Révisez le bac avec la série « Unforgettable »
Matière : Philosophie • Partie du cours à réviser : la perception / l’inconscient.
L’histoire de la série
Ex-flic, l’énigmatique Carrie Wells a le don de se souvenir d’absolument tout, de chaque date, lieu, événement. Le moindre détail reste gravé dans son esprit. Elle est amenée à collaborer avec la police pour l’aider sur une série d’enquêtes meurtrières, en utilisant ce « don ».
A retenir pour le bac
La série peut aider à définir deux notions de philo : la perception et l’inconscient. La perception est propre à celui qui perçoit : elle varie en fonction de nombreux facteurs individuels, selon le sujet. Ainsi, un objet donné ne sera pas forcément perçu de la même manière par deux individus. Carrie a une perception instinctive, et ce qu’elle voit fait un écho immédiat dans sa conscience (grâce à sa possibilité de faire le lien, de mémoriser), au contraire de ses collègues policiers, qui n’ont pas d’écho des objets qui les entourent (leur mémoire est plus faible). Sur une scène de crime, Carrie « enregistre » tout ce qui est autour d’elle et peut ensuite reconstituer plus facilement les pièces d’un puzzle dans une enquête.
Mais du coup, se pose la question du conscient et de l’inconscient. Carrie ne se rend pas compte sur le moment qu’elle enregistre toutes ces informations qui lui seront utiles par la suite. Pourtant, lorsqu’un élément de l’enquête l’exige, ou apparaît, elle sait aller chercher l’information en lien logique. Son inconscient fait le travail pour elle, stockant des informations dont elle ne se sert pas. L’inconscient chez Freud désigne une partie de nous-mêmes, ou plus exactement une zone de notre esprit, où sont stockés une foule de souvenirs, de fantasmes, de désirs inavouables, que nous ne pouvons pas atteindre car une résistance en nous s’y oppose.
Carrie y a pourtant accès, arrive à les faire ressortir à un moment, preuve qu’on peut influer sur son inconscient, mais le manque de maîtrise sur cette partie « stockée » est prouvée par le fait qu’il faut un élément particulier pour ressortir ces informations, et non pas un accès à la demande.
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Fiche pratique
Titre : Unforgettable • Créateur : Ed Redlich, John Bellucci • Année : 2012 pour la saison 1 (la deuxième saison est actuellement en tournage).
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Révisez le bac avec la série « Dr House »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la vérité.
L’histoire de la série
Gregory House, docteur irascible, pousse les diagnostics de ses patients à l’extrême, bousculant tout un tas de conventions, pour découvrir la maladie dont ils souffrent. Quitte à jouer avec les notions de la vérité. Pour lui, « tout le monde ment ».
A retenir pour le bac
La vérité ou la réalité ? Rarement une série aura tant joué avec la notion philosophique de la vérité. D’abord par son leitmotiv « Tout le monde ment ». Cela veut dire que, selon Gregory House, on a tous quelque chose à cacher. Pour lui, ses patients ont besoin de sacrifier des éléments de la vérité globale (la manière dont ils ont peut-être attrapé cette maladie) pour garder LEUR vérité (qu’on pourrait résumer par « non, je ne suis pas ce personnage immoral qu’on pourrait croire si le principal élément d’information qu’on a sur moi est cette vérité »).
Sur quels critères repose la vérité ? Le médecin et son équipe tentent alors de comparer la pseudo-vérité à la vérité totale : celle qui se confronte à la théorie et aux expériences (voir la fiche Mentalist). Car la réalité ne va jamais de soi, il faut la confirmer ou l’infirmer pour la définir. Il faut aussi lutter contre le critère premier de la vérité, qui est l’évidence, et qui peut s’avérer trompeuse. Elle l’est d’ailleurs dans quasiment chaque épisode, l’équipe médicale multipliant les hypothèses avant de découvrir au bout de 3 ou 4 tentatives infructueuses, quelle est la vérité.
