26 octobre 2012). La plupart d’entre eux sont inspirés des romans de Ian Fleming, créateur du personnage, qui se base sur son propre passé d’espion.
Quelle est la place de la Grande-Bretagne dans l’opposition entre les Etats-Unis et l’URSS ? La série des films mettant en vedette l’agent 007 permet de répondre un peu à cette question, même si le personnage de James Bond est fictionnel, et les situations souvent irréelles.
A retenir pour le bac
La Guerre Froide est la période d’oppositions idéologiques et politiques entre les Etats-Unis et l’URSS, entre 1945 et 1989, au moment de la chute du mur de Berlin. Le personnage créé par Ian Fleming s’inscrit dans cette période. Pour exemple, la crise des missiles de Cuba inspire la trame de Opération Tonnerre, en 1965.
On se rend compte de l’évolution géopolitique de cette Guerre Froide, avec la chronologie Bondienne. Très tendue en 1965, la situation se détend en 1970 avec L’Espion qui M’aimait, dans lequel l’agent britannique fait équipe avec un agent soviétique féminin. Il représente une « résistance » de l’Empire britannique face au mastodonte américain, cet Empire qui a tout perdu de sa superpuissance juste après la guerre.
La relation entre James Bond et Felix Leiter, son équivalent américain, est aussi à l’image des relations américano-britanniques, puisque les deux peuvent travailler main dans la main pour certaines missions, 007 garde toujours une méfiance envers son homologue, et ne lui fournit pas toutes les informations. Bond se méfie de l’arrogance de Leiter, à l’image des relations entre les deux pays.
En 1981, dans Rien Que Pour Vos Yeux, la vanité britannique quant à la longueur de cette Guerre Froide est illustrée par un Bond alors ironique qui renvoie les USA et l’URSS dos à dos en leur disant que personne n’a l’info voulue par leurs commanditaires. Le meilleur exemple en est Bons Baisers de Russie (1963), dans lequel on se rend compte que l’affrontement américano-russe ne concerne pas le Royaume-Uni, mais que ce duel est un excellent prétexte fictionnel.
Quand la Guerre Froide cesse, la géopolitique est tellement bousculée que l’agent 007 n’apparaît plus sur les écrans pendant six ans. James Bond manque d’ennemis. Quand il revient sous les traits de Pierce Brosnan (en 1995), celui-ci est décrit par son supérieur M, comme une « relique de la Guerre Froide ».
Ses ennemis seront, à partir de là, les « héritiers » de cette Guerre Froide, représentés par des chefs de guerre sans lien avec les pays mais adhérant à des doctrines nationalistes. Ils revendiquent alors une volonté de puissance ; l’ennemi russe laissant la place à l’ennemi terroriste, apatride.
Plus d’infos sur la saga James Bond sur Review de presse.
Fiche technique
Titre : Opération Tonnerre, Bons Baisers de Russie, L’Espion Qui M’aimait, Rien Que Pour Vos Yeux, Goldeneye… • Réalisateurs : Martin Campbell, John Glen, Terence Young, Lewis Gilbert… • Année : depuis 1962.
Vous avez vu ces films ? Donnez votre avis !
Vous projetez ces films à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la série « Californication »
Matière : Philosophie • Partie du cours à réviser : le désir.
Hank Moody, écrivain qui a autrefois connu le succès avec ses romans novateurs, a quitté New-York pour vivre à Los Angeles et se rapprocher de sa fille et son ex. L’inspiration lui faisant défaut, il gagne sa vie grâce aux adaptations de ses livres en films, ou en réécrivant des scénarios de faible niveau. En dépit de ses nombreuses conquêtes féminines, il n’a qu’un rêve : reformer une famille unie avec Karen et leur fille Becca.
A retenir pour le bac
Hank Moody (joué par David Duchovny) est ambivalent. Si son comportement de Don Juan est une caractéristique évidente du personnage, il est tout ce qu’il y a de plus sincère quand il déclare que toutes ces femmes ne sont rien comparées à son envie de retrouver Karen, son ex, son inspiration, sa muse, puisque c’est grâce à elle qu’il a écrit son premier roman à succès.
Ainsi, Hank ne possède pas ce qu’il désire (une vie sereine avec Karen) mais/et cède régulièrement à ce qu’il ne désire pas (toutes les autres femmes), certainement faute de pouvoir toucher l’objet de son désir. Un même désir qu’il provoque, malgré lui, auprès de la gente féminine.
