Révisez le bac avec « James Bond »


Matière : histoire • Partie du cours à réviser : la Guerre Froide.

L’histoire des films

James Bond, alias 007, fait partie des services secrets britanniques. Nombre de ses missions, dans tous les coins du monde, le conduisent à affronter des ennemis – symboliquement les pays communistes dont l’URSS -. La série compte aujourd’hui 23 films (le dernier en date étant Skyfall, sur les écrans depuis le 26 octobre 2012). La plupart d’entre eux sont inspirés des romans de Ian Fleming, créateur du personnage, qui se base sur son propre passé d’espion.

Quelle est la place de la Grande-Bretagne dans l’opposition entre les Etats-Unis et l’URSS ? La série des films mettant en vedette l’agent 007 permet de répondre un peu à cette question, même si le personnage de James Bond est fictionnel, et les situations souvent irréelles.

A retenir pour le bac

La Guerre Froide est la période d’oppositions idéologiques et politiques entre les Etats-Unis et l’URSS, entre 1945 et 1989, au moment de la chute du mur de Berlin. Le personnage créé par Ian Fleming s’inscrit dans cette période. Pour exemple, la crise des missiles de Cuba inspire la trame de Opération Tonnerre, en 1965.

On se rend compte de l’évolution géopolitique de cette Guerre Froide, avec la chronologie Bondienne. Très tendue en 1965, la situation se détend en 1970 avec L’Espion qui M’aimait, dans lequel l’agent britannique fait équipe avec un agent soviétique féminin. Il représente une « résistance » de l’Empire britannique face au mastodonte américain, cet Empire qui a tout perdu de sa superpuissance juste après la guerre.

La relation entre James Bond et Felix Leiter, son équivalent américain, est aussi à l’image des relations américano-britanniques, puisque les deux peuvent travailler main dans la main pour certaines missions, 007 garde toujours une méfiance envers son homologue, et ne lui fournit pas toutes les informations. Bond se méfie de l’arrogance de Leiter, à l’image des relations entre les deux pays.

En 1981, dans Rien Que Pour Vos Yeux, la vanité britannique quant à la longueur de cette Guerre Froide est illustrée par un Bond alors ironique qui renvoie les USA et l’URSS dos à dos en leur disant que personne n’a l’info voulue par leurs commanditaires. Le meilleur exemple en est Bons Baisers de Russie (1963), dans lequel on se rend compte que l’affrontement américano-russe ne concerne pas le Royaume-Uni, mais que ce duel est un excellent prétexte fictionnel.

Quand la Guerre Froide cesse, la géopolitique est tellement bousculée que l’agent 007 n’apparaît plus sur les écrans pendant six ans. James Bond manque d’ennemis. Quand il revient sous les traits de Pierce Brosnan (en 1995), celui-ci est décrit par son supérieur M, comme une « relique de la Guerre Froide ».

Ses ennemis seront, à partir de là, les « héritiers » de cette Guerre Froide, représentés par des chefs de guerre sans lien avec les pays mais adhérant à des doctrines nationalistes. Ils revendiquent alors une volonté de puissance ; l’ennemi russe laissant la place à l’ennemi terroriste, apatride.

Plus d’infos sur la saga James Bond sur Review de presse.



Fiche technique

Titre : Opération Tonnerre, Bons Baisers de Russie, L’Espion Qui M’aimait, Rien Que Pour Vos Yeux, Goldeneye… • Réalisateurs : Martin Campbell, John Glen, Terence Young, Lewis Gilbert… • Année : depuis 1962.

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