Quelle valeur a alors la vérité ? Dr House impose une exigence de vérité : celle qui guérira son patient. Alors qu’une vérité partielle, même provisoire, est un terrain d’entente entre les hommes, une convention. Là où son équipe propose « ce pourrait être telle maladie » aux patients, House attend d’avoir la vérité irréfragable, celle qui mettra un point final aux hypothèses.
Dr House saison 8 est diffusé sur TF1 le mardi à 20h50. En savoir plus sur la série sur Review de Presse.
Fiche pratique
Titre : Dr House (Titre original : House M.D.) • Créateur : David Shore • Années : 2004-2012 • Récompenses : Golden Globe meilleur acteur (Hugh Laurie) 2006 et 2007, People’s Choice Awards meilleur drama 2008, Emmy Award du meilleur scénario 2005 et 2008.
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Révisez le bac avec la série « The Mentalist »
Matière : Philosophie • Partie du cours à réviser : Théorie et expérience.
L’histoire de la série
Patrick Jane est un ancien « medium », en fait très doué pour lire les signes du comportement humain, qui aide le CBI (California Bureau of Investigation) de Sacramento dans ses enquêtes, lui-même étant à la recherche de l’assassin de sa femme et sa fille, l’énigmatique John le Rouge.
A retenir pour le bac
La philosophie définit l’expérience comme une accumulation de savoirs ou de savoirs-faire. Patrick Jane (Simon Baker) est justement un homme qui se base sur ses connaissances hors du commun pour faire ses déductions sur les scènes de crime, ce qui fait de lui un atout hors-pair pour l’équipe de policiers avec qui il travaille.
L’expérience instruit aussi bien par l’échec que par la réussite. Ainsi, Jane suit des raisonnements à partir des indices qui sont à sa disposition sur les scènes de crime. Que ce qu’il suppose soit vrai ou faux, qu’importe, car l’enseignement tiré de sa théorie lui permet de se rapprocher de la vérité.
Sa pratique s’oppose au comportement humain classique, qui se base sur les « évidences », et qui constituent un obstacle à la mentalité scientifique, déclarant qu’une chose est sûre, sans même l’avoir vérifiée. En jeu : le risque permanent d’une tromperie par les sens. Le raisonnement le plus loufoque, le plus surprenant, que Jane propose, est donc une gymnastique mentale indispensable pour ne pas se laisser enfermer dans des déductions logiquement impeccables mais qui parfois ne correspondent pas à ce qui se passe dans la nature.
Jane applique donc la théorie (postulat, déductions, correspondance) puis l’expérimente en la faisant suivre un chemin, logique ou pas, qui permet la vérification de l’hypothèse. Pour se rapprocher, d’une vérité. Mais ça, c’est une autre notion philosophique…
Fiche pratique
Titre : The Mentalist • Créateur : Bruno Heller • Année : depuis 2008 • Récompenses : People’s Choice Awards de la meilleure nouvelle série en 2009.
The Mentalist Saison 4 est diffusé sur TF1 le mardi à 20h50.
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Révisez le bac avec la série « Lost »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la conscience.
L’histoire de la série
A la suite d’un crash d’avion, 151 âmes perdues se retrouvent sur une île, ou les mystères et la quête de souvenirs vont s’emmêler. Chaque personnage va voir un élément de sa vie passée ressurgir, et il est évident que les héros sont sur cette île pour une raison, mais laquelle ? Et quel est cet endroit ?
Impossible de philosopher sur Lost sans « spoiler » la fin : les héros sont bien au purgatoire, sous la représentation visuelle de cette île perdue.
Ainsi, pendant les 6 saisons de la série, on voit ces hommes et ces femmes définir la conscience : savoir qui on est. Avant de passer en enfer ou au paradis, ils vont devoir réfléchir sur ce qu’ils sont, et se baser sur leur condition d’être « une chose qui doute, qui connaît, affirme, nie, veut, ne veut pas, imagine » soit la définition de la conscience selon Kant.