Car dans chaque situation, Hank ne fait jamais le premier pas de la séduction. Son charme provoque chez les personnages féminins de la série le désir, toujours charnel, furtif. L’occasion de définir le désir. Il y a celui de l’espérance, une idée, qui guide et gouverne le personnage, et qui se trouve être, dans Californication, une chimère plus qu’un leitmotiv (vivre avec une femme idéalisée). Et il y a celui, plus terre-à-terre, du désir physique, plus facile à obtenir pour lui, mais qui ne provoque pas la même satisfaction ni la même plénitude.
La question qui se pose tout au long des cinq saisons déjà diffusées (une 6e arrive en 2013) est de savoir si l’accession à ce que Hank désire (une vie familiale heureuse avec l’être aimé) pourra effectivement combler le personnage au point de lui faire renoncer à ses désirs/plaisirs quotidiens (dont l’alcool et la cigarette font partie) qui sont devenus pour lui un refuge, pour compenser sa frustration par rapport à son désir premier. Ou bien si l’homme est condamné à désirer ce qui lui manque, un nouveau désir remplaçant toujours celui qui vient d’être satisfait.
Plus d’infos sur la série sur Review de Presse.
Fiche pratique
Titre : Californication • Créateur : Tom Kapinos • Année : depuis 2007 • Récompenses : Golden Globe 2008 du meilleur acteur pour David Duchovny.
Californication Saison 4 est diffusé sur M6 dès le 9 novembre à 0h05.
Vous avez vu cette série ? Donnez votre avis !
Vous projetez cette série à vos élèves ? Réagissez !
Révisez le bac avec la série « The Hour »
Matière : histoire • Partie du cours à réviser : colonisation et décolonisation.
L’histoire de la série
En 1956, à Londres, se crée sur la BBC une émission d’informations d’un nouveau genre, nommée The Hour. Une heure d’informations qui s’éloignent du traditionnel journal rempli uniquement d’informations autorisées par le gouvernement auquel les spectateurs ont été habitués jusque-là. La crise du canal de Suez arrive dans un contexte où les journalistes de l’émission se battent pour proposer du contenu de qualité malgré la censure régulière pratiquée par les représentants de l’Empire britannique, qui vit ses dernières heures de gloire.
En juillet 1956, le président de la République d’Égypte, Gamal Abdel Nasser, nationalise le canal de Suez à la suite du refus des États-Unis de fournir des fonds pour le barrage d’Assouan. Les britanniques défendent la position américaine, et gèlent les avoirs égyptiens. Nasser dénonce alors la présence coloniale du Royaume-Uni dans la région.
En octobre, le Royaume-Uni, la France et Israël lancent une opération militaire destinée à récupérer le canal, pour que les actionnaires l’ayant financé ne soient pas spoliés de ce qui, selon eux, leur appartient. Mais les Nations Unies jugent en faveur de l’Egypte, ruinant de nombreux actionnaires. Conséquences : la démission du Premier Ministre anglais Eden. Et surtout la perte de puissance internationale de l’Empire britannique, considéré comme affilié aux Etats-Unis puisqu’il suivra systématiquement les décisions américaines lors des 15 années suivantes sur la politique coloniale, avant de se retirer progressivement du continent africain. Dernière conséquence : une crise sociale qui durera jusqu’au début des années 1980.
Parallèlement au conflit du Canal de Suez, la série The Hour s’intéresse à un autre événement géopolitique du moment, l’insurrection de Budapest. Né d’une révolution étudiante, le mouvement devient une protestation globale du pays envers la politique imposée par l’Union Soviétique. Si elle s’avéra vaine, l’insurrection mit en valeur l’emprise soviétique sur les nations de l’Est. Aujourd’hui, le 23 octobre est un jour de fête nationale , en hommage aux étudiants tués par les forces répressives de l’Etat.
Plus d’infos sur la série sur Review de Presse.
Fiche pratique
Titre : The Hour • Créateur : Abi Morgan • Année : depuis 2011 (diffusion en octobre 2012 sur Orange Cinémax) • Récompenses : 3 nominations aux Golden Globe 2012.
Vous avez vu cette série ? Donnez votre avis !
Vous projetez cette série à vos élèves ? Réagissez !









(No Ratings Yet)
(2 votes, average: 1,00 out of 1)