Mais se pose aussi la question, puisque le lieu n’est pas réel, de l’enveloppe corporelle en opposition à l’âme. La conscience est justement cette capacité à se « représenter soi-même ». Comment alors savoir ce qu’on est réellement ?
Le purgatoire imposé à Juliet, Sawyer, Locke, Jin, Linus, Charlie, Hurley et Jack sert de tribunal humain : conscients de ce qu’ils font, de ce qu’ils sont, les disparus ressentent alors la souffrance de leurs actes, mais aussi la liberté, les deux limites les plus extrêmes de leur conscience.
Pendant plusieurs saisons, le téléspectateur s’est interrogé sur le lieu emblématique, l’île, qui gardait le mystère du devenir des personnages, de la réalité ou non de la situation. La révélation finale, de savoir que ce lieu est imaginaire mais a une fonction pour ces « survivants », fait référence à Descartes : « maintenant je sais avec certitude que je suis, et en même temps, qu’il se peut que toutes ces images et généralement que tout ce qui est rapporté à la nature du corps ne soient rien que des rêves ». En effet, c’était un rêve, mais commun à tous les personnages. Utile pour leur imposer les différentes images d’eux-mêmes, qu’ils en aient jusque-là eu conscience ou pas.
L’anecdote : Lost et la philosophie sont décidément liés, puisque de nombreux personnages portent des noms de philosophes connus : John Locke, Rousseau, Alpert, Carlyle…
Fiche Pratique
Titre : Lost • Créateur : Damien Lindelof, Jeffrey Lieber, J.J. Abrams • Années : 2004-2010 • Récompenses : Emmy Award de la meilleure série dramatique en 2005.
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Révisez le bac avec la série « Californication »
Matière : Philosophie • Partie du cours à réviser : le désir.
Hank Moody, écrivain qui a autrefois connu le succès avec ses romans novateurs, a quitté New-York pour vivre à Los Angeles et se rapprocher de sa fille et son ex. L’inspiration lui faisant défaut, il gagne sa vie grâce aux adaptations de ses livres en films, ou en réécrivant des scénarios de faible niveau. En dépit de ses nombreuses conquêtes féminines, il n’a qu’un rêve : reformer une famille unie avec Karen et leur fille Becca.
A retenir pour le bac
Hank Moody (joué par David Duchovny) est ambivalent. Si son comportement de Don Juan est une caractéristique évidente du personnage, il est tout ce qu’il y a de plus sincère quand il déclare que toutes ces femmes ne sont rien comparées à son envie de retrouver Karen, son ex, son inspiration, sa muse, puisque c’est grâce à elle qu’il a écrit son premier roman à succès.
Ainsi, Hank ne possède pas ce qu’il désire (une vie sereine avec Karen) mais/et cède régulièrement à ce qu’il ne désire pas (toutes les autres femmes), certainement faute de pouvoir toucher l’objet de son désir. Un même désir qu’il provoque, malgré lui, auprès de la gente féminine.
Car dans chaque situation, Hank ne fait jamais le premier pas de la séduction. Son charme provoque chez les personnages féminins de la série le désir, toujours charnel, furtif. L’occasion de définir le désir. Il y a celui de l’espérance, une idée, qui guide et gouverne le personnage, et qui se trouve être, dans Californication, une chimère plus qu’un leitmotiv (vivre avec une femme idéalisée). Et il y a celui, plus terre-à-terre, du désir physique, plus facile à obtenir pour lui, mais qui ne provoque pas la même satisfaction ni la même plénitude.
La question qui se pose tout au long des cinq saisons déjà diffusées (une 6e arrive en 2013) est de savoir si l’accession à ce que Hank désire (une vie familiale heureuse avec l’être aimé) pourra effectivement combler le personnage au point de lui faire renoncer à ses désirs/plaisirs quotidiens (dont l’alcool et la cigarette font partie) qui sont devenus pour lui un refuge, pour compenser sa frustration par rapport à son désir premier. Ou bien si l’homme est condamné à désirer ce qui lui manque, un nouveau désir remplaçant toujours celui qui vient d’être satisfait.
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Fiche pratique
Titre : Californication • Créateur : Tom Kapinos • Année : depuis 2007 • Récompenses : Golden Globe 2008 du meilleur acteur pour David Duchovny.
Californication Saison 4 est diffusé sur M6 dès le 9 novembre à 0h05.
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Révisez le bac avec la série « Dexter » (saison 6)
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la religion.
L’histoire de la série
Scientifique engagé par la police de Miami le jour, Dexter Morgan est un serial-killer qui fait régner sa propre justice la nuit. Dans la 6e saison, il est opposé à un autre serial-killer qui utilise la thématique religieuse pour signer ses meurtres.
A retenir pour le bac
La série est l’occasion de rappeler la différence entre la religion et le fanatisme. L’interprétation faite par le personnage de Travis Marshall, némésis de Dexter, des textes religieux en est un exemple. Travis reçoit ses ordres d’un personnage imaginaire qui prend la forme de son ancien prof de théologie. Travis tue au nom de Dieu, et recrée des scènes bibliques avec les cadavres. On lui prête alors le nom de Tueur de l’Apocalypse. Il illustre ainsi une pensée d’Epicure, qui disait que la religion pouvait servir à terroriser les hommes, à travers les fables divines.
On peut alors définir Dieu comme le guide moral, le divin, qui ne nécessite ni Eglise, ni culte particulier, mais une foi interne. En cela, Travis n’est pas religieux, car c’est l’ébranlement de ses convictions intimes, le manque de foi en ses actions, qui le conduisent au meurtre.
Présent lors de cette saison, un garagiste nommé Frère Sam, est un repenti qui guidera Dexter vers le savoir de la croyance. Il lui propose de prier pour les siens. L’occasion de définir la différence entre religion et superstition : superstare (se tenir au-dessus) rappelle l’attitude irrationnelle qui fait croire à certains personnes que leurs actes ont une conséquence positive ou négative, guidée par quelque chose ou quelqu’un auquel on croit, en l’occurrence un Dieu. Le fameux « opium du peuple » proposé par Marx, pour oublier la réalité en promettant un paradis virtuel.
Quoi qu’il en soit, les actes de Travis, puis de Dexter, sont condamnables d’un point de vue religieux (en plus de la morale, bien sûr). Car ils sont une mauvaise interprétation de la religion qui, selon Sénèque, « honore les Dieux quand le fanatisme leur fait outrage ». Le vrai culte serait donc de respecter le précepte « Tu ne tueras point ».
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Fiche pratique
Titre : Dexter • Créateur : James Manos Jr, d’après le roman de Jeff Lindsay • Année : depuis 2006 (Dexter saison 6 est aujourd’hui disponible en DVD et Blu-Ray) • Récompenses : meilleur acteur aux Golden Globes 2010 pour Michael C. Hall.
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Révisez le bac avec la série « Girls »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la morale (la liberté).
L’histoire de la série
Hannah, une vingtaine d’années, vit à New-York entourée de ses amies, dans une relative insouciance, jusqu’au jour où ses parents lui annoncent qu’ils lui coupent les vivres. Elle va donc devoir quitter son stage non-payé dans une maison d’édition pour décrocher un vrai boulot, revoir ses rêves de devenir écrivain, et se confronter à la dure réalité quotidienne dans la Grosse Pomme.
La série propose deux notions d’étude sur la liberté : sur un plan psychologique, la question de la maîtrise de soi et de ses conditions. Et sur un plan moral, celle de la responsabilité.
Hannah, privée du jour au lendemain du confort financier auquel elle a été habituée, est confrontée à la privation de ces deux libertés.
Ses habitudes sont remises en cause, et donc, par conséquent l’actuelle maitrise de son environnement. Il lui faut désormais reconsidérer son budget, son mode de vie (sorties, horaires de travail…) et se projeter dans le futur, plutôt que de vivre au jour le jour en se reposant sur des conditions imposées par quelqu’un d’autre. La bonne question est « Hannah ne gagne-t-elle pas en liberté à ce moment-là ? » puisqu’elle devient désormais maitresse de ses mouvements, de son avenir. Elle va avoir l’occasion d’imposer ses règles, ses lois. Et ce, même si elle est contrariée au départ. Ou plutôt déboussolée, car elle se sent contrainte.
En parallèle, on découvre la quête de liberté morale d’Hannah et ses amies qui se doivent de devenir responsables, en amorçant le passage de l’âge adolescent (et ses droits) à l’âge adulte (et ses devoirs). Hannah quitte alors un monde de perpétuelle insouciance pour passer à un monde de raison, avec tout son contingent : payer le loyer chaque mois, comprendre les tenants et les aboutissants entourant ses relations sexuelles, entretenir ses relations amicales, gérer son entourage professionnel.
Dans leur quête de liberté, les héroïnes peuvent se référer à Rousseau, qui dit « Etre libre, c’est obéir à la loi que l’on se donne à soi-même ». A elles, donc, de définir leur liberté.
Plus d’infos sur la série sur Review de Presse.
Fiche pratique
Titre : Girls • Créateur : Lena Dunham • Année : depuis 2012 (diffusée depuis septembre sur Orange, sur la chaîne OCS max) • Récompenses : Multi-nominée pour la cérémonie des Emmy Awards 2012.
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Révisez le bac avec la série « Boss »
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : politique, justice et droit.
L’histoire de la série
Le maire de Chicago, Tom Kane, est atteint d’une maladie qui provoque une dégénérescence mentale et physique progressive. Il n’en informe personne, pas même sa garde rapprochée, et compte bien mettre à profit le temps « sain » qui lui reste pour manipuler les cordons politiques et stratégiques de sa ville, et de son Etat (l’Illinois). Quitte à faire quelques victimes, et prendre des décisions en dépit du bon sens.
Clairement, le personnage de Tom Kane (joué par Kelsey Grammer) décide de passer outre les lois qui s’appliquent à tous. Parmi ses décisions hors du cadre de la justice, il y a l’enfouissement de déchets toxiques et un rapport sanitaire d’abord faussé, puis passé sous silence. Tom Kane menace de mort des témoins gênants dans des affaires qui lui porteraient préjudice. Il se procure également des médicaments par un réseau illégal, pour ne pas avoir à les déclarer. Mais ce qui est intéressant, c’est que le personnage sait qu’il n’est pas tout-puissant, qu’il n’est pas « au-dessus » de la justice, mais connait les limites de celle-ci, et s’arrange pour que rien ne l’y confronte. Il joue des règles pour mieux les adapter à ses desseins.
Vient ensuite la question du droit. De quel droit, justement, cet anti-héros s’autorise-t-il à bafouer la justice ? D’ailleurs, la justice est-elle bafouée s’il n’y a personne pour s’en rendre compte ? Est-ce parce qu’il a du pouvoir que le maire se place « hors-la-loi » ou le ferait-il tout autant s’il était un citoyen comme un autre ? La question peut alors se poser pour tout élu politique, quel que soit son pays. La série donne ainsi un écho particulier aux « affaires » des hommes politiques. Le pouvoir corrompt-il ou l’homme corrompu trace-t-il plus facilement son chemin dans les arcanes du pouvoir ? Si l’on définit la politique comme un ensemble de décisions destinées à satisfaire le plus grand nombre, le peuple, la justice tient-elle toujours sa place, elle qui est intransigeante dans sa définition, ou bien se doit-elle d’être assouplie, adaptée, voire transgressée ?
La présentation de la saison 1 sur Orange Ciné Novo.
Fiche pratique
Titre : Boss • Créateur : Farhad Safinia • Année : depuis 2011 (diffusion dès le 15 septembre 2012 sur Orange Ciné Novo) • Récompenses : Golden Globe du meilleur acteur pour Kelsey Grammer, dès la saison 1.
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Révisez le bac avec le film « Prometheus » de Ridley Scott
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : Platon.
En 2093, à la suite de la découverte d’une civilisation ancienne qui a de nombreux points communs avec l’humanité, l’équipage scientifique du vaisseau Prometheus part explorer une planète lointaine, hors du système solaire. Le but est de trouver des réponses aux questions que l’homme se pose sur ses origines. Mais cette expédition pourrait bien résulter en l’anéantissement de toute forme humaine.
A retenir pour le bac
A lire sur le blog « la philo zen, la philo j’aime« .
Découvrez la bande-annonce du film, en cliquant ici.
Fiche technique
Titre : Prometheus • Réalisateur : Ridley Scott • Année : 2012.
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Révisez le bac avec le film « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet
Matière : philosophie • Partie du cours à réviser : la raison et le réel (la vérité, la démonstration).
L’histoire du film
Les 12 membres d’un jury populaire américain délibèrent à l’issu d’un procès. Ils doivent se prononcer sur la culpabilité d’un garçon de 18 ans accusé d’avoir tué son père. Leur décision doit être unanime et s’ils le jugent coupable, il sera condamné à la chaise électrique. Au début, tous les jurés sont convaincus de la culpabilité de l’accusé, tant les preuves sont accablantes. Sauf un (Henry Fonda) qui vote non-coupable, et semble vouloir faire perdre leur temps aux autres. Mais progressivement, et à force de discussions, le doute s’installe dans l’esprit des autres jurés qui changent d’avis les uns après les autres tout au long du film. A la fin, le jury déclare l’accusé non-coupable à l’unanimité.
A retenir pour le bac
Sujet possible : suffit-il d’être certain pour être dans le vrai ?
Le film pose le problème essentiel de la vérité : Comment puis-je être sûr de ne pas me tromper ? Comment savoir qu’on est dans le vrai ? Et finalement, qu’est-ce que la vérité ?
On pourra commencer par se demander : au début du film, quelles sont les preuves de la culpabilité de l’accusé ? Elles sont nombreuses : une preuve matérielle, deux témoins du meurtre, l’alibi de l’accusé qui ne tient pas debout, etc. On peut se rendre compte qu’il y a là toutes les preuves sur lesquelles reposent les vérités scientifiques les plus certaines : expérience, démonstration, unanimité, etc. En bref, il n’y a aucune raison de douter, et pourtant, le film finit par montrer qu’on peut toujours se tromper.
On se demandera donc ensuite : pour quelle raison chacun des jurés finit-il par changer d’avis ? Ce qui permet de découvrir que la plupart de nos certitudes sont assez mal fondées, finalement : les uns n’ont que des préjugés, les autres ne se sont pas vraiment posé de questions et certains se contentent de suivre l’opinion générale. Le film permet de faire la distinction entre opinion/croyance/certitude et de montrer pourquoi ce qui paraît évident peut se révéler faux.
Enfin, on peut chercher à retrouver dans chacun des jurés une figure philosophique : le fameux juré n°8 incarné par Henry Fonda est celui qui doute. Il permet de comprendre la philosophie des sceptiques, mais aussi, la manière dont Descartes se sert du doute pour découvrir la vérité. L’idée est simple : le meilleur moyen de savoir si une vérité est indiscutable, c’est d’en discuter. Ensuite, il y a le vieux qui est le premier à changer son vote : derrière ses airs de vieux fou, on retrouve l’ironie socratique. Un banquier à lunettes représente l’esprit scientifique qui n’admet rien sans preuves, et d’autres jurés sont des sophistes (le publicitaire et l’homme au chapeau qui veut voir son match de base-ball).
Découvrez un extrait du film en cliquant ici.
Fiche technique
Titre : 12 hommes en colère • Réalisateur : Sidney Lumet • Année : 1957 • Récompenses : Ours d’or en 1957, mention spéciale au Festival international du film de Locarno en 1957, BAFTA du meilleur acteur étranger pour Henry Fonda en 1958.
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